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Fiscalité

Fiscalité au Maroc en 2027 : impôts, revenus, immobilier et règles pour les expatriés

La fiscalité au Maroc en 2027 dépend de la résidence fiscale et de la nature des revenus. Ce guide explique l’IR, les loyers, plus-values, dividendes, pensions et les principales règles applicables aux expatriés.

Fiscalité au Maroc en 2027 : impôts, revenus, immobilier et règles pour les expatriés

Fiscalité au Maroc en 2027 : pour un expatrié, un investisseur ou un Français qui conserve des revenus dans plusieurs pays, la première erreur serait de chercher un taux unique d’imposition. Le système marocain distingue notamment les salaires, pensions, revenus professionnels, loyers, plus-values immobilières, dividendes et revenus de capitaux. La situation dépend aussi du domicile fiscal, de la source du revenu et, lorsqu’un lien subsiste avec la France, de la convention fiscale franco-marocaine.

En bref. Le Maroc applique un impôt sur le revenu progressif ainsi que des taux spécifiques à certaines catégories de revenus. Selon le Code général des impôts 2026, le barème général va de 0 % à 37 %. Mais le montant réellement dû dépend de la nature du revenu, de sa source, du domicile fiscal du contribuable et, pour les situations internationales, des conventions fiscales applicables. Pour un Français installé au Maroc, la convention franco-marocaine joue donc un rôle essentiel.
0 % Jusqu’à 40 000 DH de revenu annuel imposable selon le barème général de l’IR actuellement en vigueur.
37 % Taux marginal supérieur du barème général au-delà de 180 000 DH de revenu annuel imposable.
183 jours L’un des critères marocains de domicile fiscal est un séjour dépassant 183 jours sur toute période de 365 jours.
20 % Taux de référence applicable notamment à certaines plus-values immobilières, sous réserve des règles, exonérations et minimums prévus par le CGI.

Fiscalité au Maroc en 2027 : quelle législation utiliser ?

Pour préparer une expatriation ou un investissement en 2027, il faut distinguer ce qui est déjà voté de ce qui ne l’est pas encore.

La base juridique consolidée disponible est actuellement le Code général des impôts 2026, qui intègre les dispositions de la loi de finances n° 50-25 pour l’année budgétaire 2026.

Le projet de loi de finances 2027 est en préparation. Il serait donc incorrect de présenter aujourd’hui comme définitivement acquis un barème ou une réforme qui ne serait pas encore voté et promulgué.

Principe retenu par ImmoConnexion : cet article utilise le droit fiscal actuellement consolidé pour préparer 2027. Avant sa publication définitive, les barèmes, taux et nouvelles mesures de la loi de finances 2027 devront être contrôlés et actualisés si nécessaire.

Sources : Ministère de l’Économie et des Finances — Code général des impôts 2026 et Ministère de l’Économie et des Finances — Projet de loi de finances 2027.

Qui paie l’impôt sur le revenu au Maroc ?

La fiscalité marocaine distingue essentiellement les personnes qui ont leur domicile fiscal au Maroc de celles qui ne l’ont pas.

Selon l’article 23 du Code général des impôts, une personne ayant son domicile fiscal au Maroc est en principe assujettie à l’impôt sur ses revenus et profits de source marocaine et étrangère, sous réserve des conventions fiscales internationales.

Une personne qui n’a pas son domicile fiscal au Maroc reste, elle, imposable au Maroc sur les revenus et profits de source marocaine lorsque la législation le prévoit.

Nationalité et résidence fiscale sont deux notions différentes. Être Français, Marocain ou binational ne permet pas à lui seul de déterminer le pays d’imposition. Il faut regarder la résidence fiscale, la source de chaque revenu et les règles conventionnelles applicables.

La détermination complète du domicile fiscal mérite un dossier autonome afin de ne pas mélanger résidence fiscale et calcul de l’impôt. Consultez notre guide résidence fiscale au Maroc en 2027.

Quels sont les critères de résidence fiscale au Maroc ?

