La fiscalité Maurice attire chaque année de nombreux expatriés français. Sa réputation de destination fiscalement avantageuse reste largement fondée. Toutefois, les règles ont évolué depuis 2025. Retraité, freelance, entrepreneur ou investisseur immobilier, découvrez ce que vous pourriez réellement payer à Maurice en 2026 grâce à des exemples concrets et des données à jour.
Ce guide se concentre sur la fiscalité : impôt sur le revenu, immobilier, conventions fiscales et cotisations sociales. Pour une vue d’ensemble de votre projet d’expatriation (logement, budget de vie, visas et opportunités d’investissement), notre guide pilier Maurice en 2026 : fiscalité, immobilier et vrais coûts reste la référence à consulter en complément.
L’essentiel en un coup d’œil
| Question | Réponse courte |
|---|---|
| Impôt sur le revenu | Barème progressif, jusqu’à 20% |
| Taxe foncière | Aucune taxe annuelle récurrente |
| Impôt sur la fortune | Aucun |
| Droits de succession | Très limités pour les non-citoyens |
| Plus-value immobilière | Pas de taxe dédiée, mais Land Transfer Tax à la revente |
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Accéder aux opportunitésMaurice est-elle vraiment intéressante fiscalement ? La réponse courte
Avant d’entrer dans le détail, voici ce qu’il faut retenir si vous n’avez que deux minutes.
En pratique, Maurice reste avantageuse sur plusieurs points par rapport à la France :
- pas de taxe sur les plus-values pour un particulier ;
- pas d’impôt sur la fortune ;
- pas de taxe foncière annuelle récurrente ;
- pas de droits de succession dans la majorité des cas pour les non-citoyens ;
- un impôt sur le revenu qui culmine à 20%, contre 45% en France.
Mais concrètement, deux choses changent la donne :
- depuis juillet 2025, l’impôt sur le revenu n’est plus une « flat tax à 15% » : c’est désormais un barème progressif (0%, 10%, 20%) ;
- certains revenus de source française (loyers, par exemple) peuvent rester soumis à des prélèvements sociaux français même après votre départ.
Ce qu’il faut retenir : Maurice n’est pas un « paradis fiscal » au sens où tout serait exonéré. C’est plutôt un pays à fiscalité modérée et lisible, avec de vrais avantages structurels sur le patrimoine (succession, fortune, plus-value), mais où l’impôt sur le revenu courant n’est plus aussi dérisoire qu’on le présente encore souvent.
La résidence fiscale à Maurice, expliquée simplement
Qu’est-ce que la « résidence fiscale » exactement ?
C’est la notion la plus importante de tout cet article, et pourtant la plus mal comprise. Votre résidence fiscale, c’est le pays qui a le droit de vous imposer sur l’ensemble de vos revenus mondiaux (salaires, pensions, loyers, dividendes, où qu’ils soient versés dans le monde).
Ce n’est pas votre nationalité. Ce n’est pas non plus l’endroit où vous possédez un bien immobilier. C’est le pays où se trouve, concrètement, le centre de votre vie : votre logement principal, votre famille, vos revenus, vos comptes bancaires utilisés au quotidien.
Pour un expatrié français, tant que vous restez résident fiscal français, la France continue de taxer l’ensemble de vos revenus, même ceux générés à Maurice. C’est seulement en devenant résident fiscal mauricien — au sens propre, pas seulement administratif — que les règles mauriciennes commencent à s’appliquer à vous.
La règle des 183 jours, en clair
Pour devenir résident fiscal mauricien, il faut généralement passer au moins 183 jours sur l’île pendant l’année fiscale. Une seconde règle prévoit également un seuil de 270 jours cumulés sur trois années. À Maurice, l’année fiscale s’étend du 1er juillet au 30 juin. Elle diffère donc du calendrier fiscal français.
Le piège de la « résidence sur le papier »
Beaucoup d’expatriés pensent qu’un achat immobilier ou la création d’une société suffit à changer de résidence fiscale. En pratique, ce n’est pas le cas. Les autorités regardent où vous vivez réellement, où se trouve votre famille et d’où proviennent vos revenus principaux. Si ces éléments restent en France, vous pouvez continuer à être considéré comme résident fiscal français. La réalité de votre installation compte davantage que les documents administratifs.
