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Retraite en France en 2026 : quel budget pour vivre correctement ?

Quel budget faut-il pour vivre correctement à la retraite en France en 2026 ? Pension moyenne, logement, fiscalité, aides, santé et dépendance : ImmoConnexion chiffre le reste à vivre avec des données officielles et une méthode vérifiable.

Retraite en France en 2026 : quel budget pour vivre correctement ?

La retraite en France en 2026 nécessite, pour atteindre un niveau de vie minimum décent sans privations importantes, un budget sensiblement supérieur au simple seuil de pauvreté. Les budgets de référence ONPES actualisés par l’IRES atteignaient déjà 1 836 € par mois pour un retraité seul et 2 540 € pour un couple au premier semestre 2022. En actualisant ces montants avec l’évolution de l’indice des prix à la consommation hors tabac jusqu’en août 2026, on obtient un ordre de grandeur proche de 2 080 € pour une personne seule et 2 880 € pour un couple. Le logement, la fiscalité, la santé, les transports et le niveau d’autonomie peuvent toutefois modifier fortement ce besoin.

Ces montants ne signifient pas qu’il est impossible de vivre avec 1 500 € de pension. Un propriétaire sans emprunt dans une ville abordable peut disposer d’un reste à vivre supérieur à celui d’un locataire percevant 2 000 € dans une zone immobilière chère.

La question pertinente n’est donc pas seulement « combien touche un retraité ? », mais combien lui reste-t-il réellement après le logement, les prélèvements sociaux, l’impôt, la santé, la mobilité et les dépenses nécessaires à une vie sociale normale ?

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Quel budget faut-il réellement pour vivre correctement à la retraite ?

Il n’existe aucun montant administratif officiel définissant une « bonne retraite ». Le niveau de vie nécessaire dépend du logement, de l’état de santé, du territoire, de la mobilité, des habitudes de consommation et du patrimoine.

Il existe cependant un travail beaucoup plus rigoureux qu’une estimation commerciale : les budgets de référence de l’Observatoire national de la pauvreté et de l’exclusion sociale, actualisés par l’Institut de recherches économiques et sociales.

Leur objectif n’est pas de déterminer un budget de luxe. Les groupes de citoyens associés aux travaux ont cherché à identifier les biens et services considérés comme nécessaires pour participer effectivement à la vie sociale sans subir d’importantes privations.

Les budgets comprennent ainsi le logement, les transports, l’alimentation, la santé, l’équipement, l’habillement, l’hygiène, la vie sociale et certains frais bancaires.

Le point de départ documenté : au premier semestre 2022, le budget mensuel de référence s’élevait à 1 836 € pour un retraité vivant seul et à 2 540 € pour un couple de retraités.

Budget détaillé d’un retraité seul

Poste Budget mensuel IRES 2022
Logement729 €
Transports308 €
Alimentation257 €
Vie sociale184 €
Santé137 €
Équipement117 €
Habillement55 €
Hygiène et soins personnels41 €
Banque8 €
Total1 836 €

Budget détaillé d’un couple de retraités

Poste Budget mensuel IRES 2022
Logement786 €
Transports366 €
Alimentation527 €
Vie sociale227 €
Santé275 €
Équipement121 €
Habillement121 €
Hygiène et soins personnels101 €
Banque16 €
Total2 540 €

Le logement utilisé dans ces budgets ne correspond pas à un propriétaire ayant déjà fini de rembourser sa résidence principale. L’IRES retient une combinaison de situations locatives, notamment dans le parc social et le parc privé.

Un retraité propriétaire sans crédit peut donc avoir besoin d’une somme sensiblement inférieure sur ce poste. À l’inverse, un locataire vivant dans une agglomération tendue peut supporter un coût supérieur à celui du panier de référence.

Source : IRES — Vivre au minimum : des dépenses qui augmentent plus vite que l’inflation.

Comment actualiser sérieusement les budgets IRES jusqu’en 2026 ?

L’IRES n’a pas publié un nouveau panier intégral pour 2026. Il serait donc trompeur de présenter notre résultat comme un nouveau chiffre officiel ONPES ou IRES.

En revanche, il est possible de produire une actualisation transparente et reproductible.

L’étude IRES retient la moyenne des prix du premier semestre 2022. Pour rester cohérent avec son approche, ImmoConnexion utilise l’indice des prix à la consommation hors tabac.

