Fiscalité d’une retraite au Portugal en 2026 : le régime des résidents non habituels (RNH/NHR) a été supprimé pour les nouveaux entrants depuis le 1er janvier 2024, sous réserve des droits acquis et des dispositions transitoires. Pour un retraité français qui s’installe au Portugal en 2026 sans droit acquis au RNH, l’enjeu principal est désormais de comprendre l’imposition portugaise de ses pensions, la convention fiscale franco-portugaise et les prélèvements sociaux susceptibles de rester dus en France.
Le Portugal reste une destination de retraite importante, mais il ne faut plus raisonner avec les anciens raccourcis « exonération » ou « pension taxée à 10 % ». La réponse dépend notamment de la nature de la pension, de la résidence fiscale, du niveau de revenu, de la situation familiale et de la couverture maladie. Pour replacer ces règles portugaises dans le cadre général, notre pilier sur la fiscalité d’une retraite à l’étranger explique d’abord comment résidence fiscale, convention et nature de la pension déterminent le pays d’imposition. Cette analyse Portugal complète ensuite le dossier retraite France vs Portugal et notre étude du coût de la vie au Portugal en 2026.
La réponse en 30 secondes
- Le RNH a été révoqué à compter du 1er janvier 2024 pour les nouveaux entrants, sous réserve du régime transitoire prévu par la loi portugaise.
- Les personnes qui bénéficiaient déjà valablement du RNH peuvent continuer à l’utiliser jusqu’au terme de leur période de dix ans.
- Pour un nouveau résident en 2026, les pensions relevant du régime portugais de droit commun sont soumises aux règles générales de l’IRS.
- Le barème général IRS 2026 va de 12,5 % à 48 %.
- La déduction spécifique applicable aux pensions en 2026 correspond à 8,54 × IAS, soit 4 587,09 € par titulaire, sous réserve des règles du CIRS.
- Les pensions privées françaises sont, en principe, imposables dans l’État de résidence selon la convention France-Portugal ; les pensions publiques obéissent à des règles distinctes et doivent être examinées selon leur nature et la nationalité du bénéficiaire.
- L’exonération de CSG/CRDS/CASA d’un non-résident ne signifie pas nécessairement « zéro prélèvement français » : une cotisation d’assurance maladie peut notamment rester due lorsque le pensionné est à la charge d’un régime français.
Situation générale applicable en 2026. Une situation individuelle peut relever d’exceptions conventionnelles ou sociales.
Préparer sa retraite au Portugal sans raisonner avec les anciennes règles fiscales
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Recevoir les analyses retraite & fiscalité1. Fiscalité retraite Portugal en 2026 : ce qui a réellement changé
La rupture n’est pas intervenue en 2026. L’Autoridade Tributária e Aduaneira indique que le régime fiscal des Résidents Non Habituels a été révoqué à partir du 1er janvier 2024. La loi de finances portugaise pour 2024 a toutefois instauré un dispositif transitoire pour certaines personnes remplissant les conditions prévues par la loi.
Un contribuable déjà inscrit et éligible conserve, en principe, le bénéfice du régime pendant la période restante de ses dix années.
Sans droit acquis au régime transitoire, il relève du droit commun portugais. Il ne bénéficie pas automatiquement de l’ancien taux de 10 % applicable à certaines pensions étrangères sous le RNH.
Cette chronologie est essentielle : parler de « fin du NHR en 2026 » serait inexact. La bonne question est désormais : quelle fiscalité s’applique en 2026 à un retraité qui arrive après la fermeture du RNH ?
Source officielle : Autoridade Tributária — FAQ Résident Non Habituel.
2. Pension privée ou pension publique : le point décisif
Avant de calculer un impôt, il faut identifier juridiquement la pension. La convention fiscale entre la France et le Portugal ne traite pas toutes les retraites de la même manière.
Résidence fiscale au Portugal : les 183 jours ne suffisent pas toujours
L’article 16 du Código do IRS vise notamment les personnes présentes au Portugal plus de 183 jours, consécutifs ou non, dans une période de douze mois commençant ou se terminant pendant l’année concernée. Une personne restée moins longtemps peut également y être considérée comme résidente si elle y dispose d’un logement révélant son intention de l’occuper comme résidence habituelle.
