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Fiscalité Côte d'Ivoire en 2026 avec documents fiscaux, calculatrice, drapeau ivoirien et vue d'Abidjan illustrant les impôts, la résidence fiscale et l'investissement immobilier.

Fiscalité Côte d’Ivoire : impôts, résidence fiscale et immobilier en 2026

La fiscalité en Côte d’Ivoire est souvent présentée comme plus avantageuse que celle de la France. Pourtant, entre la résidence fiscale, les impôts sur les salaires, la fiscalité immobilière et la convention fiscale franco-ivoirienne, la réalité est plus nuancée. Avant de s’expatrier, d’investir ou de créer une entreprise, il est essentiel de comprendre où l’imposition s’applique et pour quelles raisons.

Ce guide s’appuie sur trois textes de référence : le Code Général des Impôts ivoirien, l’Annexe fiscale 2026 et la convention fiscale franco-ivoirienne. Cette dernière est en vigueur depuis 1966 et a été modifiée par deux avenants. Elle détermine, pour chaque catégorie de revenus, quel État — la France ou la Côte d’Ivoire — dispose du droit d’imposer.

Fiscalité Côte d’Ivoire : ce qu’il faut retenir en 30 secondes

  • Un salaire supporte trois prélèvements cumulés : ITS (0 à 60 %, progressif), IGR (1,5 %) et Contribution Nationale (1,5 %).
  • La résidence fiscale se détermine par le foyer permanent d’habitation, pas par un seuil automatique de jours passés sur place.
  • L’impôt foncier repose depuis 2026 sur la valeur marchande, avec une hausse annuelle désormais plafonnée entre 10 % et 25 %.
  • Les entreprises au régime réel paient 25 % d’IS et 18 % de TVA au-delà de 200 millions FCFA de chiffre d’affaires.
  • La convention fiscale France–Côte d’Ivoire évite la double imposition, mais applique des règles différentes selon le type de revenu.
  • Les taux évoluent chaque année via l’annexe fiscale votée en loi de finances : une vérification avant décision reste indispensable.

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Le parcours fiscal d’une expatriation en Côte d’Ivoire

Parcours fiscal

Le parcours fiscal d’une expatriation en Côte d’Ivoire

Six étapes déterminent, dans l’ordre, l’exposition fiscale d’un projet d’expatriation ou d’investissement en Côte d’Ivoire.

01

Projet d’expatriation

Définition du projet : installation, investissement immobilier ou création d’entreprise.

02

Résidence fiscale

Détermination du pays de résidence fiscale selon le foyer permanent d’habitation.

03

Convention fiscale

Application de la convention France–Côte d’Ivoire pour éviter la double imposition.

04

Impôts applicables

ITS, IGR et Contribution Nationale sur salaire, ou IS/TVA pour une activité économique.

05

Investissement immobilier

Impôt foncier sur la valeur marchande, plus-value à la revente, transmission.

06

Déclaration des revenus

Déclaration en Côte d’Ivoire et, le cas échéant, maintien d’obligations déclaratives en France.

Résidence fiscale : qui, de la France ou de la Côte d’Ivoire, vous impose ?

C’est la première question à trancher, car elle détermine tout le reste. Devenir résident fiscal ivoirien ne résulte pas d’un simple choix. Ce statut se constate à partir de critères précis définis par la convention fiscale entre la France et la Côte d’Ivoire. Signée à Abidjan le 6 avril 1966, cette convention a été modifiée par deux avenants, en 1985 et en 1993.

Le critère principal est celui du foyer permanent d’habitation. Il correspond au lieu où se situe le centre des intérêts vitaux de la personne : famille, résidence principale et attaches économiques. Si ce premier critère ne permet pas de départager les deux États, la convention examine ensuite le pays dans lequel le séjour est le plus long au cours de l’année. Elle ne prévoit toutefois aucun seuil automatique de 183 jours. La résidence fiscale est déterminée à partir d’un ensemble de critères appréciés au cas par cas.

Dans le cas où une personne vit et travaille à Abidjan, que sa famille l’y a suivie et que son activité professionnelle s’y déroule, la résidence fiscale bascule en Côte d’Ivoire. Les revenus de source ivoirienne y sont alors imposés, et la France, en tant qu’État de départ, applique un mécanisme d’exonération avec prise en compte du taux effectif pour éviter la double imposition. Les démarches à accomplir avant ce basculement — visa, budget d’installation, calendrier — sont détaillées dans notre guide s’installer en Côte d’Ivoire en 2026.