Dans l’ancienne série Insee en base 2015, cet indice valait :

Mois du premier semestre 2022 IPC hors tabac
Janvier106,87
Février107,71
Mars109,29
Avril109,67
Mai110,42
Juin111,26

La moyenne des six mois ressort à environ 109,20.

En août 2025, cette ancienne série affichait 121,00. L’Insee indique ensuite qu’en août 2026 l’IPC hors tabac augmente de 2,3 % sur un an. Le chaînage de ces données conduit à un équivalent d’environ 123,78 sur l’ancienne base.

Le rapport entre 123,78 et la moyenne de 109,20 correspond à une progression cumulée proche de 13,35 %.

Calcul Résultat
1 836 € × 1,1335 ≈ 2 081 € par mois
2 540 € × 1,1335 ≈ 2 879 € par mois

Pour conserver une lecture simple, nous arrondissons ces résultats à environ 2 080 € pour une personne seule et 2 880 € pour un couple.

Pourquoi trouve-t-on parfois 2 000 € ou 2 750–2 800 € ailleurs ? Les publications ne retiennent pas nécessairement le même mois de départ, le même indice ni la même méthode d’actualisation. Ici, le point de départ, l’indice et les calculs sont explicités afin que le lecteur puisse les reproduire.

Cette méthode actualise le niveau général des prix. Elle ne recalcule pas séparément chaque composante du panier IRES. Le résultat reste donc un ordre de grandeur méthodologique et non un nouveau budget officiel ONPES/IRES.

2,3 %, 2,4 % et 16,7 % : pourquoi ces taux ne se contredisent pas

Plusieurs taux d’inflation apparaissent dans cet article. Ils peuvent sembler différents parce qu’ils ne mesurent pas exactement le même panier.

Indicateur Insee en août 2026 Évolution sur un an
IPC général+2,4 %
IPC hors tabac utilisé pour notre actualisation+2,3 %
Poste énergie uniquement+16,7 %

L’IPC général mesure l’ensemble du panier de consommation retenu par l’Insee. L’IPC hors tabac retire le tabac : c’est cette série que nous utilisons pour actualiser le budget IRES. Le taux de 16,7 % concerne uniquement les prix de l’énergie.

Ces trois chiffres décrivent donc trois périmètres distincts et ne sont pas contradictoires.

Source : Insee — Indice des prix à la consommation, août 2026.

Seuil de pauvreté et budget minimum décent : deux réalités différentes

Une autre erreur fréquente consiste à confondre le seuil de pauvreté avec le montant permettant de vivre correctement.

Selon l’Insee, le seuil de pauvreté monétaire fixé à 60 % du niveau de vie médian atteignait en 2024 1 337 € par mois pour une personne seule.

Pour un couple sans enfant, le seuil correspondant était de 2 005 € mensuels de revenu disponible.

Ce seuil identifie une situation relative par rapport au niveau de vie de l’ensemble de la population. Il ne signifie pas qu’une personne située juste au-dessus dispose d’un budget confortable.

Les budgets ONPES/IRES répondent à une autre question : quelle somme est nécessaire pour couvrir les dépenses courantes tout en maintenant une participation effective à la vie sociale ?

La distinction est essentielle : être au-dessus du seuil statistique de pauvreté ne signifie pas automatiquement disposer des moyens nécessaires pour financer correctement logement, alimentation, mobilité, santé, équipement, loisirs et imprévus.

Source : Insee — Niveaux de vie et pauvreté en 2024.

Combien touche réellement un retraité en France ?

Selon les données publiées par la DREES en mai 2026, 17,3 millions de personnes percevaient une pension de droit direct fin 2024, dont 16,4 millions résidaient en France.

La pension moyenne de droit direct brute des pensionnés résidant en France atteignait 1 705 € par mois, hors majoration pour les parents d’au moins trois enfants.

Cette moyenne ne doit pas être comparée directement au budget IRES comme s’il s’agissait de deux montants nets identiques.

Les 1 705 € correspondent à une pension brute moyenne. Selon sa situation, le retraité peut ensuite supporter des prélèvements sociaux, être soumis à l’impôt sur le revenu, recevoir une pension de réversion ou disposer d’autres revenus.

La DREES montre également que les écarts entre hommes et femmes restent importants. Hors pension de réversion, la pension moyenne des femmes est inférieure de 36 % à celle des hommes. En tenant compte de la réversion, l’écart est ramené à 25 %.