Cette appréciation portugaise doit être rapprochée des critères français du domicile fiscal et, si les deux pays revendiquent la résidence, des règles de départage de la convention bilatérale. Le statut de résident fiscal ne découle pas automatiquement d’un visa, d’un NIF ou de l’ouverture d’un compte bancaire. Pour les critères complets et les formalités, consulter notre guide de la résidence fiscale au Portugal.
Pensions privées françaises
L’article 19 de la convention, tel que commenté par l’administration fiscale française, prévoit que les pensions privées versées au titre d’un emploi antérieur ne sont imposables que dans l’État de résidence du bénéficiaire. Ainsi, une pension privée française versée à un résident fiscal du Portugal échappe en principe à l’impôt français et relève de l’imposition portugaise.
Pensions publiques : ne pas appliquer une règle automatique
Les pensions rémunérant des services rendus à un État, une collectivité ou à une personne publique visée par la convention relèvent, en principe, de l’article 20, paragraphe 2, dans sa rédaction issue de l’avenant du 25 août 2016 : elles sont normalement imposables dans l’État payeur. Toutefois, lorsque le pensionné est résident du Portugal et possède la nationalité portugaise, la convention attribue l’imposition au Portugal, même s’il possède également la nationalité française. La restriction concernant la double nationalité apparaît au paragraphe 1 relatif aux rémunérations publiques d’activité, et non dans l’exception applicable aux pensions du paragraphe 2. Certaines pensions liées à des activités d’entreprise d’une personne publique peuvent relever d’autres dispositions.
Point de vigilance
La formule « toutes les pensions de fonctionnaires français restent exclusivement imposables en France » est trop absolue. Une carrière mixte, la nature de l’employeur public, la nationalité ou le fondement juridique de la pension peuvent modifier le traitement conventionnel. Il faut qualifier chaque pension avant de conclure.
Source conventionnelle : DGFiP — Convention France–Portugal consolidée, articles 19 et 20, avec l’avenant du 25 août 2016. Les commentaires administratifs antérieurs à cet avenant ne doivent pas être utilisés sans comparaison avec le texte modifié.
3. Barème IRS Portugal 2026 : les taux officiels
Pour les contribuables relevant du droit commun, l’IRS portugais est progressif. Le barème officiel 2026 publié à l’article 68 du Código do IRS est le suivant.
Jusqu’à 8 342 €
Taux moyen indiqué dans le barème : 12,500 %
8 342 € à 12 587 €
Taux moyen indiqué dans le barème : 13,579 %
12 587 € à 17 838 €
Taux moyen indiqué dans le barème : 15,823 %
17 838 € à 23 089 €
Taux moyen indiqué dans le barème : 17,705 %
23 089 € à 29 397 €
Taux moyen indiqué dans le barème : 20,579 %
29 397 € à 43 090 €
Taux moyen indiqué dans le barème : 25,130 %
43 090 € à 46 566 €
Taux moyen indiqué dans le barème : 26,472 %
46 566 € à 86 634 €
Taux moyen indiqué dans le barème : 34,856 %
Au-delà de 86 634 €
Taux moyen indiqué dans le barème : Non indiqué
Barème contrôlé au 15 octobre 2026 : article 68 du Código do IRS, rédaction issue de la Lei n.º 73-A/2025 du 30 décembre 2025. Le taux marginal n’est pas le taux effectif appliqué à l’ensemble du revenu.
Ces taux sont des taux marginaux. Atteindre une tranche à 31,1 %, 34,9 % ou 44,6 % ne signifie pas que l’intégralité du revenu est taxée à ce taux.
Source officielle : Autoridade Tributária — CIRS, article 68, taux généraux 2026.
4. Déduction spécifique sur les pensions : 4 587,09 € en 2026
Autre changement important par rapport aux anciens calculs : la déduction spécifique de droit commun n’est plus de 4 104 €. L’administration fiscale portugaise indique qu’en 2026 la déduction applicable aux revenus de pension de catégorie H correspond à 8,54 fois l’IAS. L’IAS 2026 est fixé à 537,13 €, soit :
8,54 × 537,13 € = 4 587,09 €
Cette déduction s’applique selon les conditions prévues par le Código do IRS ; lorsque certaines cotisations obligatoires sont supérieures, les règles du CIRS doivent être examinées.
