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Retraite en Roumanie en 2026 : budget, fiscalité, santé et démarches

Quel budget prévoir pour une retraite en Roumanie en 2026 ? Coût de la vie, loyers, fiscalité des pensions, santé, formulaire S1, résidence et villes à privilégier : ImmoConnexion détaille les points essentiels avant de s’installer.

Retraite en Roumanie en 2026 : budget, fiscalité, santé et démarches

La retraite en Roumanie en 2026 peut offrir à un retraité français un pouvoir d’achat supérieur à celui dont il disposerait en France, mais l’écart réel dépend fortement du logement, de la ville choisie, de la fiscalité de sa pension, de sa couverture santé et de ses habitudes de consommation. Selon Eurostat, le niveau des prix pour les dépenses de consommation finale des ménages atteignait 65,1 % de la moyenne de l’Union européenne en Roumanie en 2025, contre 110,3 % en France. Cet écart est important, mais il ne signifie pas que toutes les dépenses sont 40 % moins élevées en Roumanie.

L’alimentation illustre parfaitement cette limite : elle se situait autour de 80 % de la moyenne européenne en Roumanie, alors que le niveau général des prix était proche de 65 %. Le logement présente lui aussi des écarts considérables entre Bucarest, Cluj-Napoca, Brașov, Iași, Timișoara, Oradea ou Arad.

Pour une personne seule, un budget d’environ 1 200 à 1 500 € par mois constitue en 2026 un scénario prudent permettant de louer un logement dans de nombreuses villes roumaines, de financer les dépenses courantes et de conserver une marge pour les imprévus. Un propriétaire sans crédit peut vivre avec moins, tandis qu’un locataire à Bucarest ou Cluj-Napoca devra surveiller davantage son budget. Pour un couple, une enveloppe située autour de 1 700 à 2 000 € par mois apporte généralement davantage de souplesse.

Ces montants sont des scénarios ImmoConnexion construits à partir des niveaux de prix, des loyers observés et des principaux postes de dépenses. Ils ne constituent ni des seuils officiels roumains ni la simple conversion mathématique d’un budget français. Pour conserver une base de comparaison homogène, consultez aussi notre référence consacrée au budget nécessaire pour vivre correctement à la retraite en France en 2026.

Vous préparez votre retraite en Roumanie ou ailleurs en Europe ?

ImmoConnexion analyse le coût réel de la vie, les pensions, la fiscalité, la santé et les démarches afin de comparer les destinations sur des bases concrètes.

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Quel budget prévoir pour une retraite en Roumanie en 2026 ?

La Roumanie reste l’un des pays de l’Union européenne où le niveau général des prix est le plus faible.

Pour comparer correctement les pays, il faut toutefois utiliser le même indicateur. ImmoConnexion retient ici l’indice Eurostat des dépenses de consommation finale des ménages — Household Final Consumption Expenditure ou HFCE, avec une moyenne UE27 égale à 100.

Indice Eurostat HFCE 2025 Niveau, UE27 = 100
Roumanie 65,1
France 110,3
Alimentation et boissons non alcoolisées en Roumanie ≈ 80

Le chiffre de 106,4 parfois rencontré pour la France correspond à un autre agrégat, l’Actual Individual Consumption ou consommation individuelle effective, qui inclut également certains biens et services financés par les administrations publiques. Ces deux séries ne doivent donc pas être mélangées.

Conséquence méthodologique : ImmoConnexion n’applique pas le rapport 65,1 / 110,3 au budget retraite français pour fabriquer artificiellement un budget roumain. Le panier d’un retraité ne correspond pas exactement au panier moyen de l’ensemble des ménages et chaque poste possède son propre niveau de prix.

Le niveau général des prix reste néanmoins un indicateur utile : il confirme que la Roumanie demeure structurellement moins chère que la France pour une grande partie des biens et services courants.

Source : Eurostat — Household consumption price levels across the EU in 2025.