Le Code général des impôts prévoit plusieurs critères alternatifs. Une personne physique peut être considérée comme ayant son domicile fiscal au Maroc lorsqu’elle dispose notamment :

  • d’un foyer d’habitation permanent au Maroc ;
  • du centre de ses intérêts économiques au Maroc ;
  • ou lorsque la durée continue ou discontinue de ses séjours au Maroc dépasse 183 jours sur toute période de 365 jours.

Il suffit donc de regarder au-delà du seul compteur des jours. Une personne peut avoir une situation fiscale complexe même si elle ne dépasse pas automatiquement le seuil de présence physique.

Lorsque la France considère également cette personne comme résidente fiscale, la convention franco-marocaine sert à résoudre le conflit de domiciliation selon ses propres critères.

À retenir : le test des 183 jours n’est pas le seul critère marocain. Pour un expatrié qui conserve famille, activité, patrimoine ou revenus en France, il faut analyser l’ensemble de la situation.

Quel est le barème de l’impôt sur le revenu au Maroc ?

Le barème général actuellement consolidé est progressif. Cela signifie que le taux correspondant à une tranche ne s’applique pas à la totalité du revenu, mais uniquement à la partie située dans cette tranche.

Revenu annuel imposable Taux applicable à la tranche
Jusqu’à 40 000 DH 0 %
40 001 à 60 000 DH 10 %
60 001 à 80 000 DH 20 %
80 001 à 100 000 DH 30 %
100 001 à 180 000 DH 34 %
Au-delà de 180 000 DH 37 %

Ce tableau représente le barème général. Il ne doit pas être appliqué mécaniquement à tous les revenus : certaines catégories bénéficient d’abattements, de retenues à la source, de taux spécifiques ou de régimes libératoires.

Source officielle : Code général des impôts 2026 — article 73.

Comment sont imposés les salaires au Maroc ?

Les traitements et salaires relèvent de l’impôt sur le revenu après application des règles propres aux revenus salariaux : détermination du revenu brut imposable, déductions et frais professionnels prévus par le CGI, puis application du barème lorsque aucun régime spécifique ne s’applique.

Dans la pratique, le prélèvement est généralement effectué par l’employeur selon les règles de retenue applicables.

Pour un salarié français ou étranger, il faut cependant répondre à deux questions différentes :

  • où l’activité professionnelle est-elle réellement exercée ?
  • dans quel pays le salarié est-il fiscalement domicilié ?

La convention franco-marocaine prévoit en principe que les salaires privés sont imposables dans l’État où l’activité professionnelle est exercée, sous réserve notamment des règles concernant les missions temporaires.

Pour comprendre le marché de l’emploi avant de calculer la fiscalité d’une rémunération, consultez notre guide travailler au Maroc en 2027 ainsi que notre analyse du salaire moyen au Maroc en 2027.

Source : BOFiP — convention fiscale entre la France et le Maroc.

Fiscalité France-Maroc : à quoi sert la convention fiscale ?

La convention fiscale franco-marocaine vise à éviter qu’un même revenu soit imposé sans mécanisme correcteur dans les deux pays et répartit le droit d’imposer entre la France et le Maroc selon la catégorie du revenu.

Elle ne signifie pas qu’un expatrié puisse choisir librement le pays dans lequel il préfère payer ses impôts.

Salaires privés

En principe, l’imposition suit le pays où l’activité est exercée, sous réserve des exceptions prévues par la convention.

Revenus immobiliers

Le pays dans lequel se situe l’immeuble conserve généralement le droit d’imposer les revenus et gains immobiliers correspondants.

Pensions et rentes

La convention réserve en principe l’imposition des pensions et rentes viagères à l’État du domicile fiscal du bénéficiaire.

Dividendes et intérêts

La convention prévoit une articulation entre État de la source et État de résidence, avec limitations de retenue et mécanismes visant à éviter la double imposition.

Il faut donc identifier chaque revenu séparément. Une personne peut, la même année, avoir un salaire imposable au Maroc, des loyers d’un appartement français imposables en France et des revenus financiers relevant d’un autre mécanisme conventionnel.

