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Investir au Portugal : fiscalité et rentabilité réelle

Investir au Portugal et rentabilité : c’est la question centrale de tout investisseur immobilier francophone qui regarde vers la péninsule ibérique en 2026. Derrière les chiffres bruts souvent avancés — 5 %, 6 %, parfois plus — se cache une réalité fiscale profondément transformée : fin du régime NHR, nouveau taux d’IMT forfaitaire pour les non-résidents, durcissement de la réglementation sur les locations touristiques, hausse des prix sans précédent. Ce guide analyse la rentabilité réelle du marché portugais telle qu’elle est en 2026 — en net, pas en brut.

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À retenir : Le Portugal reste une destination compétitive à l’échelle européenne, mais uniquement pour les investisseurs qui raisonnent en rendement net. La hausse des prix a contracté les rendements bruts. La fiscalité s’est durcie pour les non-résidents. Les zones secondaires concentrent aujourd’hui les meilleures opportunités réelles d’investir au Portugal avec rentabilité.


Est-ce rentable d’investir au Portugal en 2026 ?

Oui. La rentabilité nette au Portugal en 2026 se situe entre 3 % et 5 % pour un non-résident, après fiscalité et charges. Les zones secondaires comme Setúbal, Braga ou Aveiro permettent d’atteindre 4,2 à 6 % net. Les grandes métropoles (Lisbonne, Algarve) se situent plutôt entre 3 et 4,5 % net.

Le Portugal reste attractif, mais uniquement pour les stratégies construites sur le rendement net réel.


Investir Portugal rentabilité 2026 — résumé rapide

IndicateurValeur 2026
Rendement brut moyen (grandes villes)4 – 6 %
Rendement net estimé (non-résident)3 – 4,5 %
Fiscalité revenus locatifs (non-résident)25 % taux fixe
Frais d’acquisition (non-résident)9 – 11 % du prix
IMT forfaitaire non-résident (2026)7,5 %
Droit de timbre0,8 %
IMI (taxe foncière annuelle)0,3 – 0,45 % VPT
Plus-value non-résident28 % sur totalité

Sources : INE Portugal, AT Portugal, données INE valorisation bancaire 2026.


Portugal vs Europe — comparatif rapide

MarchéRendement net estimé (non-résident)Fiscalité locativeFrais acquisition
Portugal3 – 5 %25 %9 – 11 %
Espagne4 – 6 %19 – 24 %8 – 12 %
Grèce4 – 5,5 %15 %3 – 8 %
Europe de l’Est5 – 7 %~19 %2 – 4 %

Pour une analyse complète des marchés européens, consultez notre comparatif du rendement immobilier en Europe — données Eurostat et sources nationales consolidées.

Sur le seul critère du rendement net, l’Europe de l’Est et l’Espagne surpassent aujourd’hui le Portugal pour les non-résidents.


Le marché immobilier portugais en 2026 : des prix records, une rentabilité qui se rééquilibre

Investir Portugal rentabilité suppose d’abord de comprendre où en est le marché. La réponse est claire : en pleine accélération des prix, avec des conséquences directes sur les rendements accessibles aux nouveaux acquéreurs.

Selon les données de l’INE Portugal, la valorisation bancaire médiane des appartements progresse de 22,8 % sur un an au niveau national en janvier 2026. Cntavocats C’est un chiffre historique — et un signal d’alerte pour tout investisseur qui raisonnerait encore sur les analyses de 2020.

Les régions les plus dynamiques sont la péninsule de Setúbal (+27,1 %), la vallée du Tage (+23,5 %) et l’aire métropolitaine de Lisbonne (+22,8 %). Cntavocats L’Algarve suit avec +20,2 %. Ces hausses réduisent mécaniquement les rendements bruts sur les acquisitions récentes.

Quels sont les prix actuels de l’immobilier au Portugal en 2026 ?

