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Fiscalité

Fiscalité Maurice : ce que paient les expatriés en 2026

La fiscalité mauricienne attire de nombreux expatriés, mais les règles ont évolué. Impôt sur le revenu, résidence fiscale, immobilier, dividendes et convention France-Maurice : découvrez ce que vous pourriez réellement payer en 2026 et les erreurs à éviter.

Fiscalité Maurice : ce que paient les expatriés en 2026

La fiscalité à Maurice pour les expatriés en 2026 reste relativement lisible, mais elle a profondément évolué. Depuis le 1er juillet 2026, le barème de l’impôt sur le revenu comporte désormais quatre niveaux, jusqu’à 35 % pour la fraction du revenu imposable dépassant 12 millions MUR. Pour un Français installé à Maurice, il faut surtout distinguer résidence fiscale, revenus de source mauricienne, revenus étrangers rapatriés, revenus qui restent imposables en France, fiscalité immobilière et convention franco-mauricienne. Ce guide fait le point avec les règles actuellement applicables et des exemples chiffrés.

L’essentiel à retenir
  • Pour l’année de revenu ouverte le 1er juillet 2026, le barème mauricien des particuliers est de 0 % / 10 % / 20 % / 35 %.
  • La tranche de 35 % ne concerne que la fraction du revenu imposable dépassant 12 millions MUR par an.
  • L’ancien Solidarity Levy avait été supprimé en 2023 et le Fair Share Contribution des particuliers applicable en 2025-2026 a été remplacé par la nouvelle tranche à 35 % pour l’année ouverte le 1er juillet 2026.
  • La résidence fiscale mauricienne peut notamment résulter d’une présence d’au moins 183 jours sur l’année ou de la règle des 270 jours sur trois années.
  • Pour un résident mauricien, les revenus étrangers et leur rapatriement à Maurice doivent être examinés avec attention : tout revenu mondial n’est pas automatiquement traité de la même façon.
  • La convention fiscale France-Maurice réduit les situations de double imposition, mais elle ne fait pas disparaître automatiquement toute imposition française.
  • Un bien immobilier situé en France peut continuer à générer des obligations fiscales et sociales françaises après le départ.
  • En matière immobilière à Maurice, le régime général actuellement affiché prévoit 5 % de registration duty pour l’acheteur et 5 % de land transfer tax pour le vendeur.
Conversion utilisée dans les exemples : environ 1 € = 54,25 MUR au 1er octobre 2026. Cette conversion sert uniquement à faciliter la lecture. Les déclarations fiscales mauriciennes et les seuils légaux sont exprimés en roupies mauriciennes.
Fiscalité, résidence et expatriation à Maurice

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Fiscalité à Maurice en 2026 : la grande correction à connaître

Une grande partie des contenus encore disponibles sur Internet présente Maurice soit comme un pays appliquant une flat tax de 15 %, soit comme un pays utilisant uniquement trois tranches à 0 %, 10 % et 20 %.

Ces deux présentations sont désormais dépassées pour l’année de revenu qui a commencé le 1er juillet 2026.

Les notes de la Mauritius Revenue Authority relatives à l’Employee Declaration Form pour l’année se terminant le 30 juin 2027 indiquent désormais quatre tranches.

Fraction du revenu imposable annuel Taux Lecture pratique
Premiers 500 000 MUR 0 % Cette première fraction n’est pas imposée.
500 000 MUR suivants 10 % La fraction comprise entre 500 000 et 1 000 000 MUR est imposée à 10 %.
11 millions MUR suivants 20 % La fraction comprise entre 1 million et 12 millions MUR est imposée à 20 %.
Au-delà de 12 millions MUR 35 % Seule la fraction dépassant 12 millions MUR supporte le taux de 35 %.

Un taux marginal de 35 % ne signifie pas que l’ensemble du revenu est taxé à 35 %. Le barème fonctionne par tranches successives. Un contribuable dépassant légèrement 12 millions MUR ne paie 35 % que sur la fraction située au-dessus de ce seuil.

Solidarity Levy et Fair Share Contribution : que reste-t-il en 2026 ?

Il faut distinguer trois périodes pour éviter les confusions.

Ancien régime

Solidarity Levy

Le Solidarity Levy applicable auparavant aux particuliers a été aboli à compter du 1er juillet 2023.