Pourquoi 1 200 à 1 500 € constituent-ils un repère prudent ?

Il n’existe pas en Roumanie de budget officiel équivalent au panier ONPES/IRES français permettant d’affirmer qu’un retraité doit disposer exactement de 1 250 €, 1 350 € ou 1 500 € par mois.

Il est donc préférable de raisonner à partir des postes réellement supportés par un retraité : logement, alimentation, énergie, santé, transports, communications, loisirs, assurance et retours éventuels en France.

Le logement absorbe aujourd’hui plusieurs centaines d’euros par mois dans les principales villes. À cela s’ajoutent des prix alimentaires moins éloignés de la moyenne européenne que ne le suggère l’indice général, ainsi qu’une inflation roumaine encore élevée en 2026.

Une enveloppe de 1 200 à 1 500 € pour une personne seule ne doit donc pas être comprise comme un minimum réglementaire. C’est une fourchette prudente pour un locataire souhaitant conserver un reste à vivre raisonnable dans une grande partie du pays.

Autour de 1 000 € par mois

Budget contraint

Cette somme peut fonctionner pour un propriétaire sans crédit ou une personne disposant d’un logement très peu coûteux. Pour un locataire seul dans une grande ville, la marge devient rapidement faible.

1 200 à 1 500 € par mois

Repère prudent

Cette enveloppe permet de louer dans de nombreuses villes roumaines, de couvrir les dépenses courantes et de conserver une marge raisonnable, sous réserve du logement et de la santé.

Autour de 2 000 € seul

Marge confortable

Pour une personne seule, cette pension procure généralement un pouvoir d’achat élevé en dehors des choix immobiliers les plus coûteux ou d’un mode de vie très internationalisé.

Propriétaire sans crédit

Avantage majeur

L’absence de loyer réduit fortement le besoin mensuel, même s’il reste nécessaire de financer énergie, entretien, assurance, charges et fiscalité locale.

Pour comparer ce niveau de ressources avec d’autres pays, consultez Où vivre avec 1 500 € par mois en 2026 ? Europe, Maurice ou Madagascar.

Notre dossier Où prendre sa retraite avec 2 000 € par mois en 2026 ? permet également de comparer un budget supérieur entre plusieurs destinations.

Le logement reste la dépense qui change le plus le budget

Comme en France, deux retraités disposant de la même pension peuvent avoir des niveaux de vie totalement différents selon leur situation immobilière.

Un propriétaire sans emprunt peut limiter fortement ses dépenses mensuelles. Un locataire doit au contraire intégrer un marché roumain qui s’est sensiblement renchéri dans les principales métropoles.

Les dernières données Storia disponibles au moment de cette analyse portent sur juillet 2026. Elles montrent que la demande locative a fortement augmenté avant la rentrée universitaire, tandis que les loyers demandés sont restés globalement stables.

La moyenne des loyers demandés pour les appartements d’une à trois pièces dans les dix villes analysées atteignait 536 € par mois.

Ville — juillet 2026 Loyer demandé indicatif
Cluj-Napoca 599 € de moyenne sur les appartements de 1 à 3 pièces ; environ 599 € pour deux pièces
Bucarest 593 € de moyenne sur les appartements de 1 à 3 pièces
Brașov Environ 500 € pour deux pièces
Iași Environ 450 € pour deux pièces
Timișoara Environ 450 € pour deux pièces
Oradea Environ 400 € pour deux pièces
Arad Environ 350 € pour deux pièces

Ces données correspondent à des prix moyens demandés dans les annonces. Elles ne représentent ni des loyers réglementaires ni obligatoirement le montant final signé dans un contrat.

L’écart entre les villes est suffisamment important pour changer complètement le budget d’un retraité. Un deux-pièces demandé autour de 599 € à Cluj-Napoca représente près de 250 € de plus par mois qu’un logement comparable affiché autour de 350 € à Arad.