Combien paie-t-on réellement d’impôt sur le revenu à Maurice en 2026 ?
C’est la question centrale, et c’est aussi là que la plupart des guides racontent encore une histoire dépassée.
Le nouveau barème depuis juillet 2025
Jusqu’en juin 2025, Maurice appliquait une « flat tax » unique de 15% sur le revenu imposable. Depuis le 1er juillet 2025, ce n’est plus le cas : un barème progressif à trois tranches a pris sa place.
| Tranche de revenu annuel imposable | Taux applicable |
|---|---|
| De 0 à 500 000 Rs | 0% |
| De 500 001 à 1 000 000 Rs | 10% |
| Au-delà de 1 000 000 Rs | 20% |
Depuis juillet 2025, le taux marginal maximum est passé de 15 % à 20 %. Cela ne signifie pas que l’ensemble de vos revenus est imposé à 20 %. Seule la part qui dépasse le seuil concerné est taxée à ce taux. En pratique, ce mécanisme rend le système plus progressif.
Plusieurs abattements permettent également de réduire le revenu imposable. Ils peuvent concerner certains intérêts d’emprunt immobilier, les frais de scolarité des enfants ou encore certaines assurances santé. Des avantages existent aussi pour certains investissements. Par ailleurs, les jeunes âgés de 18 à 28 ans peuvent bénéficier d’une exonération totale sous certaines conditions de revenus.
Le Solidarity Levy, expliqué simplement
Le Solidarity Levy est une contribution additionnelle, une sorte de « tranche bonus » qui s’ajoute à l’impôt normal pour les hauts revenus. En clair : si votre revenu imposable annuel dépasse environ 3 millions de roupies (environ 60 000 € selon le taux de change), une contribution supplémentaire de 10% s’applique sur la partie qui dépasse ce seuil.
Pour un expatrié français, ce levier concerne surtout les cadres à hauts revenus, les dirigeants d’entreprise et certains retraités avec une pension confortable. Il est rarement mentionné dans les argumentaires commerciaux, mais il peut représenter plusieurs milliers d’euros par an pour les profils concernés.
Tableau 1 — Fiscalité Maurice vs France : la comparaison directe
| Type d’impôt | Maurice | France |
|---|---|---|
| Impôt sur le revenu | Barème progressif 0% / 10% / 20% (depuis juillet 2025) | Barème progressif de 0% à 45% |
| Plus-value immobilière (particulier) | Pas de taxe sur la plus-value | Environ 19% + 17,2% de prélèvements sociaux (réductions selon durée de détention) |
| Taxe foncière | Pas de taxe foncière annuelle récurrente | Taxe foncière annuelle, due chaque année par le propriétaire |
| Impôt sur la fortune | Aucun | IFI (impôt sur la fortune immobilière) au-delà de 1,3 M€ de patrimoine immobilier net |
| Succession | Pas de droits de succession dans la majorité des cas pour les non-citoyens | Jusqu’à 45% en ligne directe au-delà des abattements |
Ce qu’il faut retenir : l’écart le plus spectaculaire entre Maurice et la France ne se situe pas sur l’impôt sur le revenu courant — il se situe sur le patrimoine : plus-value, fortune et succession. C’est là que Maurice fait vraiment la différence sur le long terme, pas nécessairement sur votre feuille de paie ou votre pension du mois.
La convention fiscale France-Maurice expliquée simplement
À quoi sert une convention fiscale ?
Une convention fiscale entre deux pays sert à éviter qu’un même revenu soit taxé deux fois — une fois dans chaque pays. C’est elle qui détermine, en cas de doute, quel pays a le droit de vous imposer sur quel type de revenu.
Le Tax Residence Certificate (TRC), c’est quoi ?
Le Tax Residence Certificate est simplement un document officiel délivré par l’administration fiscale mauricienne (la Mauritius Revenue Authority, ou MRA) qui prouve que vous êtes résident fiscal à Maurice. Sans ce papier, vous ne pouvez pas faire valoir la convention fiscale auprès de l’administration française. En pratique, c’est l’un des premiers documents à demander une fois votre installation effective.