2025-2026

Fair Share Contribution

Un mécanisme spécifique de 15 % au-delà d’un seuil de 12 millions MUR avait été introduit pour les particuliers à partir du 1er juillet 2025.

Depuis juillet 2026

Nouvelle tranche à 35 %

La réforme 2026 remplace pour les particuliers le Fair Share Contribution par une tranche d’impôt sur le revenu à 35 % au-dessus de 12 millions MUR.

À retenir

Utiliser le bon exercice fiscal

Un calcul portant sur une année antérieure peut relever d’un régime différent du calcul effectué sur un revenu perçu depuis le 1er juillet 2026.

Cette distinction est essentielle pour les cadres fortement rémunérés, dirigeants, entrepreneurs ou personnes disposant de revenus élevés.

Résidence fiscale à Maurice : les règles des 183 et 270 jours

La fiscalité d’un expatrié commence par une question fondamentale : où êtes-vous résident fiscal ?

La MRA considère notamment un individu comme résident lorsque l’une des conditions prévues par la législation est remplie.

Règle principale
183 jours

Présence à Maurice pendant au moins 183 jours, consécutifs ou non, au cours de l’année de revenu concernée.

Règle pluriannuelle
270 jours

Présence cumulée atteignant au moins 270 jours selon la période de référence prévue par la législation mauricienne.

Domicile

Un troisième critère existe

La législation prend également en compte le domicile à Maurice, sauf lorsque le lieu permanent de résidence est situé hors de Maurice.

Attention

Permis ≠ résidence fiscale

Un Occupation Permit, un permis retraité ou une résidence immobilière ne suffisent pas, à eux seuls, à résoudre toute question de résidence fiscale.

Pour les démarches administratives et le choix du permis qui permet effectivement de vivre sur l’île, consultez notre guide S’installer à Maurice en 2026.

Un Français installé à Maurice cesse-t-il automatiquement d’être résident fiscal français ?

Non. Le simple fait d’obtenir un permis mauricien, de louer un appartement ou même d’acheter un bien à Maurice ne suffit pas nécessairement à éteindre la résidence fiscale française.

La France examine notamment le foyer, le lieu de séjour principal, l’activité professionnelle principale et le centre des intérêts économiques. Lorsque les deux États considèrent une personne comme résidente selon leurs règles internes, la convention fiscale internationale doit ensuite être examinée.

La règle des 183 jours ne doit donc jamais être utilisée seule pour conclure qu’un Français n’est plus résident fiscal de France. Il faut examiner simultanément les critères français, les critères mauriciens et, si nécessaire, les règles de départage prévues par la convention.

Revenus étrangers : que signifie réellement le principe de remittance ?

La fiscalité mauricienne des personnes physiques comporte une particularité importante pour certains revenus de source étrangère.

La MRA précise qu’un résident est imposable sur les revenus provenant de Maurice et sur les revenus étrangers remis ou rapatriés à Maurice, selon leur nature et les règles applicables.

Cela signifie qu’il faut éviter deux raccourcis opposés :

  • croire que tous les revenus mondiaux sont automatiquement taxés à Maurice dès le premier jour de résidence ;
  • croire, à l’inverse, que tous les revenus étrangers sont automatiquement exonérés simplement parce qu’ils proviennent de l’extérieur.

Pour un télétravailleur, un freelance, un retraité ou un investisseur possédant des revenus à l’étranger, le circuit financier compte. La nature du revenu, son pays d’origine, son éventuel rapatriement à Maurice et l’existence d’une convention fiscale doivent être analysés ensemble.

Pour les indépendants et salariés internationaux, consultez également Travailler à Maurice en 2026 et notre dossier consacré au salaire moyen à l’île Maurice en 2026.

Tax Residence Certificate : à quoi sert-il ?

Le Tax Residence Certificate, ou TRC, est délivré par la Mauritius Revenue Authority afin de certifier la résidence fiscale mauricienne d’un contribuable pour une période donnée.

Il peut être nécessaire pour justifier sa résidence auprès d’une administration fiscale étrangère et faire appliquer une convention fiscale.