Ce que paie réellement un salarié en Côte d’Ivoire

En Côte d’Ivoire, un salaire peut être soumis à trois prélèvements distincts, et non à un seul. Selon les outils utilisés, certains simulateurs ne prennent pas toujours en compte l’ensemble de ces prélèvements.

ITS, IGR, Contribution Nationale : trois impôts, pas un

Tout salarié en Côte d’Ivoire supporte trois retenues distinctes, prélevées chaque mois à la source par l’employeur :

  • L’ITS (Impôt sur les Traitements et Salaires) : c’est l’impôt progressif principal, calculé par tranches sur le revenu imposable annuel, après déduction de la cotisation salariale à la CNPS (6,3 %) et en tenant compte du quotient familial.
  • L’IGR (Impôt Général sur le Revenu) : un prélèvement proportionnel de 1,5 % sur le salaire brut, sans abattement, qui s’applique dès le premier franc gagné.
  • La Contribution Nationale (CN) : encore 1,5 % du brut, qui finance des fonds spéciaux de l’État. Ce prélèvement est parfois absent des simulations disponibles en ligne, ce qui peut conduire à sous-estimer la charge fiscale réelle.

Additionnées, ces trois lignes constituent la pression fiscale réelle sur salaire, au-delà du seul barème ITS généralement mis en avant.

À retenir

ITS + IGR (1,5 %) + Contribution Nationale (1,5 %) : trois lignes cumulatives, prélevées à la source chaque mois. Une simulation qui n’affiche que l’ITS sous-estime systématiquement la charge fiscale réelle.

Le barème ITS 2026, tranche par tranche

Depuis la réforme portée par l’ordonnance n° 2023-719, le barème comporte sept tranches appliquées au revenu imposable annuel par part fiscale :

Barème ITS 2026

Barème de l’ITS : les tranches d’imposition en Côte d’Ivoire

Depuis la réforme portée par l’ordonnance n° 2023-719, l’impôt sur les traitements et salaires (ITS) est calculé selon un barème progressif comportant sept tranches appliquées au revenu imposable annuel par part fiscale.

0 %
0 à 600 000 FCFA
10 %
600 001 à 1 560 000 FCFA
15 %
1 560 001 à 2 400 000 FCFA
20 %
2 400 001 à 3 600 000 FCFA
25 %
3 600 001 à 5 160 000 FCFA
35 %
5 160 001 à 7 920 000 FCFA
60 %
Au-delà de 7 920 000 FCFA
💡 Bon à savoir

Le taux de 60 % correspond au taux marginal. Il ne s’applique qu’à la fraction du revenu qui dépasse 7 920 000 FCFA. Les tranches inférieures continuent d’être imposées à leurs propres taux.

À noter

Les règles fiscales évoluent chaque année via l’annexe fiscale votée en loi de finances. Avant toute décision importante, il est recommandé de vérifier que les taux présentés dans cet article sont toujours en vigueur, notamment sur dgi.gouv.ci.

La dernière tranche atteint 60 %, un taux marginal comparable à celui appliqué en France sur les très hauts revenus. Ce qui distingue les deux systèmes tient surtout au seuil d’entrée dans les tranches hautes et au poids des cotisations sociales, structurellement différent entre les deux pays.

Cas pratique — salarié à 2 000 000 FCFA de revenu imposable annuel par part

Revenu imposable après déduction CNPS (6,3 %) : environ 1 874 000 FCFA

Tranches concernées : 0 % jusqu’à 600 000 · 10 % jusqu’à 1 560 000 · 15 % au-delà

Seule la fraction du revenu supérieure à 1 560 000 FCFA est imposée à 15 %. Le taux marginal ne s’applique donc jamais à l’ensemble des revenus, mais uniquement à la tranche concernée.

Immobilier : l’impôt foncier ivoirien a changé de visage en 2026

Si vous envisagez d’acheter un bien en Côte d’Ivoire, c’est probablement l’un des points les plus importants à connaître. Il aura un impact direct sur votre budget annuel.

Depuis l’entrée en vigueur de la loi de finances n° 2025-987, début janvier 2026, l’impôt sur le patrimoine foncier repose sur la valeur marchande du bien. Celle-ci est estimée par des commissions administratives. Les anciens barèmes forfaitaires ne constituent plus la seule référence. En 2026, les principaux taux applicables sont les suivants :

  • Propriétés bâties productrices de revenus fonciers : 9 % de la valeur locative pour les particuliers, 11 % pour les personnes morales.
  • Immeubles bâtis d’entreprises non affectés à l’activité, ou constructions inachevées inscrites à l’actif : le taux a été abaissé de 15 % à 13 % de la valeur marchande.
  • Propriétés non bâties : 1 % de la valeur marchande, avec un taux réduit à 0,2 % pour les terrains détenus en bail emphytéotique.