Sources officielles : Autoridade Tributária — travail et pensions et Diário da República — IAS 2026.
5. Exemple 2026 : couple percevant 50 000 € de pensions privées
Pour rendre le mécanisme compréhensible sans donner une fausse précision, prenons un couple marié percevant exclusivement deux pensions privées : 28 000 € et 22 000 € par an, soit 50 000 € au total. L’exemple ci-dessous isole volontairement le mécanisme de l’IRS portugais et ne constitue pas une simulation fiscale personnalisée France/Portugal.
Pensions annuelles brutes
28 000 € + 22 000 € = 50 000 €
Déduction spécifique 2026
2 × 4 587,09 € = 9 174,18 €
Base imposable simplifiée
50 000 € − 9 174,18 € = 40 825,82 €
Quotient du foyer en imposition conjointe
40 825,82 € ÷ 2 = 20 412,91 €
IRS brut indicatif
≈ 6 886 € pour le couple, avant déductions fiscales et ajustements
Le montant d’environ 6 886 € est obtenu en appliquant le barème 2026 à 20 412,91 € par conjoint, puis en multipliant l’impôt par deux conformément à l’article 69 du Código do IRS. Il s’agit d’un calcul pédagogique brut : l’IRS effectivement dû peut différer en fonction des déductions, dépenses éligibles, autres revenus, options d’englobement et caractéristiques du foyer.
Pourquoi nous ne concluons pas « le Portugal fait gagner X € »
Comparer correctement la France et le Portugal exige de calculer les deux systèmes sur la même situation individuelle : composition du foyer, revenu fiscal de référence, nature de chaque pension, prélèvements sociaux, couverture maladie, autres revenus et déductions. Une conclusion universelle du type « un couple à 50 000 € gagne automatiquement de l’argent en partant au Portugal » serait trompeuse.
6. CSG, CRDS, CASA et cotisation maladie : le point souvent oublié
Un retraité dont la résidence fiscale n’est plus en France peut, selon sa situation, ne plus être redevable de la CSG, de la CRDS et de la CASA sur ses pensions françaises. Mais cela ne signifie pas nécessairement que les prélèvements français deviennent nuls.
Selon sa situation au regard de l’assurance maladie française, un retraité résidant au Portugal peut rester redevable d’une cotisation d’assurance maladie sur certaines pensions françaises. Le taux et l’assiette doivent être vérifiés auprès de la caisse concernée et du CLEISS selon le régime de retraite et la situation individuelle.
À l’inverse, pour un retraité qui demeure résident fiscal de France, les prélèvements sociaux ne sont pas uniformément de 9,1 % : leur niveau dépend notamment du revenu fiscal de référence et de la situation du foyer.
Conséquence pratique
Il est incorrect de comparer systématiquement « 9,1 % en France » à « 0 % au Portugal ». Il faut calculer les prélèvements réellement applicables à la personne concernée.
Source de référence : CLEISS — retraite à l’étranger et protection sociale.
Une expatriation ne se décide pas sur un taux d’impôt isolé
Suivez nos comparaisons France–Portugal, les changements fiscaux et les points de vigilance qui peuvent modifier le budget réel d’un retraité.
Recevoir les prochaines analyses7. Le « NHR 2.0 » concerne-t-il les retraités ?
Le dispositif souvent appelé « NHR 2.0 » correspond à l’Incentivo Fiscal à Investigação Científica e Inovação (IFICI). Il ne constitue pas la réouverture de l’ancien RNH aux retraités.
L’IFICI vise certaines activités professionnelles éligibles. L’administration fiscale portugaise précise notamment qu’il peut appliquer un taux spécial de 20 % à certains revenus nets des catégories A et B provenant d’activités éligibles pendant dix ans, sous conditions. Une personne simplement retraitée et vivant de ses pensions ne doit donc pas considérer l’IFICI comme le successeur automatique du RNH applicable à sa retraite : les pensions de catégorie H n’entrent pas dans l’exonération générale des revenus étrangers prévue pour l’IFICI.
Source officielle : Autoridade Tributária — IFICI, FAQ officielle.