Un TRC n’est toutefois pas une protection absolue. Il prouve la position de l’administration mauricienne mais ne dispense pas d’examiner les règles françaises de résidence fiscale ni les dispositions de la convention France-Maurice.

Une personne qui conserverait son foyer, son activité principale ou son centre d’intérêts économiques en France ne doit donc pas considérer le TRC comme un document suffisant, à lui seul, pour écarter tout risque de résidence française.

Convention fiscale France-Maurice : ce qu’elle fait réellement

La France et Maurice sont liées par une convention fiscale destinée à éviter les doubles impositions en matière d’impôt sur le revenu et sur la fortune. La convention initiale a été signée en 1980, modifiée par un avenant en 2011 et complétée par les effets de la convention multilatérale.

Son rôle n’est pas d’exonérer automatiquement les expatriés. Elle attribue ou partage le droit d’imposer selon la catégorie de revenu concernée.

Salaire

Lieu d’exercice et situation professionnelle

Le pays d’imposition dépend notamment du lieu où l’activité est effectivement exercée et des règles particulières de la convention.

Pension

Nature de la pension à identifier

Pension privée, pension de sécurité sociale et pension publique ne doivent pas être traitées comme une catégorie unique sans vérifier la convention applicable.

Immobilier français

La France conserve des droits

Les loyers et plus-values liés à un immeuble situé en France peuvent rester imposables en France après l’expatriation.

Investissements

Dividendes, intérêts et redevances

Les règles peuvent prévoir retenue à la source, plafond conventionnel ou mécanisme d’élimination de la double imposition selon le revenu.

Quels revenus peuvent encore être imposés en France après un départ à Maurice ?

Devenir non-résident fiscal de France ne signifie pas que toutes les relations fiscales avec la France disparaissent.

Selon la nature des revenus et les dispositions de la convention, plusieurs catégories peuvent rester déclarables ou imposables en France.

Immobilier

Loyers français

Les revenus d’un appartement ou d’une maison située en France peuvent rester soumis à l’impôt français.

Revente

Plus-value immobilière française

La vente d’un bien situé en France reste susceptible d’être imposée en France même lorsque le vendeur vit à Maurice.

Pensions

Vérifier la catégorie exacte

Les règles françaises distinguent notamment pensions privées, pensions publiques et autres revenus de remplacement.

Autres revenus

Dividendes et revenus de source française

Une retenue ou une imposition française peut subsister selon la catégorie et les dispositions conventionnelles.

La Direction des impôts des non-résidents précise d’ailleurs que les traitements, salaires et pensions de source française restent soumis au régime des non-résidents lorsqu’ils sont imposables en France en application des conventions internationales.

CSG, CRDS et prélèvements sociaux français : le piège immobilier

La conservation d’un patrimoine immobilier en France est l’un des points les plus sensibles pour un expatrié installé à Maurice.

Les revenus immobiliers et les plus-values immobilières de source française perçus par un non-résident restent soumis aux prélèvements sociaux français selon les règles applicables.

Les exonérations de CSG et de CRDS prévues pour certaines personnes affiliées à un régime obligatoire de sécurité sociale dans l’Espace économique européen, en Suisse ou dans certaines situations liées au Royaume-Uni ne s’appliquent pas automatiquement à une personne simplement résidente à Maurice.

Conserver un appartement loué en France peut donc maintenir une fiscalité française significative après l’expatriation. Le calcul doit être effectué avant le départ si les loyers français représentent une part importante du budget du foyer.

Deux exemples de calcul de l’impôt mauricien en 2026-2027

Les exemples suivants montrent uniquement le fonctionnement mathématique du nouveau barème. Ils supposent que l’intégralité du montant constitue un revenu imposable à Maurice, avant déductions et sans tenir compte d’une convention fiscale ou d’une éventuelle règle de remittance.

Exemple 1 — 30 000 € de revenu imposable annuel

Avec un taux indicatif de 1 € = 54,25 MUR, 30 000 € représentent environ 1 627 500 MUR.

Tranche Montant taxé Taux Impôt
Premiers 500 000 MUR 500 000 MUR 0 % 0 MUR
Tranche suivante 500 000 MUR 10 % 50 000 MUR
Solde imposable 627 500 MUR 20 % 125 500 MUR

Impôt théorique : 175 500 MUR par an, soit environ 3 235 €. Le taux effectif ressort à environ 10,8 % avant toute déduction ou situation particulière.