La réforme de 2024 a entraîné, pour certains propriétaires, des hausses d’impôt foncier supérieures à 50 % en une seule année. L’Annexe fiscale 2026 encadre désormais cette évolution. La hausse annuelle de l’impôt foncier est désormais plafonnée entre 10 % et 25 % par rapport au montant payé l’année précédente.

Ce plafonnement concerne uniquement l’évolution de l’impôt. Il ne modifie pas la méthode d’évaluation du bien. La base d’imposition reste fondée sur la valeur marchande, déterminée par des commissions administratives. Si un propriétaire estime cette évaluation excessive, il peut la contester selon les procédures prévues.

À retenir

Foncier bâti productif : 9 % (particuliers) / 11 % (personnes morales) de la valeur locative. Foncier non bâti : 1 %, réduit à 0,2 % en bail emphytéotique. Hausse annuelle plafonnée entre 10 % et 25 %.

Le foncier occupe une place croissante dans la mobilisation des recettes fiscales, une tendance observable dans plusieurs pays comparés dans notre analyse Afrique vs Europe.

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Entreprendre en Côte d’Ivoire : IS, TVA et patente, ce qu’il faut anticiper

Si votre projet dépasse la simple installation personnelle et inclut une activité économique — société, activité de conseil, location meublée en direct — trois lignes fiscales structurent votre régime.

Le régime fiscal dépend d’abord de votre chiffre d’affaires

La Côte d’Ivoire distingue plusieurs régimes fiscaux selon le niveau d’activité de l’entreprise. Les petites structures relèvent du régime de l’Entreprenant ou du régime des microentreprises. Les entreprises plus importantes sont soumises au régime réel, sous la forme du RSI ou du RNI.

Au régime réel, l’impôt sur les bénéfices (BIC/IS) est fixé à 25 % du résultat fiscal net. Des acomptes trimestriels doivent être versés en mars, juin et septembre.

La TVA est appliquée au taux normal de 18 % lorsque le chiffre d’affaires annuel atteint 200 millions de FCFA. Ce seuil a été relevé puis confirmé pour 2026. En dessous, l’entreprise n’est généralement pas tenue de collecter la TVA.

Depuis 2026, un taux réduit de 9 % s’applique également à certains produits agricoles et intrants. Cette évolution montre que la fiscalité ivoirienne continue d’évoluer régulièrement.

Enfin, toute activité commerciale, industrielle ou libérale exercée en Côte d’Ivoire est soumise à la patente. Cette taxe professionnelle annuelle est distincte de l’impôt sur les bénéfices. Elle est parfois découverte tardivement par les entrepreneurs, après l’immatriculation de leur entreprise.

La convention fiscale France-Côte d’Ivoire : protège-t-elle vraiment de la double imposition ?

Sur le papier, oui. Dans la pratique, il faut connaître les nuances pays par pays, car chaque catégorie de revenu a sa propre règle de répartition entre les deux États.

Le principe général : la France exonère les revenus imposables en Côte d’Ivoire, mais les intègre pour calculer le taux effectif applicable à vos autres revenus français — la fameuse règle du taux effectif, qui préserve la progressivité de l’impôt français même quand une partie de vos revenus échappe à son assiette directe.

Pour les revenus mobiliers (dividendes, intérêts, redevances), le mécanisme est différent : un crédit d’impôt est accordé en Côte d’Ivoire, égal au montant de l’impôt déjà payé en France, avec des taux plafonds spécifiques — 16 % pour les intérêts perçus par un résident ivoirien, 10 % pour les redevances. Pour les biens immobiliers, la règle est plus simple : l’imposition revient systématiquement à l’État où se situe le bien, quel que soit le lieu de résidence du propriétaire.

Le cas des professions dépendantes mérite une attention particulière : un salaire est en principe imposable dans l’État où l’activité est exercée, sauf mission temporaire de moins de 183 jours et rémunération versée par un employeur non domicilié dans cet État. Cette exception repose sur trois conditions cumulatives, et non sur une seule : un télétravailleur partiellement présent en Côte d’Ivoire doit vérifier chacune d’elles avant de considérer sa situation comme couverte.