Un résident fiscal marocain reste-t-il imposable en France ?

Oui, dans plusieurs situations.

Quitter fiscalement la France ne signifie pas que tous les impôts français disparaissent. Un non-résident peut continuer à être imposé en France sur certains revenus ou actifs de source française.

Exemples fréquents :

  • revenus locatifs provenant d’un logement situé en France ;
  • plus-value sur la vente d’un immeuble situé en France ;
  • certains revenus professionnels exercés en France ;
  • certains revenus de capitaux français selon leur nature ;
  • patrimoine immobilier français susceptible d’entrer dans le champ des règles françaises sur la fortune immobilière.
Expatriation ne veut donc pas dire disparition de la fiscalité française. Il faut raisonner revenu par revenu et patrimoine par patrimoine.

Comment sont imposés les revenus immobiliers au Maroc ?

Les loyers provenant d’immeubles situés au Maroc relèvent des revenus fonciers lorsque les conditions prévues par le CGI sont réunies.

Le revenu foncier brut correspond notamment aux loyers encaissés, avec certains retraitements prévus par la loi.

Le CGI prévoit pour certains immeubles un abattement de 40 % permettant de déterminer le revenu foncier net imposable lorsqu’il est soumis au barème général.

Il existe également des mécanismes de retenue à la source et des taux spécifiques qui dépendent notamment du montant brut du revenu foncier, du type de payeur et de l’option fiscale éventuellement exercée.

Situation Règle générale à connaître
Revenu foncier brut inférieur à 120 000 DH Le CGI prévoit notamment un taux spécifique de 10 % dans les situations visées par l’article 73.
Revenu foncier brut égal ou supérieur à 120 000 DH Le CGI prévoit notamment un taux de retenue de 15 % dans les situations concernées, avec règles de régularisation ou option selon le régime applicable.
Option pour un taux libératoire Le CGI permet sous conditions une option à 20 % sur le montant brut imposable de certains revenus fonciers.
Ne comparez pas uniquement les taux 10 %, 15 % et 20 %. Ils ne reposent pas nécessairement sur la même base et ne correspondent pas toujours au même mécanisme fiscal. Avant de choisir une option, il faut comparer la base imposable, le caractère libératoire ou non et les obligations déclaratives.

Pour analyser la rentabilité avant fiscalité et après fiscalité d’un projet locatif, consultez notre dossier investir dans l’immobilier au Maroc en 2027.

Quelle fiscalité lors de la vente d’un bien immobilier au Maroc ?

La vente d’un immeuble peut générer un profit foncier taxable.

Le Code général des impôts prévoit notamment un taux de 20 % sur certains profits nets fonciers, sous réserve des exonérations, conditions particulières et cotisations minimales prévues par la législation.

Le profit imposable ne correspond pas simplement au prix de vente. Le calcul prend en compte notamment le prix d’acquisition et certains frais ou dépenses admis par le CGI.

Un bien acheté 1 million de DH et revendu 1,5 million de DH ne génère pas automatiquement une base taxable de 500 000 DH. Le calcul fiscal doit intégrer les règles de détermination du coût d’acquisition, les frais admis et, le cas échéant, les mécanismes de revalorisation prévus par le CGI.

Cette dimension doit être étudiée avant l’achat. Notre guide acheter un bien immobilier au Maroc en 2027 traite de l’acquisition, tandis que le dossier acheter un terrain au Maroc aborde les risques spécifiques du foncier.

Fiscalité d’un investissement immobilier étranger et transfert des fonds

Pour un investisseur étranger, la fiscalité n’est qu’une partie du sujet. Il faut également comprendre la réglementation des changes.

L’Office des Changes indique que les investissements étrangers financés en devises peuvent bénéficier d’un régime de convertibilité permettant notamment le transfert :

  • des revenus produits par l’investissement ;
  • du produit de cession ou de liquidation ;
  • de certains remboursements liés aux financements autorisés.

L’acquisition d’un bien immobilier fait partie des formes d’investissement étranger reconnues par la réglementation des changes.