Exemple 2 — 48 000 € de revenu imposable annuel

48 000 € représentent environ 2 604 000 MUR.

  • premiers 500 000 MUR : 0 MUR d’impôt ;
  • 500 000 MUR suivants à 10 % : 50 000 MUR ;
  • 1 604 000 MUR à 20 % : 320 800 MUR.

Impôt théorique : 370 800 MUR, soit environ 6 835 € par an. Le taux effectif ressort à environ 14,2 % avant reliefs et autres ajustements.

Important : ces exemples ne doivent pas être appliqués directement à une pension française, un salaire étranger ou des revenus locatifs étrangers sans déterminer d’abord quel État peut imposer le revenu et comment celui-ci est traité à Maurice.

Que se passe-t-il pour un revenu supérieur à 12 millions MUR ?

La nouvelle tranche à 35 % vise les revenus imposables les plus élevés.

Pour un revenu imposable annuel de 13 millions MUR, le calcul simplifié serait :

  • 0 % sur les premiers 500 000 MUR ;
  • 10 % sur les 500 000 MUR suivants = 50 000 MUR ;
  • 20 % sur les 11 millions MUR suivants = 2 200 000 MUR ;
  • 35 % sur le million MUR restant = 350 000 MUR.

Impôt théorique total : 2,6 millions MUR. Le taux effectif est ainsi de 20 %, malgré un taux marginal de 35 %.

Déductions et personnes à charge : le revenu brut ne suffit pas

Le revenu déclaré n’est pas nécessairement identique au revenu finalement soumis au barème.

Pour l’année se terminant le 30 juin 2027, la MRA prévoit notamment des déductions relatives aux personnes à charge pour les résidents éligibles.

Situation Déduction indiquée par la MRA
1 personne à charge 110 000 MUR
2 personnes à charge 190 000 MUR
3 personnes à charge 275 000 MUR
4 personnes à charge ou plus 355 000 MUR

Des conditions de revenus des personnes à charge s’appliquent. D’autres déductions ou allowances peuvent également exister selon la situation fiscale du contribuable.

Fiscalité immobilière à Maurice : achat, détention, location et revente

La fiscalité immobilière est l’une des parties de l’ancien discours sur Maurice qui nécessite le plus de nuances.

Il faut distinguer quatre moments : l’achat, la détention, la perception de loyers et la revente.

À l’achat : registration duty

Le Registrar-General indique actuellement, dans son régime général de transfert d’un bien immobilier, que l’acheteur acquitte 5 % de registration duty sur la valeur ou le prix retenu pour la transaction.

À la revente : land transfer tax

Le même service indique actuellement que le vendeur acquitte 5 % de land transfer tax dans le régime général.

Acheteur
5 %

Registration duty selon le régime général actuellement publié par le Registrar-General.

Vendeur
5 %

Land transfer tax selon le régime général actuellement publié.

Il existe des régimes particuliers. État du terrain, bail de State Land, nature du programme immobilier, qualité du vendeur et structure juridique peuvent modifier le traitement. Le notaire doit vérifier le régime applicable à l’acte précis.

Y a-t-il une taxe sur la plus-value immobilière à Maurice ?

Maurice n’applique pas un impôt général sur les plus-values comparable au régime français des particuliers.

Mais cela ne signifie pas que la revente d’un bien soit fiscalement gratuite.

La Land Transfer Tax constitue une taxe distincte attachée au transfert du bien. Par ailleurs, certaines opérations relevant d’une activité commerciale, d’un morcellement ou d’un régime particulier peuvent recevoir un traitement différent.

La bonne formulation n’est donc pas « aucune taxe à la revente ». Il est plus exact de dire qu’il n’existe pas de capital gains tax générale comparable à celle de certains pays, mais que le transfert immobilier supporte ses propres droits et taxes.

Pour les dispositifs immobiliers accessibles aux non-citoyens, les seuils de résidence et les mécanismes PDS, consultez Investir à Maurice en 2026.

Taxe foncière à Maurice : non, la réponse n’est pas simplement « zéro »

Il n’existe pas à Maurice une taxe foncière nationale construite exactement comme la taxe foncière française.