Ce que la convention couvre — et ce qu’elle ne couvre pas
La convention franco-mauricienne couvre principalement l’impôt sur le revenu et l’impôt sur les sociétés. Ce qu’elle ne couvre pas, et c’est le point le plus mal compris : la TVA, les droits d’enregistrement immobiliers, et surtout les contributions sociales françaises.
CSG/CRDS : c’est quoi, et pourquoi ça vous concerne encore ?
La CSG (Contribution Sociale Généralisée) et la CRDS (Contribution pour le Remboursement de la Dette Sociale) sont des prélèvements sociaux français, distincts de l’impôt sur le revenu. Ils financent la sécurité sociale française. Le piège : même en devenant résident fiscal mauricien, si vous conservez des revenus de source française — typiquement un bien immobilier loué en France — ces revenus peuvent rester soumis à la CSG/CRDS, parce que la convention fiscale ne couvre pas ces contributions.
Concrètement, beaucoup d’expatriés découvrent cette ligne sur leur avis d’imposition français des années après leur départ, alors qu’ils pensaient avoir « tout réglé » via la convention. Si vous gardez un bien locatif en France, faites vérifier ce point précis par un professionnel avant le départ — ce n’est pas une option, c’est un budget à anticiper.
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Recevoir les analyses privéesFiscalité immobilière à Maurice : ce que paie réellement un acheteur étranger
À l’achat : droits d’enregistrement
Dans la plupart des cas, l’achat d’un bien immobilier à Maurice par un étranger se fait via un programme dédié (PDS, anciennement IRS/RES, Smart City, ou R+2). À l’achat, des droits d’enregistrement de 5% de la valeur du bien s’appliquent généralement. Pour certains programmes destinés spécifiquement aux non-citoyens dans des immeubles de plus de deux étages, ce taux peut grimper à 10%. Ajoutez des frais de notaire progressifs (TVA à 15% incluse) et des frais d’agence généralement entre 2% et 6%.
À la revente : la Land Transfer Tax
À la revente, une Land Transfer Tax s’applique, le plus souvent à la charge du vendeur. Pour un vendeur « local », elle est de 5% du prix de vente. Pour un vendeur étranger ayant acquis le bien sous un régime dédié aux non-citoyens (PDS, IRS, RES, Smart City), elle grimpe à 10% du prix de vente, ou 30% de la plus-value réalisée — le montant le plus élevé des deux étant retenu. C’est un point que beaucoup de simulations de rentabilité oublient totalement.
Et la taxe foncière ?
Bonne nouvelle, et c’est un vrai avantage structurel : Maurice ne prélève pas de taxe d’habitation ni de taxe foncière annuelle comparable à celle de la France. Pour un propriétaire qui garde son bien sur le long terme, cela représente une économie récurrente non négligeable, année après année.
Et les revenus locatifs ?
Les loyers perçus sont imposés selon le même barème progressif que les autres revenus (0% / 10% / 20%). Il n’existe pas de taxe sur la plus-value à la revente pour un particulier — mais cela ne dispense pas de la Land Transfer Tax, qui est une taxe différente, due au moment de la vente.
Pour une analyse plus large des zones et types de biens à privilégier, notre guide Maurice en 2026 : fiscalité, immobilier et vrais coûts détaille les ordres de grandeur par secteur.
Trois exemples concrets pour comprendre ce que vous paieriez réellement
Les pourcentages, c’est bien, mais ce qui compte, c’est ce qui sort réellement de votre compte en banque chaque année. Voici trois situations typiques, avec des calculs simplifiés à titre indicatif (taux de change approximatif : 1 € ≈ 48 Rs, à ajuster selon le cours réel).
1 — Le retraité qui perçoit 2 500 € par mois
Un retraité percevant 2 500 €/mois, soit 30 000 € par an, devenu résident fiscal mauricien, voit ce revenu converti en environ 1 440 000 Rs/an.