Les prix varient de 900 €/m² dans les régions intérieures à plus de 12 500 €/m² dans les quartiers prime de Lisbonne. En 2025, les prix moyens se situaient autour de 2 800 à 3 400 €/m² sur la Côte d’Argent, 4 000 à 4 400 €/m² en Algarve, 3 900 à 4 000 €/m² à Porto et plus de 6 000 €/m² dans les quartiers les plus prisés de Lisbonne et Cascais. GuestReady

ZonePrix moyen (€/m²)Rendement brut estiméProfil investisseur
Lisbonne centre prime6 000 – 12 5004 – 5 %Valorisation patrimoniale, liquidité forte
Porto (hors hyper-centre)3 800 – 4 0005 – 6 %Rendement + dynamique locative
Algarve littoral4 000 – 8 000+4 – 5 %Saisonnier, résidence secondaire
Setúbal / Côte d’Argent2 800 – 3 4006 – 7 %+Rendement élevé, forte valorisation
Braga / Aveiro1 800 – 2 5004,2 – 6 %Profil étudiant / tech, entrée accessible
Régions intérieures900 – 1 7007 %+ brutLiquidité faible, risque plus élevé

Sources : INE Portugal, données valorisation bancaire INE février 2026.

À retenir

  • La hausse des prix (+20 à +27 % selon les zones en 2025) a mécaniquement compressé les rendements bruts
  • Lisbonne et l’Algarve offrent liquidité et visibilité, mais les rendements y sont désormais parmi les plus faibles du pays
  • Braga et Aveiro affichent des rendements entre 4,2 et 6 %, portés par une demande locative stable étudiante et tech MyExpat
  • Les zones secondaires concentrent les meilleures opportunités pour investir Portugal rentabilité élevée en 2026

La carte du rendement au Portugal s’est inversée : ce sont les zones secondaires, et non les métropoles, qui offrent aujourd’hui les meilleures opportunités nettes.


Fiscalité à l’achat : ce que coûte réellement une acquisition non-résident en 2026

Quels sont les frais d’acquisition au Portugal pour un non-résident ?

Les frais d’acquisition au Portugal représentent entre 9 % et 11 % du prix d’achat pour un non-résident en 2026, incluant l’IMT (7,5 % forfaitaire), le droit de timbre (0,8 %), le notaire et l’enregistrement (1 à 1,5 %) et l’avocat (1 à 2 %). Sur un bien à 300 000 €, cela représente entre 27 000 et 33 000 € de charges initiales incompressibles avant tout rendement généré.

IMT 2026 : le changement structurel pour les non-résidents

L’IMT (droits de mutation) s’applique à toute acquisition immobilière. Pour les résidents, un barème progressif avec abattements pour résidence principale s’applique. Pour les non-résidents, la réforme 2026 est directe : un taux forfaitaire de 7,5 % s’applique désormais à la plupart des acquisitions résidentielles.

Deux catégories d’exemptions existent :

  • Les acheteurs qui deviennent résidents fiscaux au Portugal dans les deux ans suivant l’acquisition
  • Les acheteurs s’engageant dans un bail longue durée à loyer modéré, sous conditions définies par l’administration

Ces exemptions restent conditionnelles. Elles doivent être anticipées et validées juridiquement avant la signature.

Les autres frais incompressibles

  • Droit de timbre : 0,8 % du prix d’achat — taux fixe, sans exception
  • Notaire + enregistrement : environ 1 à 1,5 % du prix
  • Avocat : fortement recommandé, 1 à 2 % du prix

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À retenir

  • IMT 2026 : 7,5 % forfaitaire pour les non-résidents, sauf exemptions conditionnelles
  • Enveloppe totale à l’achat : 9 à 11 % du prix
  • Ces frais doivent être déduits dès la première simulation d’investissement Portugal rentabilité
  • Sur 350 000 € : entre 31 500 et 38 500 € de charges initiales avant tout rendement

Les frais d’acquisition portugais comptent parmi les plus élevés d’Europe du Sud — ils doivent figurer dès la ligne 1 de tout calcul de rentabilité.