La conservation des justificatifs du financement en devises est donc fondamentale.

Conseil patrimonial : ne transférez pas les fonds sans conserver la preuve bancaire précise de leur origine et de leur conversion. La traçabilité du financement peut devenir déterminante plusieurs années plus tard lors d’une cession ou d’un transfert du produit de l’investissement.

Sources : Office des Changes — réalisation de l’investissement étranger et Office des Changes — transfert des revenus et produits de cession.

Comment sont imposés les dividendes au Maroc ?

Les dividendes et produits assimilés font l’objet de règles particulières de retenue à la source.

La réforme engagée ces dernières années prévoit une diminution progressive du taux applicable aux distributions. Le dispositif actuellement prévu conduit à un taux de 10 % pour les distributions à compter de 2027, sous réserve naturellement qu’aucune nouvelle loi de finances ne modifie cette trajectoire avant l’entrée en vigueur.

Pour 2026, la retenue applicable aux distributions concernées est de 11,25 %.

Le taux interne marocain n’est pas la seule règle à examiner pour un investisseur international. Lorsque le bénéficiaire réside dans un autre pays, une convention fiscale peut plafonner ou modifier la retenue effective et prévoir un mécanisme de crédit d’impôt.

Comment sont imposés les intérêts et placements ?

Les revenus de placements à revenu fixe peuvent faire l’objet de taux de retenue spécifiques prévus par le Code général des impôts.

La fiscalité dépend notamment :

  • de la nature du placement ;
  • du statut du bénéficiaire ;
  • de sa résidence fiscale ;
  • du pays de source du revenu ;
  • de l’existence d’une convention fiscale.

Pour une personne résidente fiscalement au Maroc mais détenant des placements français ou internationaux, il faut donc éviter d’appliquer automatiquement le traitement d’un compte bancaire marocain à tous les actifs financiers étrangers.

Que se passe-t-il si l’on perçoit des revenus étrangers ?

Une personne domiciliée fiscalement au Maroc entre en principe dans le champ de l’IR marocain sur ses revenus et profits de source marocaine et étrangère, sous réserve des conventions fiscales internationales.

Cela signifie qu’un expatrié ne doit pas simplement déclarer son salaire marocain et ignorer ses autres revenus.

Il faut notamment analyser :

Loyers étrangers

Un logement conservé en France peut rester imposable en France en raison de la situation de l’immeuble, avec traitement conventionnel au Maroc.

Dividendes étrangers

Ils peuvent être concernés à la fois par une retenue dans le pays de source et par les règles d’imposition de l’État de résidence.

Intérêts étrangers

Le traitement dépend de la source du revenu, du type de placement et des dispositions conventionnelles.

Une expatriation comportant plusieurs catégories de revenus doit donc être préparée avant le départ, et non après la première déclaration fiscale.

Pour la partie administrative du déménagement fiscal, consultez également notre guide s’installer au Maroc en 2027.

Quelle fiscalité pour une pension française perçue au Maroc ?

La convention franco-marocaine contient une règle particulièrement importante pour les retraités.

Selon le BOFiP, les pensions et rentes viagères sont en principe imposables dans l’État du domicile fiscal du bénéficiaire.

Ainsi, une pension versée depuis la France à une personne fiscalement domiciliée au Maroc relève en principe de l’imposition au Maroc selon les règles conventionnelles applicables.

Le Code général des impôts marocain prévoit par ailleurs des règles propres aux pensions, notamment des abattements pour déterminer le revenu net imposable.

Ne généralisez pas ce principe à tous les revenus d’un retraité. Une pension, un loyer français, un dividende et une plus-value immobilière peuvent relever de règles conventionnelles différentes.

La question des pensions, de la santé, du budget et de l’installation est développée dans notre dossier prendre sa retraite au Maroc en 2027.

Créer une entreprise au Maroc : quelle fiscalité ?

La fiscalité d’un entrepreneur ne se limite pas à l’impôt sur le revenu personnel.