- 0% sur les premiers 500 000 Rs → 0 Rs
- 10% sur la tranche suivante (500 000 Rs) → 50 000 Rs
- 20% sur le reste (940 000 Rs) → 188 000 Rs
Total estimé : environ 238 000 Rs/an, soit environ 4 950 €/an, soit un taux effectif d’environ 16,5%.
Ce qu’il faut retenir : cet exemple illustre le fonctionnement du barème mauricien, mais ne permet pas de comparer directement la charge fiscale finale avec la France. Une comparaison pertinente nécessite d’intégrer la situation familiale, les abattements, les conventions fiscales et l’ensemble des impôts patrimoniaux — pas seulement l’impôt sur le revenu d’une seule année. Ce qui est certain, en revanche, c’est que l’avantage de Maurice pour un retraité ne se mesure pas uniquement sur cette ligne : il se construit aussi via l’absence de taxe foncière, de taxe sur la fortune et de droits de succession sur le long terme.
Important : ce calcul est simplifié et ne tient pas compte des abattements mauriciens (assurance santé, intérêts d’emprunt, etc.) ni de la situation familiale, qui peuvent réduire la facture réelle. Il s’agit d’un ordre de grandeur, pas d’une simulation personnalisée.
2 — Le freelance qui facture 4 000 € par mois
Un freelance facturant 4 000 €/mois, soit 48 000 €/an, devenu résident fiscal mauricien et imposé sur ce revenu (environ 2 304 000 Rs) :
- 0% sur les premiers 500 000 Rs → 0 Rs
- 10% sur la tranche suivante (500 000 Rs) → 50 000 Rs
- 20% sur le reste (1 304 000 Rs) → 260 800 Rs
Total estimé : environ 310 800 Rs/an, soit environ 6 475 €/an, soit un taux effectif d’environ 13,5%. Le seuil du Solidarity Levy (environ 3 millions de Rs) n’est pas atteint ici.
Concrètement, pour ce même freelance en micro-entreprise en France, la charge combinée (cotisations sociales + impôt sur le revenu) dépasse généralement 30 à 40% du chiffre d’affaires selon le régime et l’activité. L’écart est donc significatif pour ce profil — c’est l’un des cas où l’expatriation fiscale à Maurice a le plus d’impact concret.
3 — L’investisseur qui revend un bien immobilier
Un investisseur étranger a acheté un appartement sous un programme PDS pour 300 000 € et le revend quelques années plus tard pour 400 000 €, soit une plus-value de 100 000 €.
À la revente, la Land Transfer Tax s’applique au taux le plus élevé entre :
- 10% du prix de vente → 400 000 € × 10% = 40 000 €
- 30% de la plus-value → 100 000 € × 30% = 30 000 €
C’est le montant le plus élevé qui s’applique, soit 40 000 € dans cet exemple.
Pour comparer : en France, cette même plus-value de 100 000 € serait taxée à environ 36,2% (19% d’impôt + 17,2% de prélèvements sociaux) si le bien est détenu depuis moins de 6 ans, soit environ 36 200 €. Les deux systèmes taxent donc la plus-value de manière différente, mais l’écart est moins large qu’on ne le pense une fois la Land Transfer Tax prise en compte — un point essentiel à intégrer dans tout calcul de rentabilité à la revente.
Maurice est-elle intéressante selon votre niveau de revenu ?
L’intérêt fiscal de Maurice ne se mesure pas de la même façon selon ce que vous gagnez. Voici, en pratique, ce que cela change selon votre tranche de revenu mensuel.
Moins de 2 000 € par mois. À ce niveau, la quasi-totalité de votre revenu annuel reste dans la tranche à 0% ou 10% du barème mauricien. Concrètement, l’impôt sur le revenu lui-même reste faible dans l’absolu, et l’avantage de Maurice se joue surtout sur l’absence de taxe foncière et de charges récurrentes — un point important pour un budget serré, mais qui ne change pas radicalement la donne par rapport à certains dispositifs français pour les revenus modestes.
Entre 2 000 € et 5 000 € par mois. C’est la zone où la tranche à 20% commence à s’appliquer sur une partie significative du revenu. Pour un expatrié français dans cette tranche, l’écart devient plus net si la comparaison se fait avec un statut de freelance ou d’indépendant en France, où les cotisations sociales pèsent lourd. Pour un salarié ou un retraité, l’écart est réel mais plus mesuré, comme l’illustre l’exemple du retraité ci-dessus.