Fiscalité de détention : IMI, revenus locatifs et plus-values

L’IMI : modérée, mais à calculer sur la valeur patrimoniale réelle

L’IMI est la taxe foncière annuelle portugaise. Son taux varie entre 0,3 % et 0,45 % de la valeur patrimoniale taxable (VPT), fixée par l’administration fiscale — généralement deux à trois fois inférieure à la valeur marchande. En pratique, la charge annuelle reste modérée : entre 500 et 1 500 € pour un appartement standard dans les grandes villes.

Pour les patrimoines importants, l’AIMI (surtaxe patrimoine immobilier) s’ajoute au-delà de certains seuils de VPT cumulée.

Quel est le taux d’imposition sur les revenus locatifs au Portugal pour un non-résident ?

Le taux d’imposition sur les revenus locatifs au Portugal est de 25 % pour un non-résident, appliqué sur les loyers nets de charges justifiées (IMI, charges de copropriété, frais de gestion). Les intérêts d’emprunt et les amortissements ne sont pas déductibles.

Des taux réduits s’appliquent selon la durée du bail :

Durée du bailTaux d’impositionRemarques
Standard (< 5 ans)25 %Droit commun non-résident
Bail > 10 ans15 %Incitation durée longue
Bail > 20 ans10 %Taux le plus favorable
Location touristique (AL)VariableBase imposable réduite à 35 % du CA

Plus-values : l’écart majeur résident / non-résident

C’est l’un des points les plus sous-estimés dans toute analyse d’investissement Portugal rentabilité à moyen terme.

  • Résident fiscal portugais : abattement de 50 % sur la plus-value imposable avant application du barème
  • Non-résident : imposition à 28 % sur la totalité de la plus-value réalisée, sans abattement

Sur une revente avec 100 000 € de plus-value brute, l’écart représente environ 14 000 € d’impôt supplémentaire pour le non-résident. Ce différentiel doit s’intégrer dans tout calcul de TRI sur une stratégie de revente.

À retenir

  • IMI annuelle : modérée (0,3 à 0,45 % de la VPT), souvent 500 à 1 500 €/an en pratique
  • Revenus locatifs non-résident : 25 % taux fixe, réduit à 15 % (bail > 10 ans) ou 10 % (bail > 20 ans)
  • Plus-values : 28 % sur la totalité pour un non-résident, vs abattement 50 % pour un résident
  • L’écart fiscal résident/non-résident est structurel et significatif sur l’ensemble du cycle d’investissement

La durée du bail est le levier fiscal le plus accessible pour un non-résident : passer à un bail de plus de 20 ans divise par 2,5 la fiscalité sur les revenus locatifs.


Investir Portugal rentabilité : du brut au net, la simulation qui compte

Quel rendement net peut-on attendre au Portugal en 2026 ?

Le rendement net au Portugal en 2026 se situe entre 3,2 % et 5 % pour un non-résident en location longue durée, selon la zone et le type de bail. Les zones secondaires dynamiques permettent d’atteindre 4,2 à 6 % net pour des biens bien positionnés. Raisonner en rendement brut, c’est raisonner sur des données incomplètes.

Simulation sur un bien à 300 000 € à Porto (loyer 1 350 €/mois)

PosteMontant annuel
Loyers bruts16 200 €
Vacance locative estimée (5 %)– 810 €
Frais de gestion locative (8 %)– 1 296 €
IMI (0,35 % sur VPT estimée à 150 000 €)– 525 €
Impôt sur revenus locatifs (25 %)– 3 392 €
Entretien / provisions– 600 €
Revenu net annuel estimé~9 577 €
Rendement net~3,2 %

Simulation indicative. Résultats variables selon commune, VPT, type de bail et situation fiscale personnelle. Source : calculs ImmoConnexion d’après données AT Portugal et INE.

L’écart entre le rendement brut affiché (5,4 %) et le rendement net réel (3,2 %) représente plus de 2 points. C’est l’ordre de grandeur habituel pour un non-résident investi en location longue durée dans une grande ville portugaise.