8. Retraite au Portugal : fiscalité et coût de la vie doivent être séparés
Une fiscalité moins favorable qu’à l’époque du RNH ne rend pas automatiquement le Portugal inintéressant. Inversement, le climat ou la qualité de vie ne compensent pas automatiquement une charge fiscale plus élevée. Il faut séparer les deux analyses.
Nature des pensions, IRS, convention fiscale, prélèvements sociaux, patrimoine, revenus financiers et immobiliers.
Logement, santé, assurances, alimentation, transports et niveau de vie dans la région choisie.
Pour la seconde partie, consultez notre analyse dédiée au coût de la vie au Portugal. Pour une vision plus large de la destination, le guide prendre sa retraite au Portugal traite du quotidien et des démarches, tandis que la résidence fiscale au Portugal approfondit le changement de statut fiscal. Pour arbitrer entre les deux pays, notre dossier France vs Portugal pour la retraite complète cette étude fiscale.
9. Immobilier au Portugal : ne pas mélanger fiscalité des pensions et fiscalité immobilière
Un retraité propriétaire au Portugal peut également être concerné par l’IMT lors d’une acquisition, l’Imposto do Selo, l’IMI pendant la détention, éventuellement l’AIMI, ainsi que les règles relatives aux revenus locatifs et aux plus-values. Ces mécanismes sont distincts de l’imposition de la pension.
Pour éviter de diluer cette page consacrée à la fiscalité des retraités au Portugal, les mécanismes immobiliers sont développés dans nos dossiers sur l’investissement au Portugal, la fiscalité immobilière en Europe et l’impôt sur les revenus locatifs en Europe.
Déclaration annuelle et pièces à conserver
Le retraité résident fiscal portugais doit examiner l’obligation de déclarer ses pensions, y compris étrangères, dans la Modelo 3 et les annexes pertinentes. L’Autoridade Tributária indique une fenêtre générale de dépôt du 1er avril au 30 juin de l’année suivant les revenus, sous réserve des dispositions applicables au dossier. La déclaration de 2026 relève donc, en principe, de la campagne 2027. Vérifier les cas particuliers et les dispenses éventuelles, conserver les relevés des caisses françaises, le certificat de résidence et les justificatifs des retenues.
Source : Autoridade Tributária — déclaration de l’IRS, Modelo 3.
10. Les erreurs à éviter avant de transférer sa résidence fiscale
- Utiliser encore les barèmes IRS 2024 ou 2025 pour simuler une installation en 2026.
- Supposer que l’ancien RNH reste accessible à tout nouveau retraité.
- Traiter toutes les pensions comme identiques sans vérifier leur qualification conventionnelle.
- Comparer 9,1 % de prélèvements français à 0 % sans vérifier le RFR, le S1 et une éventuelle cotisation d’assurance maladie.
- Confondre taux marginal et taux effectif dans le barème IRS.
- Décider sur la seule fiscalité sans intégrer logement, santé et coût de la vie.
- Utiliser une simulation générique comme conseil personnel alors que quelques paramètres peuvent inverser le résultat.
11. Portugal, Italie ou autre destination : comparer à situation identique
La disparition du RNH a renforcé l’intérêt des comparaisons européennes. Certains retraités étudient notamment le régime italien applicable, sous conditions, à certains pensionnés étrangers installés dans des communes éligibles du sud de l’Italie. Mais comparer un taux facial portugais avec un taux italien sans vérifier l’assiette, la résidence, les revenus concernés et les conditions d’accès conduit là encore à des conclusions fragiles.
Pour approfondir : impôts d’un retraité français en Italie et budget retraite à Madagascar.
12. Sources officielles et méthode de vérification
Pour cette mise à jour 2026, ImmoConnexion privilégie les textes et administrations directement responsables des règles citées :
- Autoridade Tributária — article 68 CIRS : barème général IRS 2026.
- Autoridade Tributária — pensions : déduction spécifique de 8,54 × IAS.
- Diário da República — Portaria 480-A/2025/1 : IAS 2026 fixé à 537,13 €.
- Autoridade Tributária — RNH : révocation à compter du 1er janvier 2024 et dispositions transitoires.
- Convention fiscale France-Portugal : répartition du droit d’imposer les pensions.