Plus de 5 000 € par mois. Au-delà de ce niveau, deux éléments entrent en jeu : la tranche à 20% s’applique sur une part importante du revenu, et le seuil du Solidarity Levy (environ 3 millions de Rs/an, soit environ 60 000 €/an) peut être atteint, ajoutant 10% supplémentaires sur la portion concernée. Dans la plupart des cas, ce profil reste avantagé par rapport à la France sur l’impôt sur le revenu courant, mais le calcul doit intégrer le Solidarity Levy pour rester réaliste — un point que beaucoup de simulations commerciales omettent.
Ce qu’un expatrié découvre souvent trop tard
Au-delà des taux et des barèmes, voici les réalités qui surprennent le plus les nouveaux résidents, une fois l’installation faite :
- la fiscalité ne se résume pas à l’impôt sur le revenu : taxes immobilières, prélèvements sociaux et droits de transfert font aussi partie de l’équation ;
- la résidence fiscale doit être réelle, pas seulement déclarée : un montage « sur le papier » ne protège pas en cas de contrôle ;
- les revenus de source française peuvent rester imposés en France, et parfois soumis à la CSG/CRDS, même après le départ ;
- les frais immobiliers de sortie (Land Transfer Tax) sont presque systématiquement sous-estimés dans les premières simulations ;
- une mauvaise préparation administrative — pas de TRC, pas de suivi des jours de présence — peut, à elle seule, annuler une partie des gains fiscaux attendus.
Maurice face à la Bulgarie, la Roumanie et le Portugal
Maurice n’est pas la seule destination à offrir une fiscalité allégée. Voici comment elle se positionne face à trois alternatives européennes prisées des Français.
Tableau 2 — Comparatif fiscal Maurice / Bulgarie / Roumanie / Portugal
| Maurice | Bulgarie | Roumanie | Portugal | |
|---|---|---|---|---|
| Impôt sur le revenu | 0% / 10% / 20% (progressif) | 10% (taux unique) | Environ 10% (taux réduit pour la plupart des revenus) | Progressif de 14,5% à 48% |
| Dividendes | Imposés selon le barème progressif | 5% | 10% (depuis 2025) | Généralement 28% (taux libératoire) |
| Plus-values (particulier) | Pas de taxe sur la plus-value | Généralement intégrées au taux unique de 10% | Généralement faibles, intégrées au régime applicable | Imposées, avec un régime spécifique pour l’immobilier (environ 50% du gain ajouté au revenu imposable) |
| Fiscalité patrimoniale (fortune / succession / taxe foncière) | Pas d’impôt sur la fortune, pas de taxe foncière annuelle, pas de droits de succession dans la majorité des cas | Pas d’impôt sur la fortune, taxe foncière locale très faible (0,01% à 0,45%) | Pas d’impôt sur la fortune, droits de succession nuls pour les proches, taxe foncière locale faible | Pas d’impôt sur la fortune classique, mais taxe additionnelle (AIMI) sur l’immobilier de forte valeur ; succession exonérée en ligne directe |
Ce qu’il faut retenir : pour un revenu courant (salaire, freelance), la Bulgarie et la Roumanie restent généralement plus légères que Maurice sur le seul impôt sur le revenu, avec des taux proches de 10% sans tranche progressive. L’avantage différenciant de Maurice se situe ailleurs : l’absence totale de taxe foncière récurrente et de droits de succession, deux postes qui, eux, existent (même faiblement) en Bulgarie et en Roumanie, et de manière plus significative au Portugal.
Pour les expatriés qui envisagent également une installation en Afrique, consultez notre analyse Fiscalité Madagascar pour les expatriés français : impôts, résidence fiscale et obligations en 2026 . Vous pourrez ainsi comparer les avantages et les limites des systèmes fiscaux mauricien et malgache avant de prendre une décision.