Selon les données consolidées de l’INE Portugal et de Global Property Guide, les rendements nets réels pour des investisseurs non-résidents se situent généralement entre 3,5 et 5 % sur Lisbonne et Porto, et entre 4,2 et 6 % sur des marchés secondaires comme Braga ou Aveiro pour des biens bien positionnés. MyExpat

Les trois leviers pour améliorer la rentabilité nette

  • La durée du bail : passer de 25 % à 10 % d’imposition via un bail > 20 ans réduit la fiscalité de 15 points sur les revenus locatifs
  • La zone géographique : les marchés secondaires (Setúbal, Braga, Aveiro) offrent des rendements bruts supérieurs de 1 à 2 points pour des prix d’acquisition inférieurs
  • Le statut fiscal : devenir résident fiscal au Portugal transforme profondément l’équation, notamment sur les plus-values (abattement 50 %) et les revenus (barème progressif potentiellement plus favorable)

À retenir

  • Écart brut/net : 2 à 2,5 points en moyenne pour un non-résident
  • La fiscalité locative (25 %) est le premier poste de réduction du rendement net
  • Les baux longue durée (> 10 ou > 20 ans) offrent des taux réduits significatifs
  • Pour investir Portugal rentabilité optimisée : zones secondaires + bail long + analyse nette systématique

L’écart entre rendement brut affiché et rendement net réel dépasse souvent 2 points — c’est le premier chiffre à exiger avant toute décision d’investissement au Portugal.


Faut-il investir au Portugal en 2026 ?

La réponse dépend de votre profil. Le Portugal n’est pas le bon marché pour tout le monde — et c’est précisément cette sélectivité qui le rend pertinent pour certains profils bien définis.

Investisseur orienté rendement

Verdict : oui, en ciblant les zones secondaires.

Le Portugal convient à l’investisseur rendement à condition de s’éloigner des grandes métropoles saturées. Setúbal, Braga, Aveiro et les zones de réhabilitation urbaine (ARU) offrent des rendements bruts de 6 à 7 %+, avec des prix d’entrée encore accessibles. En optant pour des baux longue durée (> 10 ans), la fiscalité tombe à 15 % — ce qui améliore significativement le rendement net. Le profil idéal : bien acheté entre 150 000 et 250 000 €, loué sur bail long, dans une ville universitaire ou tech.

Investisseur patrimonial

Verdict : oui, sur Lisbonne ou l’Algarve, avec horizon long.

Pour un investisseur patrimonial, le Portugal offre deux atouts structurels que peu de marchés européens combinent : une valorisation soutenue (+20 % en 2025 selon l’INE) et une liquidité correcte dans les grandes métropoles. Le rendement net sera plus faible (3 à 4 %), mais la plus-value potentielle sur 10 à 15 ans compense. L’absence d’impôt sur la fortune et la fiscalité successorale allégée sont des arguments additionnels pour une détention patrimoniale longue durée. Le profil idéal : bien prime à Lisbonne ou en Algarve, détenu avec horizon de revente > 10 ans.

Expatrié envisageant de s’installer au Portugal

Verdict : très favorable, mais anticiper la résidence fiscale.

Pour un expatrié qui envisage de devenir résident fiscal au Portugal, l’équation change radicalement. L’abattement de 50 % sur les plus-values, le barème progressif sur les revenus locatifs et les exemptions d’IMT à l’achat (sous conditions) transforment la rentabilité nette. Le dispositif IFICI remplace partiellement le NHR pour certains profils professionnels. La résidence fiscale portugaise reste le levier d’optimisation le plus puissant disponible en 2026. Pour tout ce qui concerne les démarches d’installation en Europe, notre guide complet investir en Europe 2026 donne le cadre stratégique de référence.