- CIRS, article 53 : déduction spécifique sur les pensions.
- CIRS, article 69 : quotient conjugal et imposition conjointe.
- CIRS, article 16 : résidence fiscale au Portugal.
- Autoridade Tributária — IFICI : catégories de revenus et conditions d’éligibilité.
- CLEISS : protection sociale et retraite à l’étranger.
Références législatives et administratives contrôlées au 15 octobre 2026 ; les données de barème et les conditions d’application seront réexaminées pour l’édition 2027.
FAQ — Fiscalité des retraités au Portugal en 2026
Le NHR existe-t-il encore pour un nouveau retraité en 2026 ?
En principe, non. Le régime RNH a été révoqué à compter du 1er janvier 2024. Des dispositions transitoires existent pour certaines situations engagées antérieurement ; elles ne constituent pas une réouverture générale du régime en 2026.
Quel est le taux d’imposition d’une retraite au Portugal en 2026 ?
Il n’existe pas un taux unique pour un nouveau retraité relevant du droit commun. Le barème général IRS 2026 comporte des taux marginaux allant de 12,5 % à 48 %. Le taux réellement supporté dépend de l’assiette imposable, des déductions et de la situation du foyer.
Quelle est la déduction spécifique sur une pension en 2026 ?
La règle générale correspond à 8,54 fois l’IAS. Avec un IAS 2026 de 537,13 €, cela représente 4 587,09 € par titulaire, sous réserve des dispositions du CIRS applicables à la situation.
Une pension privée française est-elle imposée en France ou au Portugal ?
Pour un résident fiscal du Portugal, les pensions privées françaises sont en principe imposables au Portugal conformément à l’article 19 de la convention fiscale franco-portugaise.
Et pour une pension de fonctionnaire ?
Les pensions publiques relèvent notamment de l’article 20, paragraphe 2, de la convention consolidée : elles sont en principe imposables dans l’État payeur. Pour un résident du Portugal possédant la nationalité portugaise, l’exception conventionnelle peut transférer l’imposition au Portugal, y compris en cas de double nationalité franco-portugaise. Chaque pension doit être juridiquement qualifiée.
Un retraité installé au Portugal paie-t-il encore la CSG et la CRDS ?
Un non-résident fiscal peut ne plus être assujetti à la CSG, à la CRDS et à la CASA sur ses pensions françaises. Selon sa couverture maladie et son régime, une cotisation d’assurance maladie française peut toutefois rester prélevée. Il ne faut donc pas assimiler automatiquement expatriation au Portugal et « zéro prélèvement ».
Le Portugal est-il fiscalement plus avantageux que la France en 2026 ?
Pas systématiquement. Le résultat dépend du niveau et de la nature des pensions, de la composition du foyer, des prélèvements sociaux, des autres revenus et des déductions. Une comparaison sérieuse doit être effectuée à situation identique.
Le Portugal reste-t-il intéressant pour prendre sa retraite ?
Oui pour certains profils, mais la décision ne peut plus reposer sur l’ancien RNH. Fiscalité, logement, santé, proximité avec la France et coût de la vie doivent être évalués ensemble.
Conclusion : ce que doit retenir un retraité français en 2026
Le Portugal n’est plus le « raccourci fiscal » qu’il pouvait représenter sous l’ancien régime RNH. Pour un nouveau retraité français en 2026, la question n’est pas de savoir si le pays est encore un paradis fiscal, mais de déterminer combien il paiera réellement compte tenu de ses propres pensions et de sa situation sociale.
Trois vérifications doivent précéder toute décision : identifier précisément la nature des pensions, calculer l’IRS avec les paramètres 2026 et déterminer les prélèvements sociaux ou cotisations maladie qui subsistent. Ce n’est qu’ensuite qu’une comparaison avec la France ou une autre destination devient pertinente.
Pour poursuivre l’analyse, consultez notre guide pour vivre au Portugal, notre comparaison retraite France vs Portugal et le coût de la vie au Portugal en 2026.
Vous connaissez maintenant les règles fiscales à vérifier avant de partir
Recevez les prochaines analyses ImmoConnexion pour suivre la fiscalité des retraités, comparer les destinations et préparer une expatriation sur des données vérifiées.
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