En revanche, les propriétés situées dans les juridictions municipales peuvent être concernées par des local rates ou general rates.

Le Valuation Department maintient notamment les listes d’évaluation pour les cinq conseils municipaux afin de permettre le prélèvement de ces taxes locales.

Dire qu’il n’existe « aucune taxe immobilière annuelle » est donc trop catégorique. Le propriétaire doit vérifier auprès de la collectivité locale si le bien est soumis à des local rates et à quel montant.

Revenus locatifs à Maurice : comment sont-ils imposés ?

Les revenus locatifs constituent des revenus imposables et doivent être intégrés dans le calcul fiscal selon la situation du propriétaire.

La MRA prévoit également un mécanisme de Tax Deduction at Source, ou TDS, dans certaines situations.

Pour le loyer versé à un résident, le taux de retenue indiqué par la MRA est actuellement de 7,5 %. Pour un non-résident, il est de 10 %, lorsque le payeur est tenu d’opérer la retenue.

La TDS n’est pas nécessairement l’impôt définitif. Il s’agit d’une retenue à la source qui doit ensuite être rapprochée de l’imposition finale du contribuable.

Impôt sur la fortune à Maurice : que faut-il comprendre ?

Le régime mauricien des particuliers ne comporte pas un impôt annuel général sur la fortune immobilière comparable à l’IFI français.

Cela ne signifie pas que les contribuables fortunés sont invisibles pour l’administration.

La MRA prévoit notamment, pour certaines personnes, une déclaration d’actifs et de passifs lorsque les seuils légaux sont remplis. Les règles de déclaration distinguent toutefois notamment citoyens, non-résidents et non-citoyens.

Absence d’IFI mauricien ne signifie donc pas absence de transparence fiscale. Maurice participe également aux mécanismes internationaux d’échange d’informations fiscales.

Succession à Maurice : attention aux raccourcis

L’ancien article présentait l’absence de droits de succession comme une règle générale applicable à presque tous les non-citoyens. La réalité doit être formulée plus précisément.

Le Registrar-General indique que l’ancien Succession and Donation Duties Act a été abrogé et ne continue à s’appliquer qu’aux successions antérieures à octobre 1987.

En matière d’impôt sur le revenu, la MRA précise qu’une succession n’est pas elle-même imposée sur son revenu : chaque héritier est imposable sur sa quote-part du revenu de la succession, distribuée ou non.

Une succession internationale France-Maurice peut néanmoins produire des obligations en France, à Maurice ou dans les deux pays. Nationalité, domicile du défunt, résidence de l’héritier, localisation des actifs et nature des biens doivent être étudiés avant de conclure à une absence de taxation.

Maurice et France : comparaison fiscale sans raccourci

Sujet Maurice France / expatrié français
Impôt sur le revenu 0 % / 10 % / 20 % / 35 % en 2026-2027 Barème progressif français jusqu’à 45 % pour les résidents ; régime spécifique pour certains revenus des non-résidents
Revenus étrangers La source et la remittance à Maurice sont déterminantes selon le revenu Un non-résident reste imposable en France sur certains revenus de source française
Immobilier Registration duty et land transfer tax ; règles particulières possibles Revenus et plus-values d’immeubles français peuvent rester imposables en France
Charges annuelles sur un bien Local rates possibles selon la municipalité Taxe foncière et autres prélèvements selon le bien
Fortune immobilière Pas d’équivalent général à l’IFI français Un non-résident peut rester concerné par l’IFI sur certains actifs immobiliers français selon les seuils et règles applicables
Succession Ancien régime de droits de succession abrogé ; obligations relatives aux revenus de succession La fiscalité successorale française peut rester pertinente selon domicile, héritiers et localisation des biens

Ce tableau explique pourquoi il est dangereux de comparer uniquement les taux nominaux. L’intérêt ou le coût réel dépend de la structure patrimoniale du foyer.

Fiscalité d’un retraité français installé à Maurice

Un retraité doit dissocier au minimum quatre sujets :

1

Le permis de résidence

Il détermine le droit de vivre à Maurice mais pas, à lui seul, le traitement fiscal de la pension.

2

La résidence fiscale

Elle doit être établie au regard des règles mauriciennes, françaises et, si nécessaire, de la convention.