Selon la structure choisie, il faut notamment examiner :

  • l’impôt sur les sociétés ou l’impôt sur le revenu ;
  • la TVA ;
  • les retenues à la source éventuelles ;
  • la rémunération du dirigeant ;
  • la distribution de dividendes ;
  • les charges sociales ;
  • les flux financiers entre Maroc et étranger ;
  • l’existence éventuelle d’un établissement stable dans un autre pays.

Le choix entre société et activité individuelle ne doit donc jamais être fondé uniquement sur un taux facial d’imposition.

Consultez notre futur guide spécialisé créer une entreprise au Maroc en 2027.

Quel est l’impôt sur les sociétés au Maroc ?

La réforme de l’impôt sur les sociétés a progressivement convergé vers plusieurs taux cibles selon le niveau de bénéfice et le secteur.

Pour les exercices ouverts à compter de 2026, le système prévoit notamment des taux de référence de :

20 %

Taux de droit commun applicable à de nombreuses sociétés lorsque le bénéfice net fiscal demeure inférieur au seuil prévu par le CGI.

35 %

Taux applicable notamment aux sociétés dont le bénéfice net atteint ou dépasse 100 millions de dirhams, sous réserve des régimes particuliers.

40 %

Taux applicable notamment à certaines catégories telles que les établissements de crédit, organismes assimilés et entreprises d’assurances et de réassurance.

Ces taux ne suffisent pas pour choisir une structure. L’assiette fiscale, la rémunération du dirigeant, les dividendes, la TVA et les charges peuvent modifier fortement le coût fiscal global.

TVA au Maroc : faut-il la prévoir ?

La taxe sur la valeur ajoutée constitue un autre volet important de la fiscalité marocaine.

Son traitement dépend de la nature des biens ou services, de l’activité, du régime applicable et des éventuelles exonérations.

Un entrepreneur ou investisseur ne doit donc pas raisonner uniquement en chiffre d’affaires hors taxe ou en bénéfice net.

La TVA peut influencer :

  • le prix facturé au client ;
  • le coût réel de certaines dépenses ;
  • la trésorerie de l’entreprise ;
  • le traitement de certaines opérations immobilières ;
  • les flux internationaux de services.

Quels impôts lors de l’achat d’un bien immobilier ?

L’acquisition immobilière ne se limite pas au prix affiché par le vendeur.

Il faut intégrer notamment les droits d’enregistrement, frais liés à la conservation foncière, honoraires du professionnel chargé de sécuriser la transaction et autres frais éventuels selon la nature du bien.

Les montants diffèrent selon le type d’actif et l’opération. Les détails doivent donc être analysés dans le dossier dédié à l’achat immobilier au Maroc en 2027.

Les terrains ont-ils une fiscalité particulière ?

Oui, selon la nature juridique et l’utilisation du terrain.

Un terrain urbain, agricole, constructible ou non bâti peut soulever des questions différentes en matière de droits, fiscalité de cession, taxes locales et constructibilité.

La fiscalité ne doit jamais être examinée avant le statut juridique du terrain : une bonne fiscalité sur un actif juridiquement mal sécurisé reste un mauvais investissement.

Consultez notre dossier acheter un terrain au Maroc en 2027.

Un propriétaire étranger peut-il rapatrier ses loyers ?

Oui, sous certaines conditions liées à la réglementation des changes et au statut de l’investissement.

L’Office des Changes inclut les revenus locatifs parmi les revenus générés par les investissements étrangers au Maroc.

Pour les opérations bénéficiant du régime de convertibilité, les banques peuvent transférer les revenus dans les conditions prévues par l’Instruction générale des opérations de change, après paiement des impôts et taxes dus.

Les pièces justificatives peuvent notamment inclure :

  • le certificat de propriété ;
  • le contrat de bail ;
  • les justificatifs du financement de l’investissement ;
  • les justificatifs fiscaux requis.

Source : Office des Changes — modalités de règlement des revenus d’investissements étrangers.

Fiscalité et location : brut, net et rendement après impôt

Un investisseur ne doit jamais annoncer un rendement immobilier sur la seule base du loyer brut.