Source : AGERPRES / Storia — marché locatif roumain, juillet 2026.

Pour approfondir le logement et le quotidien hors du seul contexte de la retraite, consultez Vivre en Roumanie en 2026.

Inflation 2026 : la Roumanie reste moins chère, mais les prix progressent rapidement

L’une des principales erreurs consiste à comparer la France et la Roumanie à partir de budgets anciens.

Selon Eurostat, l’inflation harmonisée roumaine atteignait encore 6,3 % sur un an en août 2026, soit le taux le plus élevé de l’Union européenne ce mois-là.

La moyenne de l’Union européenne atteignait environ 3,2 %.

La situation s’est donc améliorée par rapport aux niveaux particulièrement élevés observés précédemment, mais la progression des prix reste suffisamment importante pour rendre rapidement obsolètes certaines estimations de coût de la vie publiées en 2023, 2024 ou 2025.

Conséquence pratique : une pension qui procurait une marge très importante il y a trois ans peut toujours offrir un bon pouvoir d’achat en 2026, mais avec un avantage moins spectaculaire sur certains postes.

Source : Eurostat — inflation harmonisée dans l’Union européenne.

Le leu roumain ajoute un risque de change à une pension en euros

La Roumanie est membre de l’Union européenne mais n’utilise pas encore l’euro.

Sa monnaie reste le leu roumain, dont le code international est RON.

Pour un retraité recevant sa pension en euros mais réglant ses dépenses quotidiennes en lei, les variations du taux de change peuvent modifier légèrement le pouvoir d’achat.

Au 16 septembre 2026, la Banque centrale européenne publiait un taux de référence de 1 € = 5,2629 RON.

Montant en euros Équivalent indicatif
1 000 € ≈ 5 263 RON
1 500 € ≈ 7 894 RON
2 000 € ≈ 10 526 RON

Ces conversions sont indicatives. Une banque ou un prestataire de paiement peut appliquer son propre taux, une marge de change ou des frais.

Source : Banque centrale européenne — taux de change de référence.

Un retraité français a-t-il besoin d’un visa pour vivre en Roumanie ?

Non. En tant que ressortissant français et citoyen de l’Union européenne, il bénéficie de la libre circulation.

La situation change toutefois lorsque le séjour dépasse trois mois.

L’Inspectorat général roumain pour l’immigration indique qu’un citoyen de l’Union souhaitant rester plus de trois mois doit enregistrer sa résidence auprès de l’unité territoriale compétente.

Pour une personne vivant de ses propres ressources, il faut notamment pouvoir présenter un document d’identité valide, une preuve de moyens de subsistance et une couverture maladie.

Situation Formalité principale
Séjour jusqu’à trois mois Libre circulation avec document d’identité valide
Séjour supérieur à trois mois Enregistrement de la résidence auprès de l’IGI
Cinq années de résidence légale continue Droit de résidence permanente selon les règles européennes

Sources : Inspectorat général roumain pour l’immigration et Your Europe — droits de résidence des retraités.

Pour les démarches générales d’installation, consultez aussi S’expatrier en Roumanie : fiscalité et coût réel en 2026.

Santé : le formulaire S1 est central pour de nombreux retraités français

Le coût de la vie ne suffit pas à déterminer si une destination convient à une retraite. La couverture médicale peut modifier profondément le budget et le niveau de sécurité recherché.

Les règles européennes de coordination de la sécurité sociale prévoient qu’un pensionné qui s’installe dans un autre pays de l’Union européenne peut, selon sa situation, demander un formulaire S1 auprès de l’organisme de l’État responsable de sa couverture.

Le formulaire doit ensuite être enregistré auprès de l’organisme compétent du pays de résidence.

Pour un retraité français relevant de la France au titre de ces règles et installé en Roumanie, ce mécanisme permet d’accéder au système roumain selon les conditions applicables aux assurés locaux.