À retenir

  • Investisseur rendement : viser les zones secondaires + baux longs + biens < 250 000 €
  • Investisseur patrimonial : Lisbonne / Algarve + horizon > 10 ans + valorisation comme levier principal
  • Expatrié : résidence fiscale portugaise = transformation complète de l’équation fiscale
  • Dans tous les cas : raisonner en net dès la première analyse

Portugal vs Europe : comparatif stratégique pour décider en 2026

Situer la rentabilité Portugal dans le contexte européen est indispensable pour tout investisseur disposant d’alternatives. Pour une analyse complète, notre dossier sur les pays les plus rentables en Europe permet d’arbitrer entre marchés sur la base de données Eurostat et sources nationales consolidées.

CritèrePortugalEspagnePologneGrèce
Prix d’entrée (grandes villes)Élevé (3 800 – 6 000 €/m²)Moyen (2 500 – 4 500 €/m²)Accessible (1 500 – 3 000 €/m²)Accessible (1 500 – 3 500 €/m²)
Rendement brut estimé4 – 6 %5 – 7 %5 – 7 %5 – 6 %
Fiscalité revenus locatifs (non-résident)25 %IRNR 19 – 24 %~19 %~15 %
Frais d’acquisition9 – 11 %8 – 12 %2 – 4 %3 – 8 %
Plus-value non-résident28 % (totalité)19 – 23 %~19 %15 %
Stabilité réglementaireBonneBonneTrès bonneEn amélioration
Liquidité marchéBonne (grandes villes)Très bonneBonneMoyenne
Croissance des prix (2025-2026)Forte (+18 – 22 %)ForteModéréeModérée

Sources : Eurostat, Global Property Guide, INE Portugal, INE Espagne, GUS Pologne.

La comparaison avec l’Espagne reste la plus pertinente pour un investisseur francophone. Notre dossier investir en Espagne permet d’arbitrer précisément entre les deux marchés ibériques sur les critères fiscaux et de rendement.

À retenir

  • Sur le pur rendement net, l’Espagne et la Pologne surpassent aujourd’hui le Portugal pour les non-résidents
  • Les frais d’acquisition portugais (9 – 11 %) sont parmi les plus élevés d’Europe
  • La fiscalité sur les plus-values (28 % sur totalité) désavantage structurellement les non-résidents
  • Le Portugal conserve ses atouts : stabilité, qualité de vie, marché locatif actif dans les grandes villes
  • Pour investir Portugal rentabilité nette optimisée : les zones secondaires restent le meilleur arbitrage

Le Portugal est compétitif sur la qualité de marché et la liquidité — moins sur la fiscalité pure comparée à ses voisins européens.


Fin du NHR, IFICI et convention franco-portugaise : l’impact fiscal pour les investisseurs français

Le Portugal est-il encore fiscalement avantageux depuis la fin du NHR ?

Non — pas au même niveau qu’avant 2024. Le NHR est fermé aux nouveaux entrants depuis début 2024. La fiscalité applicable aux non-résidents (25 % sur revenus locatifs, 28 % sur plus-values) reste lisible et prévisible, mais n’est plus exceptionnellement favorable comparée aux standards européens. La convention franco-portugaise protège de la double imposition, sans réduire la charge fiscale portugaise applicable.

La fin du NHR : ce qui change concrètement

Le régime des résidents non habituels (NHR) a permis pendant quinze ans à des milliers d’expatriés de bénéficier d’une imposition avantageuse sur dix ans. Il est désormais fermé aux nouveaux entrants depuis début 2024.

Depuis 2025, ce régime ne s’applique plus aux retraités. Les autres profils — notamment les professionnels à haute valeur ajoutée — peuvent encore bénéficier d’exonérations intéressantes via le nouveau dispositif IFICI. iad Overseas

Pour un investisseur non-résident qui n’envisage pas de s’installer fiscalement au Portugal, cette réforme est directement impactante : elle supprime un levier d’optimisation que de nombreuses stratégies patrimoniales avaient intégré ces dernières années.

La convention franco-portugaise : protection contre la double imposition

La convention de non-double imposition signée entre la France et le Portugal prévoit que les revenus immobiliers de source portugaise sont imposés au Portugal. Un résident fiscal français devra néanmoins les déclarer en France — et bénéficiera d’un crédit d’impôt évitant la double imposition effective.