Le rendement réellement disponible dépend notamment :

  • du prix total d’acquisition ;
  • des droits et frais d’achat ;
  • des loyers effectivement encaissés ;
  • de la vacance locative ;
  • des charges et travaux ;
  • de la fiscalité des revenus fonciers ;
  • de l’impôt éventuel lors de la revente ;
  • des coûts de financement.

Pour analyser le fonctionnement pratique de la location, consultez également louer un logement au Maroc en 2027.

Fiscalité et expatriation : les erreurs les plus fréquentes

Se baser uniquement sur 183 jours

Le Code marocain prévoit également le foyer d’habitation permanent et le centre des intérêts économiques.

Confondre titre de séjour et résidence fiscale

Une carte d’immatriculation ou de résidence relève du droit au séjour, pas de la qualification fiscale.

Oublier les revenus français

Un expatrié peut conserver des obligations fiscales en France après son départ.

Comparer uniquement les taux

Un taux de 20 % appliqué au brut n’est pas équivalent à un barème progressif appliqué après abattement.

Perdre les preuves de transfert

La traçabilité des devises est déterminante pour certains investissements et transferts futurs.

Attendre la déclaration pour réfléchir

Une stratégie fiscale internationale doit être préparée avant le changement de résidence et avant les opérations patrimoniales importantes.

Fiscalité Maroc : quel guide consulter selon votre situation ?

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FAQ : fiscalité au Maroc en 2027

Quel est le taux d’impôt sur le revenu au Maroc ?

Le barème général actuellement consolidé va de 0 % à 37 %. La tranche allant jusqu’à 40 000 DH de revenu annuel imposable est exonérée, puis les taux progressent jusqu’à 37 % au-delà de 180 000 DH. Certaines catégories de revenus relèvent toutefois de taux ou mécanismes spécifiques.

Au bout de combien de jours devient-on résident fiscal marocain ?

Le Code général des impôts retient notamment un séjour dépassant 183 jours sur toute période de 365 jours, mais ce n’est pas le seul critère. Le foyer d’habitation permanent et le centre des intérêts économiques peuvent également établir le domicile fiscal au Maroc.

Un Français installé au Maroc paie-t-il encore des impôts en France ?

Il peut rester imposable en France sur certains revenus de source française, notamment immobiliers, ou sur certains actifs. La convention fiscale franco-marocaine répartit le droit d’imposer selon la nature de chaque revenu.

Comment sont imposés les loyers au Maroc ?

Les revenus fonciers relèvent de règles spécifiques. Le CGI prévoit notamment un abattement de 40 % dans certaines modalités d’imposition ainsi que des taux de retenue de 10 % ou 15 % selon le niveau de revenu brut, avec une option libératoire à 20 % dans certaines situations.

Quel est l’impôt sur une plus-value immobilière au Maroc ?

Le CGI prévoit notamment un taux de 20 % pour certains profits fonciers. Le calcul dépend toutefois du prix d’acquisition fiscal, des frais admis, des éventuelles exonérations et des règles spécifiques applicables au bien et à l’opération.

Une pension française est-elle imposée au Maroc ?

La convention franco-marocaine réserve en principe l’imposition des pensions et rentes viagères à l’État du domicile fiscal du bénéficiaire. Une personne fiscalement domiciliée au Maroc doit donc examiner l’imposition marocaine de sa pension française selon sa situation.

Quel sera le taux d’imposition des dividendes au Maroc en 2027 ?

La trajectoire actuellement prévue conduit à une retenue de 10 % sur les distributions concernées à compter de 2027. Ce point devra néanmoins être vérifié à la lumière de la loi de finances 2027 avant publication définitive.

Peut-on transférer à l’étranger les revenus d’un investissement au Maroc ?

Oui, le régime de convertibilité prévu par l’Office des Changes permet sous conditions le transfert de revenus et du produit de cession des investissements étrangers, notamment lorsque l’investissement a été financé conformément aux règles applicables en devises.

Sources officielles et références