À retenir : la Carte européenne d’assurance maladie concerne principalement les séjours temporaires. Elle ne remplace pas le formulaire S1 lorsqu’une personne transfère durablement sa résidence.

La situation peut être différente si le retraité perçoit également une pension roumaine ouvrant elle-même des droits locaux. Il faut alors identifier quel État est compétent au regard des règlements européens.

Source : Your Europe — couverture médicale dans un autre pays de l’Union européenne.

Pour replacer le S1 dans l’ensemble des règles applicables aux pensions françaises hors de France, consultez également Vivre à l’étranger avec une retraite française : les règles.

Faut-il prévoir une assurance santé privée ?

Une couverture privée peut être utile pour accéder à certains établissements, réduire les délais, compléter les remboursements ou bénéficier de garanties internationales.

Son coût varie fortement avec l’âge, l’état de santé, la franchise, le plafond, les garanties hospitalières et la zone géographique.

Il serait donc peu sérieux d’inscrire un tarif moyen unique dans tous les scénarios retraite.

Notre guide Assurance mutuelle expatrié en 2026 : prix, CFE et choix détaille les différentes architectures de couverture, notamment régime local, CFE avec complémentaire et assurance internationale au premier euro.

Fiscalité d’une retraite française en Roumanie : ce que dit réellement la convention

La fiscalité constitue l’un des points essentiels avant de transférer sa résidence.

La convention fiscale entre la France et la Roumanie contient une règle particulièrement claire à son article 18.

Elle prévoit que les pensions, y compris les pensions de sécurité sociale, ainsi que les rémunérations similaires versées au titre d’un emploi antérieur à un résident d’un État contractant ne sont imposables que dans cet État.

Pour une personne devenue résidente fiscale roumaine au sens de la convention, les pensions entrant dans cette catégorie sont donc en principe imposables en Roumanie.

Une exception importante concerne toutefois certaines pensions publiques.

Les pensions versées par l’État, une collectivité ou une personne morale de droit public au titre de services antérieurs exercés dans des fonctions de caractère public restent en principe imposables dans l’État qui les verse.

Type de pension Principe conventionnel
Pension relevant de l’article 18 §1, dont pension de sécurité sociale Imposition dans l’État de résidence
Pension publique relevant de l’article 18 §2 Imposition dans l’État qui verse la pension

Source : Convention fiscale France–Roumanie — article 18.

Pour approfondir les mécanismes applicables lorsque l’on transfère sa résidence hors de France, consultez Fiscalité d’une retraite à l’étranger en 2026.

Comment une pension imposable en Roumanie est-elle taxée ?

L’administration fiscale roumaine indique que lorsqu’une personne devenue résidente fiscale roumaine perçoit une pension étrangère pour laquelle la Roumanie dispose du droit d’imposer, ce revenu doit être déclaré en Roumanie.

Le mécanisme roumain prévoit une tranche mensuelle non imposable de 3 000 RON, soit 36 000 RON sur une année complète.

L’impôt sur le revenu est ensuite de 10 % sur la base imposable, après prise en compte des règles applicables.

Attention : cela ne signifie pas qu’un retraité verse automatiquement 10 % de sa pension totale. La franchise de 3 000 RON par mois et la situation en matière de couverture maladie doivent être prises en compte.

Exemple avec une pension de 1 500 € par mois

À titre purement illustratif, en utilisant le taux BCE de 5,2629 RON pour un euro du 16 septembre 2026 :

Calcul indicatif Montant
Pension annuelle 18 000 €
Conversion indicative ≈ 94 732 RON
Franchise annuelle − 36 000 RON
Base avant éventuelles autres règles ≈ 58 732 RON
10 % appliqués à cette base illustrative ≈ 5 873 RON

Au taux de change utilisé pour cet exemple, 5 873 RON représentent environ 1 116 € d’impôt sur l’année, soit environ 93 € par mois. Ce montant doit être lu comme une illustration avant prise en compte d’une éventuelle CASS, des règles de conversion effectivement appliquées par l’administration et de la situation personnelle du retraité.