💡 Bon à savoir

La convention fiscale franco-ivoirienne date de 1966, mais reste pleinement en vigueur, modifiée par deux avenants (1985 et 1993). Les règles qu’elle fixe priment sur le droit interne de chaque pays en cas de conflit d’imposition.

Revente et succession : les deux angles morts de la fiscalité immobilière

La plupart des guides s’arrêtent à l’achat et à la détention. Deux moments comptent tout autant : la revente et la transmission, et ce sont précisément les points sur lesquels les investisseurs étrangers manquent le plus d’informations fiables.

À la revente d’un bien, la plus-value réalisée entre dans le champ de la fiscalité ivoirienne, l’État de situation de l’immeuble ayant, selon la convention franco-ivoirienne, le droit d’imposer les gains issus de l’aliénation de biens immobiliers. Cela signifie concrètement qu’un propriétaire français ne peut pas se contenter de déclarer cette plus-value en France en pensant échapper à toute imposition locale : les deux administrations peuvent être concernées, chacune selon ses propres règles de calcul et d’abattement.

Sur la succession, la convention prévoit également des règles de répartition spécifiques pour les droits d’enregistrement et de timbre : les actes et mutations portant sur un bien immobilier ou un fonds de commerce suivent la loi de l’État où se situe le bien, tandis que les autres actes suivent la loi du domicile du contractant. Pour un héritier resté en France d’un patrimoine détenu en Côte d’Ivoire, cette distinction change directement le montant à régler et l’administration compétente pour l’encaisser. C’est un point à anticiper dès l’achat, pas au moment du décès.

Fiscalité Côte d’Ivoire face aux autres destinations africaines : où se situe-t-elle vraiment ?

Le niveau réel de fiscalité varie sensiblement selon la destination africaine choisie, ce que les comparaisons chiffrées permettent de préciser plus utilement que les généralisations sur le coût fiscal du continent.

Au Sénégal, le système repose également sur une convention bilatérale avec la France et sur des critères de résidence fiscale proches dans leur logique, mais avec des taux et des seuils différents. À Maurice, le régime fiscal est structurellement plus léger, avec un taux forfaitaire attractif qui explique en grande partie l’afflux d’investisseurs étrangers. À Madagascar, la fiscalité des expatriés se distingue par des règles de résidence et de rapatriement de fonds spécifiques, à connaître avant tout achat immobilier.

La Côte d’Ivoire se situe entre ces deux profils, sans constituer ni le régime le plus léger ni le plus lourd de la zone. Son barème ITS progressif jusqu’à 60 % et la révision de l’impôt foncier en 2026 s’inscrivent dans le financement d’une croissance économique attendue à 6,7 % pour l’année.

Vous avez maintenant les clés. La question est simple :

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Les erreurs fiscales qui coûtent le plus cher aux Français en Côte d’Ivoire

Trois erreurs reviennent systématiquement, et toutes sont évitables.

La première consiste à calculer l’ITS directement sur le salaire brut mensuel, sans déduire au préalable la cotisation CNPS et sans annualiser correctement le revenu. Cette approximation peut surestimer l’impôt réel de 20 à 40 % selon le niveau de salaire — ou, à l’inverse, conduire à une mauvaise anticipation de trésorerie si l’erreur joue dans l’autre sens.

La deuxième erreur consiste à ignorer la Contribution Nationale dans les simulations, en pensant que l’ITS résume à lui seul la pression fiscale sur salaire. Ce n’est jamais le cas : les 1,5 % de CN s’ajoutent systématiquement.

La troisième touche les propriétaires qui découvrent leur avis d’impôt foncier sans avoir anticipé la revalorisation de la valeur marchande de leur bien. Le plafonnement introduit en 2026 limite l’ampleur de la hausse, sans dispenser de vérifier la base retenue par l’administration avant règlement. Ce budget fiscal s’ajoute à celui du logement et des démarches d’installation détaillé dans notre guide sur l’expatriation en Côte d’Ivoire.

Mini FAQ : fiscalité Côte d’Ivoire

Un Français qui vit en Côte d’Ivoire doit-il encore déclarer ses revenus en France ?

Dans la plupart des cas, oui. Devenir résident fiscal ivoirien ne dispense pas de déclarer en France les revenus de source française (biens immobiliers loués, pensions, comptes-titres) : la convention fiscale précise, poste par poste, quel État a le droit d’imposer chaque catégorie de revenu. Le basculement de résidence fiscale est une étape distincte des démarches de visa et d’installation, détaillées dans notre guide dédié.

