La retraite en Italie en 2026 combine plusieurs avantages pour un retraité français : aucun visa grâce à la libre circulation européenne, un système de santé accessible grâce à la coordination européenne, de fortes différences de coût entre le Nord et le Sud et, pour certains nouveaux résidents, un régime fiscal à 7 % sur les revenus étrangers. Mais l’Italie exige une analyse plus fine qu’un simple calcul de coût de la vie : les règles de résidence fiscale ont évolué, la fiscalité des pensions françaises varie selon leur nature et le régime à 7 % ne signifie pas automatiquement que la charge fiscale totale sera limitée à 7 %.
Le budget dépend surtout de la ville choisie. En août 2026, les loyers demandés atteignaient en moyenne environ 22,55 €/m² à Milan et 19,31 €/m² à Rome, contre 9,70 €/m² à Palerme, 9,94 €/m² à Pérouse ou 12,88 €/m² à Bari. Deux retraités disposant de la même pension peuvent donc avoir un reste à vivre radicalement différent selon leur lieu d’installation.
Pour une personne seule, une enveloppe d’environ 1 500 à 2 000 € par mois peut permettre une installation cohérente dans plusieurs villes du Sud ou villes moyennes, à condition de maîtriser le logement. Pour un couple, un budget autour de 2 300 à 3 000 € par mois offre une marge plus confortable dans une grande partie du pays hors secteurs immobiliers les plus chers. Ces montants sont des scénarios ImmoConnexion et non des seuils administratifs italiens.
Cette analyse complète notre référence sur la retraite en France en 2026 ainsi que nos dossiers consacrés à la retraite en Roumanie, à la retraite en Bulgarie et à la retraite à Maurice.
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ImmoConnexion analyse budget, fiscalité, santé, logement et démarches pour comparer les destinations avec les mêmes critères.
Recevoir ImmoConnexion IntelligencePourquoi l’Italie reste attractive pour les retraités français en 2026
L’Italie réunit plusieurs caractéristiques difficiles à trouver simultanément : proximité avec la France, monnaie commune, appartenance à l’Union européenne, diversité climatique, réseau ferroviaire développé, patrimoine culturel important et possibilité de vivre dans des territoires très différents sans changer de pays.
Le principal avantage budgétaire réside dans les écarts régionaux.
Milan, Florence ou certains quartiers de Rome se rapprochent désormais des niveaux immobiliers des grandes métropoles d’Europe occidentale. À l’inverse, la Sicile, le Molise, la Calabre, les Abruzzes, certaines parties des Pouilles ou plusieurs petites villes de l’intérieur restent nettement plus accessibles.
Cette géographie est particulièrement intéressante pour un retraité : elle permet d’arbitrer entre coût du logement, accès aux soins, proximité d’un aéroport, climat et services.
Pour une vision plus générale du quotidien italien, consultez notre dossier Vivre en Italie : coût de la vie, santé et qualité de vie.
Pas de visa pour un retraité français, mais des démarches après trois mois
Un Français est citoyen de l’Union européenne. Il n’a donc pas besoin de visa pour s’installer en Italie.
Les nombreux articles consacrés au « visa de résidence élective » concernent principalement les ressortissants de pays tiers. Ils ne correspondent pas à la situation d’un retraité français disposant de la citoyenneté européenne.
Pendant les trois premiers mois, un citoyen européen peut séjourner en Italie avec une carte nationale d’identité ou un passeport valide.
Au-delà de trois mois, l’Italie peut exiger l’enregistrement de la résidence. Pour une personne retraitée ou économiquement inactive, les règles européennes permettent notamment de demander :
| Condition | Élément à justifier |
|---|---|
| Identité | Carte nationale d’identité ou passeport valide |
| Ressources | Ressources suffisantes pour ne pas dépendre de l’assistance sociale italienne |
| Couverture maladie | Couverture complète, notamment via le mécanisme S1 lorsque les conditions sont réunies |
| Résidence locale | Adresse et formalités d’inscription auprès de la commune |
Les règles européennes ne fixent pas un montant unique applicable à tous les retraités pour les « ressources suffisantes ». La situation personnelle doit être prise en compte.
Après cinq années de résidence légale continue dans un autre État membre, un citoyen européen acquiert en principe un droit de séjour permanent.
Source : Your Europe — droit de séjour des retraités européens.
Codice fiscale, anagrafe et organisation pratique
Le codice fiscale est indispensable dans de nombreuses démarches : bail, banque, contrats, achat immobilier, santé ou fiscalité.
L’inscription à l’anagrafe de la commune matérialise ensuite la résidence administrative locale lorsqu’elle est requise.
Ces démarches administratives ne doivent cependant pas être confondues avec la résidence fiscale. Être inscrit dans une commune italienne et être résident fiscal italien sont deux sujets liés mais juridiquement distincts.
Combien coûte réellement une retraite en Italie en 2026 ?
L’erreur la plus fréquente consiste à parler d’un « coût de la vie en Italie » unique.
Le marché immobilier montre pourquoi cette approche est insuffisante.