Source : DREES — Effectifs de retraités et montants des pensions versées.

Du brut au revenu disponible : CSG, CRDS, Casa et impôt

Une pension brute n’est pas nécessairement le montant qui arrive chaque mois sur le compte bancaire.

Les pensions peuvent être soumises à plusieurs prélèvements sociaux selon le revenu fiscal de référence du foyer.

Pour une personne disposant d’une part fiscale en métropole, les seuils applicables en 2026 sont les suivants :

Revenu fiscal de référence Prélèvements applicables
Moins de 13 049 €Exonération de CSG, CRDS et Casa
13 049 € à 17 057 €CSG 3,8 % + CRDS 0,5 %
17 058 € à 26 471 €CSG 6,6 % + CRDS 0,5 % + Casa 0,3 %
À partir de 26 472 €CSG 8,3 % + CRDS 0,5 % + Casa 0,3 %

Ces plafonds augmentent avec le nombre de parts fiscales. Un mécanisme de lissage existe également dans certaines situations afin d’éviter qu’un dépassement temporaire ne provoque immédiatement un passage au taux supérieur de CSG.

Source : Assurance retraite — Prélèvements sociaux en 2026.

L’abattement fiscal de 10 % sur les pensions

Les pensions imposables bénéficient d’un abattement forfaitaire de 10 % pour le calcul de l’impôt sur le revenu.

Pour les revenus 2025 déclarés en 2026, l’administration fiscale indique que cet abattement ne peut être inférieur à 454 € par titulaire de pension et ne peut dépasser 4 439 € pour l’ensemble du foyer fiscal.

Cet abattement réduit la base imposable. Il ne correspond évidemment pas à 10 % de pension supplémentaire.

Lorsque le foyer est imposable, les pensions françaises sont soumises au prélèvement à la source.

Source : impots.gouv.fr — Pensions de retraite.

Propriétaire à la retraite : le logement n’est jamais totalement gratuit

Être propriétaire de sa résidence principale sans crédit constitue un avantage budgétaire important.

Mais l’absence de loyer ne signifie pas que le poste logement disparaît.

Il faut continuer à financer l’assurance habitation, l’énergie, l’eau, les charges de copropriété éventuelles, l’entretien, les travaux et la taxe foncière.

Une chaudière, une toiture, un ascenseur ou un ravalement de copropriété peuvent représenter plusieurs milliers d’euros. Une provision régulière reste donc prudente même lorsqu’aucun emprunt n’est plus à rembourser.

Taxe foncière : une exonération possible après 75 ans

Certains propriétaires âgés de plus de 75 ans peuvent bénéficier d’une exonération de taxe foncière sur leur habitation principale lorsqu’ils remplissent les conditions de ressources prévues par la loi.

Pour 2026 en métropole, le plafond de revenu fiscal de référence est fixé à 12 793 € pour une part.

Il est augmenté de 3 416 € pour la première demi-part supplémentaire, puis de 3 416 € pour chacune des demi-parts supplémentaires.

La taxe d’enlèvement des ordures ménagères peut cependant rester due.

Source : BOFiP — Limites applicables en 2026.

Pour approfondir les autres dépenses fiscales liées à la propriété, consultez Fiscalité immobilière en France en 2026.

Peut-on vivre avec 1 500 € de retraite par mois ?

Oui, mais ce niveau de pension suppose généralement des dépenses inférieures au panier de référence.

Les 1 500 € se situaient déjà 336 € sous le budget IRES d’un retraité seul en 2022.

Cela ne signifie pas qu’une personne disposant de 1 500 € vit nécessairement dans de mauvaises conditions. Sa situation dépend en premier lieu du logement.

Un propriétaire sans emprunt peut économiser une grande partie des 729 € de logement retenus dans le panier IRES, même s’il doit encore financer charges, entretien, énergie et fiscalité locale.

À l’inverse, un locataire versant 650 €, 750 € ou davantage dispose d’un reste nettement plus réduit pour financer alimentation, santé, transports et loisirs.

Pour approfondir spécifiquement cette situation, consultez Où prendre sa retraite avec 1 500 € par mois en 2026 ?. Notre dossier Où vivre avec 1 500 € par mois en 2026 ? élargit la comparaison au-delà des seuls retraités.

APL ou ALS : aucune aide ne doit être présumée

Le statut de retraité ne donne pas automatiquement droit à une aide au logement.