Pour aller plus loin sur ces destinations, nos guides Fiscalité Bulgarie : impôts, résidence fiscale et pièges à connaître en 2026 et Fiscalité Roumanie : impôts, résidence fiscale et pièges à éviter en 2026 détaillent chaque régime.
Quel profil profite le plus de Maurice fiscalement ?
Tous les profils ne tirent pas le même bénéfice de la fiscalité mauricienne. Voici une synthèse honnête.
Tableau 3 — Avantages et limites selon votre profil
| Profil | Avantages à Maurice | Limites à anticiper |
|---|---|---|
| Retraité | Pas de taxe foncière, pas de droits de succession, climat de vie agréable | L’écart sur l’impôt courant peut être plus faible que prévu pour des revenus modestes ; vérifier la CSG/CRDS sur d’éventuels revenus français restants |
| Freelance | Écart important si comparé à la charge sociale française (souvent supérieure à 30-40% du chiffre d’affaires) | Nécessite une vraie installation (183 jours) pour que le statut soit reconnu ; barème désormais progressif jusqu’à 20% |
| Entrepreneur | Fiscalité des sociétés compétitive, cadre stable | Fair Share Contribution de 5% pour les sociétés dont le revenu imposable dépasse 24 millions de Rs/an ; règles OCDE sur l’impôt minimum mondial qui se durcissent progressivement |
| Investisseur immobilier | Pas de taxe sur la plus-value classique, pas de taxe foncière annuelle | Land Transfer Tax pouvant atteindre 10% du prix de vente ou 30% de la plus-value pour un vendeur étranger sous régime dédié — à intégrer dès le calcul de rentabilité |
Pour un expatrié français, le profil qui bénéficie le plus nettement et le plus rapidement de l’expatriation fiscale à Maurice est généralement le freelance ou l’entrepreneur indépendant, dont la charge en France (cotisations sociales comprises) dépasse largement les 13 à 17% effectifs observés dans les exemples ci-dessus. Pour un retraité avec des revenus modestes, le bénéfice est réel mais se construit surtout sur le long terme, via l’absence de taxe foncière et de droits de succession plutôt que sur l’impôt annuel courant.
Si votre réflexion porte aussi sur la vie au quotidien pour un retraité, notre article Pourquoi certains retraités regardent l’Afrique plutôt que l’Europe en 2026 élargit la perspective. Et pour les indépendants hésitant entre plusieurs zones, Freelance à Madagascar ou en Europe : quelle réalité en 2026 ? complète utilement cette analyse.
Les erreurs fiscales les plus courantes des expatriés à Maurice
Quelques erreurs reviennent systématiquement dans les témoignages, et elles coûtent cher :
- Confondre « résidence » et « résidence fiscale » : posséder un bien ou y séjourner plusieurs mois ne suffit pas si le centre de votre vie reste en France.
- Croire que tout revenu étranger est automatiquement non imposable une fois résident à Maurice : la question du rapatriement de fonds (« remittance ») peut influencer l’imposition selon la nature des revenus.
- Oublier la CSG/CRDS sur des revenus de patrimoine restés en France, qui ne sont pas couverts par la convention fiscale.
- Sous-estimer les frais réels à l’achat et à la revente immobilière — en particulier la Land Transfer Tax pouvant atteindre 10% ou 30% de la plus-value pour un vendeur étranger.
- Ne pas demander le Tax Residence Certificate auprès de la MRA, document indispensable pour faire valoir la convention fiscale côté français.
Pour une vision plus globale des raisons qui poussent de plus en plus d’expatriés à regarder hors de l’Union européenne, notre article Pourquoi certains expatriés quittent l’Europe en 2026 et notre comparatif Afrique vs Europe : où vivre, investir et s’expatrier en 2026 ? mettent ces choix fiscaux en perspective avec d’autres critères comme la sécurité, le climat ou le coût de la vie.
Maurice est-elle adaptée à votre profil ?
| Votre profil | Maurice est-elle intéressante ? |
|---|---|
| Retraité avec petite pension | Moyennement |
| Retraité avec patrimoine important | Oui |
| Freelance | Très souvent oui |
| Entrepreneur | Souvent oui |
| Investisseur immobilier long terme | Oui |
| Investisseur achat-revente | À étudier |
FAQ : fiscalité Maurice pour les expatriés
Maurice est-elle encore un « paradis fiscal » pour les Français ?