Ce mécanisme ne supprime pas l’impôt portugais : il évite de le payer deux fois. La charge fiscale réelle reste celle du Portugal. Pour l’analyse complète de la fiscalité immobilière en Europe — comparaison des régimes fiscaux pays par pays — notre dossier détaille les conventions applicables.

À retenir

  • Le NHR est fermé depuis 2024 : un avantage historique majeur a disparu
  • Le dispositif IFICI le remplace partiellement, ciblant les profils scientifiques et innovants
  • Convention franco-portugaise : évite la double imposition, sans réduire la charge fiscale portugaise
  • Sans résidence fiscale au Portugal : 25 % sur revenus locatifs, 28 % sur plus-values (totalité), IMT 7,5 %
  • La résidence fiscale portugaise reste le levier d’optimisation le plus puissant disponible

La fin du NHR ramène le Portugal à un niveau de fiscalité standard — comparable à d’autres marchés européens matures, ni plus avantageux, ni plus pénalisant.


⚠️ Les erreurs à éviter pour investir au Portugal

C’est souvent là que se jouent les écarts de performance entre investisseurs. Ces erreurs sont fréquentes, évitables, et coûteuses.

1. Se baser uniquement sur le rendement brut Le rendement brut est un indicateur de présentation, pas de décision. Il ne tient compte ni de la fiscalité (25 % pour les non-résidents), ni des charges de gestion, ni de la vacance locative. L’écart avec le rendement net atteint régulièrement 2 à 2,5 points.

2. Sous-estimer les frais d’acquisition Beaucoup d’investisseurs intègrent mentalement 5 à 7 % de frais. La réalité pour un non-résident en 2026 : 9 à 11 %. Sur un bien à 300 000 €, c’est une erreur de calcul de 6 000 à 12 000 €.

3. Ignorer la fiscalité spécifique aux non-résidents Le taux de 25 % sur les revenus locatifs et de 28 % sur la totalité des plus-values s’applique aux non-résidents — sans abattement. Ne pas l’intégrer dès l’analyse de départ fausse l’ensemble du calcul de rentabilité.

4. Investir à Lisbonne sans stratégie claire Lisbonne offre liquidité et valorisation — mais des rendements bruts de 4 à 5 % seulement, avec des prix d’entrée élevés. Sans horizon patrimonial long (> 10 ans) et sans stratégie précise, le rendement net y sera structurellement faible pour un non-résident.

5. Négliger la vacance locative La vacance locative est rarement intégrée dans les simulations commerciales. Elle représente pourtant entre 1 et 2 mois de loyer par an dans les zones moins tendues — soit 8 à 16 % des revenus bruts annuels effacés avant toute fiscalité.

À retenir

  • Toujours calculer en rendement net : brut – fiscalité – charges – vacance
  • Toujours prévoir 9 à 11 % de frais d’acquisition pour un non-résident
  • Toujours vérifier le régime fiscal applicable à votre situation personnelle
  • Lisbonne = marché patrimonial, pas marché rendement
  • La vacance locative est un poste réel, pas une variable secondaire

Ces cinq erreurs expliquent à elles seules la majorité des déceptions d’investisseurs immobiliers au Portugal. Les éviter, c’est sécuriser l’écart entre rentabilité annoncée et rentabilité réelle.


Pour aller plus loin


Le Portugal reste un marché solide, mais n’est plus le plus rentable d’Europe pour les non-résidents. La performance dépend désormais entièrement du choix de la zone, de la durée du bail et du montage fiscal adopté.

Ne passez plus à côté des meilleures opportunités en Europe

Chaque semaine, recevez des analyses claires, des pays à fort potentiel et des stratégies pour investir efficacement.

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Conclusion

Investir Portugal rentabilité en 2026 reste une décision pertinente — à condition d’approcher ce marché avec les bons paramètres. Le Portugal n’est plus le marché de 2015, ni celui de 2020. Les prix ont fortement progressé, la fiscalité non-résident s’est durcie, et le NHR a disparu pour les nouveaux entrants.