Les aides sont calculées à partir des ressources des douze derniers mois, actualisées régulièrement. Les pensions de retraite sont incluses dans les ressources retenues.

Le barème CAF actuellement publié prévoit pour une personne seule les plafonds annuels suivants :

Zone Plafond annuel de ressources
Zone 115 900 €
Zone 214 900 €
Zone 314 500 €

Une pension de 1 500 € par mois représente 18 000 € sur douze mois avant application précise des règles du dossier.

Il serait donc incorrect d’ajouter automatiquement 100 €, 200 € ou 250 € d’aide au logement à un scénario budgétaire.

Le résultat réel dépend notamment de la zone, du logement, des ressources et de la composition du foyer. Une simulation sur le site de la CAF reste indispensable.

Source : CAF — Barème des aides au logement.

Avec 2 000 € de retraite, vit-on correctement en France ?

Deux mille euros par mois placent une personne seule très près du repère obtenu par actualisation des budgets ONPES/IRES.

Dans une ville au coût intermédiaire et avec un logement maîtrisé, cette somme permet généralement de financer les dépenses courantes, une vie sociale et une certaine marge pour les imprévus.

Mais le logement peut complètement changer la situation.

Un propriétaire sans emprunt dispose souvent d’un reste à vivre nettement supérieur à celui d’un locataire versant 900 € ou 1 000 € par mois.

La mobilité compte également. Une personne utilisant quotidiennement une voiture ne supporte pas les mêmes dépenses qu’un retraité vivant dans une ville équipée de transports collectifs et de commerces accessibles à pied.

Notre dossier Où prendre sa retraite avec 2 000 € par mois en 2026 ? compare ce pouvoir d’achat entre plusieurs pays.

Le logement le moins cher n’est pas toujours le choix le plus économique

Quitter une grande métropole peut réduire fortement le prix d’un logement, mais le calcul ne doit pas s’arrêter au loyer.

Dans certaines communes rurales ou périphériques, une voiture devient indispensable pour rejoindre un médecin, une gare, un supermarché ou des services administratifs.

À l’inverse, une ville légèrement plus chère mais équipée de transports publics, de commerces de proximité et d’un hôpital peut réduire les dépenses de mobilité.

La comparaison utile porte sur le triptyque logement + mobilité + accès aux services. Un faible prix immobilier ne suffit pas à déterminer le meilleur budget retraite.

Santé : mieux vaut partir du coût réel de son contrat

La santé représentait déjà 137 € par mois dans le budget de référence d’un retraité seul et 275 € pour un couple en 2022.

Ces montants ne doivent pas être interprétés comme des tarifs de complémentaire santé pour 2026.

Le coût d’une mutuelle dépend fortement de l’âge, des garanties, du département de résidence, de l’organisme choisi et des besoins en optique, dentaire, audition ou hospitalisation.

Pour établir un budget fiable, la meilleure donnée reste donc le montant réel payé par le retraité ou plusieurs devis récents à garanties comparables.

Complémentaire santé solidaire

Pour les retraités aux revenus modestes, la Complémentaire santé solidaire peut réduire fortement le coût de la couverture complémentaire.

Depuis le 1er avril 2026, une personne seule en métropole peut bénéficier de la C2S sans participation financière jusqu’à 10 421 € de ressources annuelles.

Une C2S avec participation reste accessible jusqu’à 14 069 € par an.

Source : Service-Public — Complémentaire santé solidaire.

Perte d’autonomie : le poste qui peut bouleverser tout le budget

Une projection budgétaire réalisée au moment du départ à la retraite peut devenir insuffisante quelques années plus tard si une perte d’autonomie apparaît.

À domicile, il peut devenir nécessaire de financer de l’aide humaine, des adaptations du logement, du portage de repas, de la téléassistance ou d’autres services.

Qui peut bénéficier de l’APA à domicile ?

L’Allocation personnalisée d’autonomie concerne les personnes âgées d’au moins 60 ans remplissant notamment les conditions de résidence et présentant une perte d’autonomie évaluée selon la grille AGGIR.

Seules les personnes classées en GIR 1 à GIR 4 peuvent bénéficier de l’APA à domicile.

Les personnes classées en GIR 5 ou GIR 6 n’y ont pas droit, même si elles peuvent parfois accéder à d’autres aides proposées notamment par leur caisse de retraite.