Ce calcul ne constitue donc pas une simulation fiscale personnalisée. La conversion, la déclaration, la résidence fiscale, la nature exacte de la pension et la situation sociale doivent être vérifiées selon le dossier du contribuable.

Source : ANAF — traitement des pensions étrangères.

Un titulaire du formulaire S1 doit-il payer la CASS roumaine ?

Pas nécessairement.

Le droit roumain prévoit des situations d’exemption pour les personnes pouvant justifier d’une couverture maladie valable dans un autre État membre de l’Union européenne, de l’Espace économique européen ou en Suisse lorsque cette couverture produit ses effets en Roumanie.

Un retraité relevant effectivement du régime d’un autre État au titre des règles européennes doit donc faire vérifier sa situation avant d’appliquer mécaniquement la contribution roumaine d’assurance maladie.

Source : ANAF — couverture maladie dans un autre État européen.

Notre dossier Fiscalité Roumanie : impôts, résidence fiscale et pièges à éviter détaille les règles générales du pays au-delà du seul cas des pensions.

Une fiscalité attractive n’a de sens que si la convention est correctement appliquée.

ImmoConnexion privilégie les textes officiels et la situation réelle du contribuable avant d’afficher un taux.

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183 jours en Roumanie : attention à la résidence fiscale

La résidence administrative et la résidence fiscale sont deux notions différentes.

L’ANAF prévoit notamment un questionnaire destiné aux personnes arrivant en Roumanie et dépassant certaines durées de présence.

Le seuil de 183 jours sur une période de douze mois consécutifs constitue un élément important, mais il n’est pas le seul critère utilisé lorsque deux États pourraient considérer la même personne comme résidente.

La convention franco-roumaine examine notamment le foyer d’habitation permanent, le centre des intérêts vitaux, le lieu de séjour habituel puis, si nécessaire, la nationalité.

À ne pas confondre : enregistrer son droit de résidence auprès des autorités roumaines après trois mois ne règle pas automatiquement la question de sa résidence fiscale internationale.

Sources : ANAF et Convention fiscale France–Roumanie.

Acheter ou louer son logement pour sa retraite en Roumanie ?

Le niveau historique des prix immobiliers roumains peut donner envie d’acheter rapidement.

Pour une installation durable à l’étranger, une période de location préalable peut néanmoins être prudente.

Le quartier, l’accès à un médecin, l’isolation thermique, le bruit, les transports, l’état de l’immeuble et la proximité des commerces sont souvent plus importants pour un retraité que le seul prix au mètre carré.

Un appartement peu cher mais éloigné de tout peut imposer l’achat et l’utilisation quotidienne d’une voiture. À l’inverse, un logement plus coûteux mais proche d’un hôpital, d’un supermarché et des transports peut réduire d’autres dépenses.

Le dossier Investir dans l’immobilier en Roumanie analyse séparément le marché immobilier et l’investissement. Ici, le logement est étudié comme résidence de vie.

Quelle ville roumaine choisir pour sa retraite ?

La ville la moins chère n’est pas nécessairement la meilleure pour un retraité.

Il faut également examiner l’offre médicale, l’aéroport, les transports, les distances, le climat et l’accessibilité quotidienne.

Bucarest

La capitale concentre les principaux services administratifs, de nombreux établissements médicaux et la plus grande offre de transports internationaux. En contrepartie, les loyers font partie des plus élevés du pays.

Cluj-Napoca

Cluj est un grand centre universitaire et médical, mais aussi le marché locatif le plus cher parmi ceux analysés par Storia en juillet 2026.

Brașov

La ville combine environnement montagnard, services urbains et proximité relative de Bucarest, avec des loyers désormais élevés à l’échelle roumaine.

Timișoara

Son aéroport, ses établissements médicaux et universitaires ainsi que des loyers inférieurs à ceux de Cluj peuvent constituer des avantages pour une installation de longue durée.