Ce qui subsiste est solide : un marché locatif actif dans les grandes villes, des zones secondaires offrant des rendements nets de 4 à 6 %, une stabilité politique et réglementaire affirmée, et une convention franco-portugaise qui protège de la double imposition.

La clé en 2026 : raisonner en rendement net dès la première ligne de calcul, cibler les zones secondaires dynamiques plutôt que les marchés saturés, et intégrer l’ensemble de la fiscalité applicable — IMT, IMI, impôt sur revenus locatifs et plus-values — avant toute décision. Pour valider l’arbitrage Portugal dans une stratégie plus large, notre analyse du rendement immobilier en Europe offre la perspective comparative nécessaire.

Investir Portugal rentabilité en 2026 n’est plus une opportunité automatique, mais une décision stratégique qui dépend entièrement du choix de la zone, du montage fiscal et du type de location.


FAQ

Le Portugal est-il rentable pour un investisseur non-résident en 2026 ?

Oui — avec une rentabilité nette entre 3 % et 5 % selon les zones.

Lisbonne et Porto affichent 3,5 à 5 % net. Braga, Aveiro et Setúbal permettent d’atteindre 4,2 à 6 % net. Les frais d’acquisition (9 à 11 %) et la fiscalité locative (25 %) sont les deux principaux postes de réduction du rendement brut. Le Portugal reste compétitif face à Paris (2 à 3 % net), mais comparable à l’Espagne ou à certains marchés d’Europe de l’Est sur le seul critère du rendement.

Quels sont les frais réels à prévoir pour acheter au Portugal en tant que non-résident ?

Entre 9 % et 11 % du prix d’acquisition — soit 27 000 à 33 000 € sur un bien à 300 000 €.

Décomposition :

  • IMT 2026 : 7,5 % (taux forfaitaire non-résident)
  • Droit de timbre : 0,8 %
  • Notaire + enregistrement : 1 à 1,5 %
  • Avocat : 1 à 2 % (fortement recommandé)

Ces frais sont incompressibles et doivent figurer dès la première ligne de toute simulation de rentabilité.

Le Portugal est-il encore intéressant fiscalement depuis la fin du NHR ?

Oui, mais avec un niveau de fiscalité désormais standard — plus exceptionnel.

Le NHR est fermé depuis 2024 pour les nouveaux entrants. La fiscalité actuelle non-résident : 25 % sur revenus locatifs, 28 % sur la totalité des plus-values. La convention franco-portugaise évite la double imposition, sans réduire la charge portugaise. Pour investir Portugal rentabilité fiscalement optimisée, les deux leviers accessibles restent les baux longue durée (taux réduit à 10 ou 15 %) et la résidence fiscale portugaise (abattement 50 % sur plus-values).


ImmoConnexion — LA RESSOURCE NUMÉRO 1 SUR l’investissement immobilier en Europe. Analyses basées sur des données officielles (Eurostat, OCDE, Commission européenne, INSEE, Banque de France).

Avertissement Contenu informatif ne constituant pas un conseil personnalisé. Vérifiez toujours auprès d’un professionnel.


Commentaires

5 réponses à “Investir au Portugal : fiscalité et rentabilité réelle”

  1. […] qui comparent l’Allemagne avec les approches détaillées dans nos guides investir en Espagne et investir au Portugal. Comprendre les mécaniques de ce marché, c’est accepter une équation où la sécurité […]

  2. […] Contrairement à l’Espagne où la pression réglementaire s’intensifie, ou au Portugal dont la fiscalité évolue rapidement, l’Italie offre un profil distinct — mais qui exige […]

  3. […] des marchés comme l’Espagne (voir notre analyse investir en Espagne) ou le Portugal (voir investir au Portugal). Les prix de la location résidentielle ont progressé de 3,31 % sur un an, atteignant 10,31 […]

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