Plafonds mensuels APA en 2026

Niveau GIR Plafond mensuel du plan d’aide
GIR 12 080,33 €
GIR 21 682,30 €
GIR 31 215,99 €
GIR 4811,52 €

Ces montants sont des plafonds de plan d’aide. Ils ne sont pas automatiquement versés intégralement au bénéficiaire.

Le montant réel dépend des besoins évalués, du coût du plan et des ressources.

En 2026, aucune participation financière n’est demandée lorsque les ressources mensuelles retenues sont inférieures ou égales à 933,89 €.

Entre 933,90 € et 3 439,31 €, la participation augmente progressivement. Au-delà de 3 439,31 € par mois, elle atteint 90 % du montant du plan d’aide.

Source : Pour-les-personnes-agees.gouv.fr — APA à domicile.

Et si une entrée en EHPAD devient nécessaire ?

Le budget peut alors changer d’échelle.

Selon la CNSA, en 2024, une chambre individuelle en hébergement permanent coûtait en moyenne 2 164 € par mois dans les EHPAD habilités à l’aide sociale et 3 128 € dans les établissements non habilités.

Ces montants ne correspondent pas nécessairement au reste à charge final.

L’APA peut participer au tarif dépendance. Une aide au logement ou l’aide sociale à l’hébergement peut également intervenir selon la situation.

La dépendance reste néanmoins l’un des principaux risques susceptibles de transformer durablement le budget d’une retraite.

Source : CNSA — Prix des EHPAD.

Inflation 2026 : l’énergie pèse beaucoup plus que la moyenne

Les retraites de base ont été revalorisées de 0,9 % au 1er janvier 2026.

En août 2026, l’inflation générale atteignait +2,4 % sur un an, mais tous les postes ne progressaient pas au même rythme.

Poste Évolution sur un an en août 2026
Énergie+16,7 %
Produits pétroliers+28,7 %
Gaz+14,3 %
Électricité+1,1 %
Alimentation+1,1 %

Le taux de +16,7 % correspond bien à l’ensemble du poste énergie. Les produits pétroliers, le gaz et l’électricité en sont des composantes qui évoluent à des rythmes différents.

Un retraité utilisant quotidiennement sa voiture et chauffé au gaz subit donc une inflation personnelle sensiblement différente de celle d’une personne vivant dans un appartement bien isolé et utilisant principalement les transports collectifs.

Cette différence rappelle pourquoi une actualisation par l’IPC général ou hors tabac constitue un repère macroéconomique utile, mais ne remplace jamais un budget individuel.

Source : Insee — Indice des prix à la consommation, août 2026.

Rester en France ou prendre sa retraite à l’étranger ?

Un pays présentant des loyers plus faibles n’est pas nécessairement moins coûteux lorsque toutes les dépenses sont prises en compte.

À l’étranger peuvent s’ajouter une assurance santé, des billets d’avion pour revenir en France, des frais de séjour, un risque de change, des démarches administratives et parfois un accès plus limité à certains soins.

À l’inverse, la France peut présenter un coût du logement ou une fiscalité plus élevés tout en offrant une continuité administrative, médicale et familiale.

La comparaison pertinente doit donc porter sur le reste à vivre complet, et non sur quelques prix isolés.

Trois comparaisons à faire après la France

Pour mesurer réellement ce que change une installation hors de France, trois destinations permettent d’élargir immédiatement la comparaison : la Roumanie et la Bulgarie pour l’Europe de l’Est, puis Maurice pour l’océan Indien. Les écarts de loyers ne suffisent pas : santé, fiscalité, résidence, transports et retour en France doivent être intégrés au calcul.

Retraite en Roumanie

Coût du logement, pensions françaises, fiscalité, santé et vie quotidienne : consultez notre dossier Retraite en Roumanie en 2026.

Retraite en Bulgarie

Pour comparer le budget nécessaire, les dépenses courantes et les conditions de résidence, consultez Retraite en Bulgarie en 2026.

Retraite à Maurice

Budget, permis de résidence, santé, fiscalité et niveau de vie sont détaillés dans Retraite à Maurice en 2026.

Pour une comparaison directe avec une autre destination européenne déjà très recherchée par les retraités français, consultez Retraite France vs Portugal : coût réel et qualité de vie 2026.

La possibilité de percevoir une pension française en résidant hors de France est détaillée dans Peut-on vivre à l’étranger avec une retraite française ?.

Les conventions fiscales et l’imposition des pensions sont étudiées séparément dans Fiscalité d’une retraite à l’étranger en 2026.