Le terme est exagéré. Maurice conserve plusieurs avantages fiscaux par rapport à la France. L’île ne prélève pas de taxe sur les plus-values des particuliers, ni de taxe foncière annuelle, ni de droits de succession dans la majorité des cas. En revanche, l’impôt sur le revenu suit désormais un barème progressif pouvant atteindre 20 % depuis juillet 2025. Des taxes s’appliquent également lors de l’achat et de la revente d’un bien immobilier.
Combien de temps faut-il vivre à Maurice pour devenir résident fiscal ?
En général, 183 jours de présence sur l’île au cours de l’année fiscale (du 1er juillet au 30 juin), ou 270 jours cumulés sur l’année en cours et les deux précédentes.
Si je deviens résident fiscal mauricien, dois-je encore payer des impôts en France ?
Cela dépend de vos revenus. Les revenus de source française restent généralement imposables en France. C’est notamment le cas des loyers provenant d’un bien immobilier situé en France. Certains de ces revenus peuvent également rester soumis à la CSG et à la CRDS. La convention fiscale franco-mauricienne ne couvre pas ces prélèvements sociaux.
Maurice est-elle plus avantageuse que la France pour un retraité ?
Sur l’impôt sur le revenu courant, l’écart est parfois plus faible qu’on ne le croit pour des pensions modestes. L’avantage réel se construit surtout sur le long terme, grâce à l’absence de taxe foncière annuelle, d’impôt sur la fortune et de droits de succession.
Quels sont les frais réels à l’achat d’un bien immobilier à Maurice pour un étranger ?
En général, l’acheteur doit prévoir 5 % de droits d’enregistrement. Certains programmes destinés aux non-citoyens appliquent un taux pouvant atteindre 10 %. À cela s’ajoutent les frais de notaire avec une TVA de 15 %. Des frais d’agence peuvent également être facturés selon le type de bien.
Existe-t-il une taxe foncière annuelle à Maurice ?
Non. Contrairement à la France, Maurice ne prélève ni taxe d’habitation ni taxe foncière annuelle comparable. Cet avantage peut représenter une économie significative pour les propriétaires qui conservent leur bien sur le long terme.
Vous avez maintenant les clés. La question est simple :
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Recevoir les opportunitésEn résumé
Maurice séduit de nombreux expatriés francophones. Pourtant, ses principaux avantages fiscaux sont souvent mal compris ou surestimés.
L’avantage fiscal de Maurice ne repose pas uniquement sur l’impôt sur le revenu. L’absence de taxe foncière, d’impôt sur la fortune et de droits de succession joue souvent un rôle bien plus important à long terme.
Pour vérifier les règles fiscales applicables à Maurice, la Mauritius Revenue Authority reste la source officielle de référence. Pour les questions liées au statut de non-résident français, consultez également le site Service-Public.fr .
Pour approfondir votre projet d’expatriation, consultez également notre guide Vivre à Maurice en 2026 : coût de la vie, budget et qualité de vie . Vous y trouverez des informations détaillées sur le logement, les dépenses du quotidien, la santé et la qualité de vie sur l’île.
ImmoConnexion — LA RESSOURCE NUMÉRO 1 SUR L’INVESTISSEMENT IMMOBILIER EN EUROPE
Analyses basées sur des données officielles issues notamment de la Commission européenne, d’Eurostat, de l’OCDE, des administrations fiscales nationales, des instituts statistiques et des organismes publics de référence.
Les informations présentées dans cet article sont fournies à titre informatif et pédagogique. Elles ne constituent ni un conseil fiscal, ni un conseil juridique, ni une recommandation d’investissement. La fiscalité, les réglementations et les dispositifs applicables peuvent évoluer à tout moment.
Avant toute décision d’expatriation, d’investissement immobilier ou d’optimisation fiscale, il est recommandé de consulter un professionnel qualifié (avocat fiscaliste, expert-comptable, notaire ou conseiller patrimonial) afin d’évaluer votre situation personnelle.


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