3

La nature de la pension

Pension privée, publique ou autre prestation ne doivent pas être assimilées sans vérification.

4

Les autres revenus

Immobilier français, placements, dividendes ou revenus locatifs étrangers peuvent relever de règles différentes.

Pour préparer l’ensemble du projet, consultez notre dossier Retraite à Maurice en 2026 : budget, fiscalité, santé et démarches.

Fiscalité d’un salarié travaillant à Maurice

Un professionnel recruté par une entreprise mauricienne est généralement imposé à Maurice sur son salaire selon les règles applicables à son revenu imposable.

Le système PAYE permet à l’employeur de prélever l’impôt correspondant à la rémunération du salarié.

Le salarié étranger doit parallèlement vérifier son statut migratoire. Le Professional Occupation Permit exige actuellement un salaire de base minimum de 50 000 MUR par mois.

Pour le marché du travail et les permis, consultez Travailler à Maurice en 2026. Pour comparer ce salaire avec l’ensemble du marché, consultez Salaire moyen à l’île Maurice en 2026.

Fiscalité d’un freelance ou d’un télétravailleur

Le freelance est l’un des profils pour lesquels les comparaisons fiscales sont le plus souvent simplifiées à l’excès.

Il faut distinguer :

  • le pays dans lequel l’activité est juridiquement exercée ;
  • le statut de résidence à Maurice ;
  • la localisation des clients ;
  • le lieu où les prestations sont physiquement réalisées ;
  • la structure juridique utilisée ;
  • le pays dans lequel les revenus sont encaissés ;
  • le transfert ou non des revenus vers Maurice.

Le Premium Visa, par exemple, répond à une logique différente de l’Occupation Permit Self-Employed.

Pour choisir le bon statut avant de traiter la fiscalité, consultez S’installer à Maurice en 2026.

Fiscalité d’un investisseur immobilier

L’investisseur ne doit pas se limiter au rendement brut affiché par un programme immobilier.

Intégrez les droits d’acquisition. Le registration duty doit entrer dans le coût global d’achat.

Vérifiez les charges annuelles. Copropriété, entretien, assurances et éventuelles local rates diminuent le rendement net.

Fiscalisez correctement les loyers. Les revenus locatifs doivent être déclarés selon la situation du propriétaire.

Anticipez la revente. La Land Transfer Tax doit être intégrée dès la simulation d’achat.

Vérifiez le statut de résidence lié au bien. Le seuil de 375 000 USD dans certains programmes éligibles concerne la résidence immobilière, pas une exonération fiscale générale.

Notre dossier Investir à Maurice en 2026 approfondit la partie immobilière, les dispositifs accessibles aux étrangers et les coûts réels.

Les erreurs fiscales les plus fréquentes avant une expatriation à Maurice

Erreur 1

Utiliser encore la flat tax de 15 %

Cette présentation ne correspond plus au régime actuel des particuliers.

Erreur 2

Oublier la nouvelle tranche à 35 %

Elle s’applique depuis juillet 2026 à la fraction de revenu imposable dépassant 12 millions MUR.

Erreur 3

Utiliser l’ancien Solidarity Levy

Le Solidarity Levy historique a été aboli en 2023 et les dispositifs ultérieurs ont eux-mêmes évolué.

Erreur 4

Confondre permis et résidence fiscale

Un permis d’immigration n’attribue pas automatiquement le domicile fiscal à Maurice.

Erreur 5

Oublier les revenus français

Immobilier, pensions ou autres revenus de source française peuvent continuer à créer des obligations en France.

Erreur 6

Ignorer la remittance

Pour certains revenus étrangers d’un résident, le rapatriement à Maurice peut modifier le traitement fiscal.

Erreur 7

Dire qu’il n’existe aucune taxe annuelle immobilière

Des local rates municipales peuvent s’appliquer selon l’emplacement du bien.

Erreur 8

Calculer le rendement sans la sortie

Registration duty, frais d’acquisition et land transfer tax doivent être pris en compte dès le départ.

Compte bancaire et fiscalité : garder une traçabilité claire

Lorsqu’un expatrié conserve des comptes dans plusieurs pays, il devient essentiel de pouvoir retracer précisément l’origine et le mouvement des fonds.