Le barème ITS à 60 % s’applique-t-il à beaucoup de contribuables ?

Non, uniquement à la fraction de revenu imposable qui dépasse 7 920 000 FCFA par an et par part fiscale, soit un niveau de rémunération élevé. En pratique, très peu de contribuables sont imposés à 60 % sur une part importante de leurs revenus. Ce taux ne concerne que la fraction qui dépasse le dernier seuil du barème.

L’impôt foncier ivoirien peut-il encore fortement augmenter d’une année sur l’autre ?

Depuis l’Annexe fiscale 2026, la hausse est plafonnée entre 10 % et 25 % par rapport au montant payé l’année précédente. Les envolées supérieures à 50 % constatées lors de la réforme de 2024 ne sont donc plus possibles dans les mêmes conditions.

Faut-il un expert-comptable ivoirien pour gérer sa fiscalité personnelle ?

Pour un salarié classique, non, l’employeur gère la retenue à la source. Pour un entrepreneur, un investisseur immobilier ou toute situation impliquant la convention fiscale franco-ivoirienne, l’accompagnement d’un fiscaliste ou d’un cabinet membre de l’OECCA-CI est fortement recommandé : les textes évoluent chaque année via l’annexe fiscale.

Tableau de synthèse : la fiscalité ivoirienne en un coup d’œil

Synthèse 2026

Les principaux impôts en Côte d’Ivoire selon votre situation

Selon votre profil, les impôts applicables diffèrent. Cette synthèse permet d’identifier rapidement les principaux prélèvements auxquels vous pouvez être soumis.

👤 Fiscalité des particuliers
🧾

ITS

Impôt sur les traitements et salaires

0 % → 60 %
Barème progressif en 7 tranches
📌

IGR

Impôt général sur le revenu

1,5 %
Prélevé sur le salaire brut
🏛️

Contribution Nationale

Prélèvement additionnel sur salaire

1,5 %
S’ajoute à l’ITS et à l’IGR
🛡️

CNPS

Cotisation sociale salariale

6,3 %
Déduite avant le calcul de l’ITS
🏢 Entreprises & Immobilier
🏠

Foncier bâti

Biens produisant des revenus fonciers

9 % / 11 %
Particuliers / sociétés
🌿

Foncier non bâti

Terrain ou foncier non construit

1 % / 0,2 %
Droit commun / bail emphytéotique
💼

IS / BIC

Impôt sur les bénéfices

25 %
Résultat fiscal net
🧮

TVA

Taux normal applicable

18 %
Dès 200 M FCFA de chiffre d’affaires
📌 À retenir

Votre résidence fiscale, votre activité et la nature de vos revenus déterminent les impôts auxquels vous êtes effectivement soumis. Ce tableau constitue une synthèse des principaux prélèvements applicables en 2026.

Conclusion : anticiper plutôt que subir

La fiscalité en Côte d’Ivoire n’est ni un eldorado ni un piège : c’est un système structuré, en réforme active, qui exige d’être suivi année après année plutôt que découvert une fois sur place. Entre le barème ITS, l’impôt foncier repensé en 2026 et une convention fiscale qui date de 1966 mais reste pleinement en vigueur, les règles du jeu sont connaissables à l’avance — à condition de les vérifier avant de s’engager, et pas après avoir signé un bail ou un acte de vente.

Si votre projet d’expatriation prend forme, la question fiscale n’est jamais isolée : elle s’articule avec le choix du visa, du logement et du mode de vie, que nous détaillons dans notre guide s’installer en Côte d’Ivoire.

Sources utilisées

ImmoConnexion — LA RESSOURCE DE RÉFÉRENCE SUR L’INVESTISSEMENT, LA FISCALITÉ ET L’EXPATRIATION EN EUROPE ET EN AFRIQUE

Avertissement — Les informations présentées dans cet article sont fournies à titre informatif et ne constituent ni un conseil juridique, ni un conseil fiscal, ni un conseil financier ou en investissement. Les législations, réglementations, fiscalités et conditions de marché évoluent régulièrement. Avant toute décision d’expatriation, d’investissement immobilier, de création d’entreprise ou de gestion patrimoniale, il est recommandé de consulter un professionnel qualifié (notaire, avocat, expert-comptable, fiscaliste ou conseiller en gestion de patrimoine) afin d’obtenir un accompagnement adapté à votre situation.

2 responses to “Fiscalité Côte d’Ivoire : impôts, résidence fiscale et immobilier en 2026”

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