Iași

Important centre universitaire et médical de l’est du pays, Iași présente des loyers intermédiaires mais se situe plus loin de l’Europe occidentale.

Oradea ou Arad

Les loyers sont plus faibles que dans les principales métropoles et la position géographique à l’ouest du pays peut être intéressante pour certains retraités.

Pour une présentation plus large des villes, transports et conditions de vie, consultez Vivre en Roumanie : coût réel et qualité de vie.

Roumanie, France, Bulgarie ou Maurice : quatre modèles très différents

Comparer uniquement le prix d’un repas ou d’un loyer ne suffit pas pour choisir une destination de retraite.

La France offre une continuité administrative et médicale mais présente un niveau de prix plus élevé.

La Roumanie combine liberté de circulation européenne, loyers encore modérés dans plusieurs villes et coût général inférieur, mais avec une monnaie différente et une inflation encore élevée.

La Bulgarie présente également des niveaux de prix bas dans l’Union européenne, mais sa fiscalité, son système de santé et ses villes doivent être étudiés séparément.

Maurice répond à une logique complètement différente : pays hors Union européenne, permis de résidence, assurance santé et éloignement géographique modifient l’équation.

Bulgarie

Notre dossier Retraite en Bulgarie en 2026 applique la même logique au budget, à la fiscalité, à la santé et aux démarches.

Maurice

Pour comparer une destination de l’océan Indien à une installation dans l’Union européenne, consultez Retraite à Maurice en 2026.

Comparaison internationale

Le dossier Meilleurs pays pour prendre sa retraite en 2026 rassemble les principaux critères de comparaison.

Quels sont les principaux points de vigilance avant de partir ?

Le premier concerne la langue. L’anglais est largement utilisable dans une partie des grandes villes, mais des notions de roumain facilitent fortement les démarches du quotidien et certaines consultations médicales.

Le deuxième est le climat. La Roumanie connaît de véritables hivers, parfois rigoureux. Le coût du chauffage et le confort thermique du logement ne doivent pas être négligés.

Le troisième est la santé. Le S1 organise les droits sociaux mais ne garantit pas que toutes les villes offrent le même accès aux spécialistes ou aux établissements privés.

Le quatrième est l’inflation. Elle reste plus élevée qu’en France et que la moyenne européenne en 2026.

Enfin, les voyages vers la France doivent entrer dans le budget. Deux ou trois allers-retours annuels peuvent représenter une dépense significative selon la ville de départ, les dates et les bagages.

Mini-FAQ sur la retraite en Roumanie en 2026

Combien faut-il par mois pour prendre sa retraite en Roumanie ?

Pour une personne seule locataire, environ 1 200 à 1 500 € par mois constituent un repère prudent en 2026 selon la ville et le niveau de confort. Il ne s’agit pas d’un seuil officiel mais d’une fourchette destinée à intégrer logement, dépenses courantes, santé et imprévus.

Peut-on vivre en Roumanie avec 1 000 € par mois ?

Oui dans certaines situations, notamment avec un logement déjà payé ou un loyer faible. Pour un locataire seul à Bucarest ou Cluj-Napoca, ce budget devient beaucoup plus contraint.

1 500 € de retraite sont-ils suffisants en Roumanie ?

Pour une personne seule, 1 500 € permettent généralement une marge correcte dans de nombreuses villes. Le logement reste toutefois déterminant.

Une retraite française est-elle imposable en France ou en Roumanie ?

La convention franco-roumaine prévoit en principe que les pensions relevant de son article 18 §1, y compris les pensions de sécurité sociale, sont imposables dans l’État de résidence. Certaines pensions publiques relèvent d’une règle différente et restent imposables dans l’État payeur.

Un Français retraité a-t-il besoin d’un visa ?