Cette traçabilité est particulièrement importante lorsqu’il faut distinguer revenus mauriciens, revenus étrangers, transferts entre comptes personnels, loyers ou revenus patrimoniaux.

Pour la partie pratique, consultez notre dossier Compte bancaire expatrié : ouvrir et gérer ses comptes à l’étranger.

Comparer la fiscalité mauricienne avec d’autres destinations

Comparer uniquement les taux d’impôt sur le revenu entre plusieurs pays est rarement suffisant. La résidence fiscale, les cotisations sociales, le patrimoine immobilier, les successions et les conventions fiscales modifient profondément le résultat.

Madagascar

Fiscalité à Madagascar pour les expatriés français

Résidence fiscale, revenus français et obligations à Madagascar.

Bulgarie

Fiscalité en Bulgarie en 2026

Un autre modèle fiscal européen à comparer avant une mobilité internationale.

Roumanie

Fiscalité en Roumanie en 2026

Impôt, résidence et points de vigilance pour les expatriés.

Vision globale

Afrique ou Europe en 2026 ?

Fiscalité, coût de la vie, patrimoine et environnement économique comparés.

Le cluster Maurice ImmoConnexion

Vie quotidienne

Vivre à Maurice

Coût de la vie, loyers, santé, écoles et budget selon le profil.

Installation

S’installer à Maurice

Visas, Occupation Permits, Premium Visa, retraite et résidence.

Emploi

Travailler à Maurice

Marché du travail, permis professionnel et secteurs qui recrutent.

Salaires

Salaire moyen à Maurice

Moyenne, médiane, minimum légal et rémunérations par métier et secteur.

Investissement

Investir à Maurice

Immobilier, acquisition par un étranger, résidence et coûts réels.

Retraite

Retraite à Maurice

Permis retraité, pension, santé, fiscalité et budget.

Pouvoir d’achat

Où vivre avec 1 500 € par mois ?

Europe, Maurice et Madagascar comparés selon le revenu disponible.

Comparatif

Sénégal ou Maurice ?

Coût, fiscalité, immobilier et expatriation comparés.

Comparatif

Côte d’Ivoire ou Maurice ?

Deux environnements africains très différents pour vivre et investir.

Maurice : suivre les changements avant qu’ils affectent votre projet

Les règles fiscales et migratoires peuvent évoluer à chaque exercice budgétaire. ImmoConnexion suit les modifications qui changent réellement les décisions d’expatriation et d’investissement.

Recevoir les prochains dossiers Maurice

FAQ — fiscalité à Maurice pour les expatriés en 2026

Quel est le taux d’impôt sur le revenu à Maurice en 2026 ?

Pour l’année de revenu ouverte le 1er juillet 2026 et se terminant le 30 juin 2027, le barème publié par la MRA est de 0 % sur les premiers 500 000 MUR, 10 % sur les 500 000 MUR suivants, 20 % sur les 11 millions MUR suivants et 35 % au-delà de 12 millions MUR.

Maurice applique-t-elle encore une flat tax de 15 % ?

Non. Cette présentation est obsolète pour les particuliers. Le système est désormais progressif et comporte quatre tranches pour l’année ouverte le 1er juillet 2026.

Le Solidarity Levy existe-t-il encore ?

L’ancien Solidarity Levy des particuliers a été aboli à compter du 1er juillet 2023. Un Fair Share Contribution avait ensuite été introduit pour les hauts revenus à compter du 1er juillet 2025, avant d’être remplacé pour les particuliers par la nouvelle tranche marginale à 35 % à compter du 1er juillet 2026.

Combien de jours faut-il vivre à Maurice pour être résident fiscal ?

La règle mauricienne prévoit notamment une présence d’au moins 183 jours pendant l’année concernée ou l’application de la règle de présence cumulée de 270 jours. Le critère de domicile doit également être pris en compte.

183 jours à Maurice suffisent-ils pour ne plus être résident fiscal français ?

Pas nécessairement. Les critères français — foyer, séjour principal, activité professionnelle et centre des intérêts économiques — doivent également être examinés. La convention France-Maurice intervient en cas de conflit de résidence.

Les revenus étrangers sont-ils imposés à Maurice ?