Le même montant de retraite ne donne pas le même niveau de vie partout.

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Mini-FAQ sur le budget retraite en France

Combien faut-il pour vivre correctement seul à la retraite en France en 2026 ?

Le dernier budget de référence IRES était de 1 836 € par mois au premier semestre 2022. Son actualisation avec l’IPC hors tabac conduit à un ordre de grandeur proche de 2 080 € en août 2026. Ce montant est un repère de vie décente et non un seuil administratif.

1 500 € de retraite peuvent-ils suffire ?

Oui, notamment pour un propriétaire sans crédit ou une personne bénéficiant d’un logement très peu coûteux. Ce montant reste néanmoins sensiblement inférieur au budget de référence d’un retraité seul.

2 000 € représentent-ils une bonne retraite ?

Pour une personne seule, 2 000 € se situent très près du repère obtenu par actualisation du budget IRES. Dans de nombreux territoires, ce niveau permet une vie correcte lorsque le logement reste maîtrisé.

Quel budget faut-il pour un couple de retraités ?

Le budget IRES atteignait 2 540 € par mois au premier semestre 2022. La même méthode d’actualisation conduit à un ordre de grandeur proche de 2 880 € en août 2026.

Un retraité à 1 500 € touche-t-il automatiquement l’APL ?

Non. Les pensions sont prises en compte dans les ressources du foyer et le droit dépend notamment du logement, de sa localisation et des ressources retenues par la CAF.

Qui peut bénéficier de l’APA ?

L’APA concerne notamment les personnes âgées d’au moins 60 ans classées en GIR 1 à 4 et remplissant les conditions de résidence. Le montant dépend du GIR, du plan d’aide et des ressources.

Conclusion : le logement reste la variable qui change tout

Les travaux ONPES/IRES permettent d’aller beaucoup plus loin que les estimations arbitraires souvent utilisées lorsqu’on cherche à définir le « bon montant » de retraite.

Leur démarche intègre non seulement les besoins élémentaires, mais aussi la mobilité, la santé, l’équipement, l’habillement et la possibilité de maintenir une vie sociale normale.

L’actualisation transparente de leurs budgets à partir de l’IPC hors tabac conduit en août 2026 à un ordre de grandeur d’environ 2 080 € par mois pour une personne retraitée seule et 2 880 € pour un couple.

Ces chiffres ne constituent ni des pensions minimales officielles ni des objectifs universels.

Un propriétaire ayant terminé de rembourser sa résidence principale peut vivre correctement avec moins. Un locataire situé dans une zone chère, une personne ayant besoin d’une voiture ou un retraité confronté à une perte d’autonomie peut au contraire avoir besoin de davantage.

Le montant brut de la pension reste donc insuffisant pour juger du niveau de vie. Le véritable indicateur est le revenu disponible après prélèvements, puis le reste à vivre après logement, santé, mobilité et autres dépenses contraintes.

Cette référence française permet ensuite de mesurer plus précisément les écarts avec la Roumanie, la Bulgarie et Maurice, avant d’élargir l’analyse aux autres destinations européennes, africaines et de l’océan Indien.

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Sources principales

IRES — Budgets de référence ONPES actualisés au premier semestre 2022.

Insee — Indice des prix à la consommation, résultats définitifs d’août 2026.

DREES — Effectifs de retraités et montants des pensions versées.

Insee — Niveau de vie et pauvreté en 2024.

Assurance retraite — Seuils des prélèvements sociaux en 2026.

impots.gouv.fr — Pensions de retraite et abattement fiscal.

BOFiP — Limites 2026 relatives aux exonérations et dégrèvements de taxe foncière.

CAF — Barème des aides au logement.

Pour-les-personnes-agees.gouv.fr — APA à domicile et plafonds 2026.

CNSA — Prix des EHPAD.

Avertissement

Les montants 2026 issus de l’actualisation des budgets IRES sont des calculs ImmoConnexion fondés sur l’évolution de l’indice des prix à la consommation hors tabac. Ils ne constituent pas de nouveaux budgets officiels publiés par l’ONPES ou l’IRES. Les besoins réels dépendent notamment du logement, du patrimoine, de la fiscalité, des aides effectivement obtenues, de la santé, de la mobilité, du niveau d’autonomie et du mode de vie. Les règles fiscales, sociales et administratives peuvent évoluer et doivent être vérifiées selon la situation personnelle de chaque lecteur.