Non. En tant que citoyen de l’Union européenne, il bénéficie de la libre circulation. Au-delà de trois mois, un enregistrement de résidence est toutefois nécessaire.

Le formulaire S1 fonctionne-t-il en Roumanie ?

Oui lorsque les règles européennes désignent un autre État comme responsable de la couverture maladie du pensionné. Le document doit être enregistré auprès de l’organisme roumain compétent.

La Roumanie utilise-t-elle l’euro ?

Non. La monnaie est le leu roumain, RON. Les retraités percevant une pension en euros doivent donc tenir compte du taux de change et des éventuels frais de conversion.

La Roumanie est-elle vraiment beaucoup moins chère que la France ?

Le niveau général des prix de consommation des ménages est nettement inférieur, mais les écarts varient fortement selon les postes. L’alimentation, par exemple, est beaucoup plus proche de la moyenne européenne que ne l’est le niveau général des prix roumains.

Conclusion : la Roumanie reste compétitive, mais il faut raisonner en reste à vivre

Prendre sa retraite en Roumanie en 2026 peut offrir un pouvoir d’achat supérieur à celui obtenu avec la même pension en France.

Les données Eurostat confirment un niveau général des prix des dépenses de consommation finale des ménages nettement inférieur à celui de la France.

Mais ce constat ne doit pas être transformé en règle de trois.

Un panier de consommation général n’est pas un panier spécifique de retraité. L’alimentation, le logement, les services, les soins et les transports présentent des écarts de prix différents.

Le bon indicateur n’est donc pas le pourcentage global d’économie affiché entre deux pays, mais le reste à vivre réellement disponible après le logement, la fiscalité applicable à la pension, la santé, l’énergie, les transports et les voyages vers la France.

Pour une personne seule locataire, une enveloppe de 1 200 à 1 500 € par mois constitue un scénario prudent dans une grande partie du pays. Une pension plus élevée apporte une marge importante, tandis qu’un propriétaire sans crédit peut avoir besoin de moins.

La fiscalité doit également être traitée avec précision. Le texte officiel de la convention franco-roumaine confirme que les pensions relevant de l’article 18 §1, y compris les pensions de sécurité sociale, sont imposables dans l’État de résidence, tandis que certaines pensions publiques restent imposables dans l’État payeur.

Pour continuer la comparaison sur une base homogène, consultez notre référence Retraite en France en 2026, puis les dossiers Retraite en Bulgarie en 2026 et Retraite à Maurice en 2026.

Vous comparez plusieurs pays avant de choisir votre retraite ?

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Sources principales

Eurostat — Household consumption price levels across the EU in 2025.

Eurostat — Purchasing power parities, information on data and HFCE classifications.

AGERPRES / Storia — Loyers demandés dans les principales villes roumaines, juillet 2026.

Banque centrale européenne — Taux de change euro / leu roumain.

Inspectorat général roumain pour l’immigration — Enregistrement de la résidence des citoyens de l’Union européenne.

Your Europe — Couverture médicale et formulaire S1.

Direction générale des Finances publiques — Convention fiscale France–Roumanie, notamment articles 4 et 18.

ANAF — Résidence fiscale en Roumanie.

ANAF — Traitement fiscal des pensions étrangères.

ANAF — Couverture maladie dans un autre État européen et CASS.

Avertissement

Les budgets présentés dans cet article sont des scénarios ImmoConnexion construits à partir de données européennes, de loyers demandés sur le marché et des principaux postes de dépenses d’un retraité. Ils ne constituent ni des budgets officiels roumains ni une garantie de niveau de vie. Les indices Eurostat de niveau des prix décrivent des paniers de consommation agrégés et ne doivent pas être appliqués mécaniquement à un budget individuel. La fiscalité dépend de la résidence fiscale, de la nature exacte de la pension, de la convention applicable et de la situation personnelle. Les droits à l’assurance maladie et l’éventuelle exemption de contributions locales dépendent également de la coordination européenne et des justificatifs détenus.