La MRA distingue notamment les revenus de source mauricienne et les revenus étrangers remis ou rapatriés à Maurice. La nature du revenu, sa source et les éventuelles conventions fiscales doivent être examinées avant de déterminer son traitement.

À quoi sert le Tax Residence Certificate ?

Le TRC certifie la résidence fiscale mauricienne auprès de la MRA et peut être utilisé pour l’application des conventions fiscales. Il ne remplace toutefois pas l’analyse des règles fiscales du pays d’origine.

Un Français résident à Maurice paie-t-il encore des impôts en France ?

Il peut continuer à être imposable en France sur certains revenus de source française. Cela concerne notamment l’immobilier situé en France et, selon leur nature et les dispositions conventionnelles, certains salaires, pensions ou revenus patrimoniaux.

Les loyers d’un bien situé en France restent-ils imposables après le départ ?

Oui, les revenus immobiliers de source française restent généralement dans le champ fiscal français. Des prélèvements sociaux peuvent également s’appliquer selon la situation du non-résident.

Existe-t-il une taxe foncière à Maurice ?

Il n’existe pas un système national identique à la taxe foncière française. En revanche, des local rates peuvent être prélevées par les conseils municipaux sur certaines propriétés.

Quels sont les droits immobiliers à l’achat et à la revente ?

Le Registrar-General affiche actuellement, dans le régime général, 5 % de registration duty pour l’acheteur et 5 % de land transfer tax pour le vendeur. Des régimes particuliers peuvent toutefois s’appliquer selon l’opération.

Maurice taxe-t-elle les plus-values ?

Maurice n’applique pas de capital gains tax générale comparable au régime français des particuliers. Cela ne signifie pas qu’une vente immobilière soit sans taxe : la Land Transfer Tax et certains régimes spécifiques peuvent s’appliquer.

Y a-t-il des droits de succession à Maurice ?

L’ancien Succession and Donation Duties Act a été abrogé pour les successions modernes. Cela ne signifie toutefois pas qu’une succession internationale entre la France et Maurice soit automatiquement exempte de toute fiscalité ou formalité.

Sources officielles

Méthode ImmoConnexion : les règles fiscales mauriciennes sont vérifiées en priorité auprès de la Mauritius Revenue Authority, du Registrar-General et des administrations mauriciennes compétentes. Pour les contribuables français, les règles sont croisées avec impots.gouv.fr et la convention fiscale France-Maurice. Les exemples chiffrés servent uniquement à expliquer les mécanismes et ne constituent pas une simulation fiscale personnalisée.

Avertissement

La fiscalité internationale dépend de la résidence réelle, de la nationalité, de la nature et de la source des revenus, du patrimoine détenu, des conventions fiscales et de la situation familiale. Les règles peuvent évoluer en cours d’exercice. Avant un changement de résidence fiscale, une vente immobilière, une restructuration patrimoniale ou le transfert de revenus importants, faites valider votre situation par un professionnel compétent en fiscalité France-Maurice.

En résumé : ce que paie réellement un expatrié à Maurice en 2026

La fiscalité mauricienne reste différente de celle de la France, mais elle ne peut plus être résumée par les anciens slogans de « flat tax à 15 % », d’absence totale de fiscalité immobilière ou d’exonération générale des expatriés.

Depuis le 1er juillet 2026, le barème des particuliers atteint désormais 35 % au-delà de 12 millions MUR de revenu imposable, tandis que les revenus inférieurs continuent de bénéficier des tranches à 0 %, 10 % et 20 %.

La résidence fiscale doit être établie réellement. Les revenus étrangers peuvent être affectés par leur rapatriement à Maurice. Les revenus de source française peuvent continuer à être taxés en France. La détention immobilière à Maurice peut générer des local rates, tandis que l’achat et la revente supportent leurs propres droits.

La bonne méthode est donc : déterminer sa résidence fiscale → identifier chaque source de revenu → appliquer la convention lorsqu’elle est pertinente → vérifier les règles de remittance → calculer l’impôt mauricien → conserver dans le calcul les obligations françaises qui subsistent → intégrer la fiscalité immobilière et patrimoniale.

Pour compléter cette analyse, consultez Vivre à Maurice, S’installer à Maurice, Travailler à Maurice, Salaire moyen à Maurice, Investir à Maurice et Retraite à Maurice.