Selon les prix demandés sur Immobiliare.it en août 2026, le loyer moyen national ressortait à environ 15,02 €/m² par mois, mais les écarts entre villes étaient considérables.
| Ville — août 2026 | Loyer demandé moyen |
|---|---|
| Palerme | ≈ 9,70 €/m²/mois |
| Pérouse | ≈ 9,94 €/m²/mois |
| Bari | ≈ 12,88 €/m²/mois |
| Turin | ≈ 12,98 €/m²/mois |
| Rome | ≈ 19,31 €/m²/mois |
| Milan | ≈ 22,55 €/m²/mois |
Pour un appartement théorique de 60 m², cela représenterait environ 582 € à Palerme, 596 € à Pérouse, 773 € à Bari, 779 € à Turin, 1 159 € à Rome et 1 353 € à Milan.
Ces montants sont des calculs ImmoConnexion obtenus en multipliant le prix demandé moyen au mètre carré par 60. Ils ne représentent ni un loyer réglementé ni le prix garanti d’un appartement précis. Le quartier, l’état du bien, le mobilier, les charges et le type de contrat peuvent modifier fortement le résultat.
Source : Immobiliare.it — marché immobilier italien, août 2026.
Quel niveau de pension permet de vivre correctement en Italie ?
Le montant de la pension ne suffit pas à lui seul pour mesurer le niveau de vie. Le logement reste le facteur dominant.
1 500 € par mois — personne seule
Possible avec choix géographiqueUne personne seule peut envisager plusieurs villes du Sud ou de l’intérieur si le loyer reste contenu. Milan, Rome ou Florence deviennent beaucoup plus difficiles avec ce niveau de revenu.
2 000 € par mois — personne seule
Bonne marge dans de nombreuses zonesCe niveau offre davantage de choix en Sicile, Pouilles, Abruzzes, Ombrie ou dans plusieurs villes moyennes. Les quartiers centraux des grandes métropoles restent nettement plus chers.
2 300 à 3 000 € — couple
Scénario équilibréUn couple peut vivre confortablement dans une large partie du Sud et du Centre, sous réserve du logement et des dépenses personnelles.
3 500 € et plus — couple
Choix géographique beaucoup plus largeCette enveloppe ouvre davantage de possibilités dans les grandes villes ou les régions touristiques, tout en conservant une marge pour les loisirs et les déplacements.
Ces scénarios ne constituent pas des budgets officiels. Ils servent à mettre en relation les loyers observés, les charges courantes et différents niveaux de pension.
Pour comparer le pouvoir d’achat avec d’autres destinations, consultez Où vivre avec 1 500 € par mois en 2026 ? ainsi que Où prendre sa retraite avec 2 000 € par mois en 2026 ?.
Inflation en Italie : les budgets doivent continuer à être actualisés
L’Italie n’échappe pas aux hausses de prix.
Selon les données définitives de l’ISTAT, l’indice national des prix à la consommation progressait de 3,3 % sur un an en août 2026.
La hausse était notamment soutenue par l’énergie : les produits énergétiques réglementés progressaient de 18,6 % sur un an et les produits énergétiques non réglementés de 17,0 %.
À l’inverse, la hausse du panier alimentaire et des produits de consommation courante restait beaucoup plus modérée.
Conséquence pour un retraité : un budget calculé deux ou trois ans auparavant ne doit pas être repris mécaniquement. Le chauffage, l’électricité, le carburant et le logement peuvent évoluer beaucoup plus vite que certains autres postes.
Source : ISTAT — prix à la consommation, août 2026.
Le prix d’un pays ne suffit pas à choisir une retraite.
Logement, fiscalité de la pension, santé et résidence peuvent modifier le reste à vivre de plusieurs centaines d’euros par mois.
Recevoir les prochaines analysesRésidence fiscale italienne : la règle des 183 jours ne suffit plus à résumer la loi
La version simplifiée souvent reprise sur Internet consiste à affirmer qu’une personne devient résidente fiscale italienne après 183 jours.
Cette présentation est désormais incomplète.
Depuis la réforme de la résidence fiscale applicable à partir de 2024, le droit italien considère comme résidentes les personnes qui, pendant la majeure partie de la période d’imposition en tenant compte également des fractions de journée, remplissent au moins l’un des critères suivants :
Résidence au sens civil
La résidence habituelle en Italie peut constituer un critère de rattachement fiscal.
Domicile
Pour cette règle, le domicile correspond au lieu où se développent principalement les relations personnelles et familiales de la personne.
Présence physique
La présence en Italie pendant la majeure partie de la période d’imposition constitue également un critère autonome.
Inscription dans les registres
L’inscription pendant la majeure partie de l’année dans les registres de la population résidente crée une présomption de résidence fiscale, sous réserve de preuve contraire.
Le seuil de 183 jours reste donc un repère pratique pour une année normale, mais il n’est plus pertinent de le présenter comme l’unique critère.
Si la France et l’Italie considèrent simultanément une personne comme résidente selon leurs législations internes, la convention fiscale franco-italienne doit être utilisée pour résoudre le conflit de résidence.
Source : Normattiva — réforme de la résidence fiscale des personnes physiques.
Notre dossier Résidence fiscale en Italie approfondit les critères et leurs conséquences.
Fiscalité des pensions françaises en Italie : trois situations à distinguer
C’est le point le plus technique du dossier.
La convention fiscale franco-italienne ne traite pas toutes les pensions de la même manière.
1. Pension privée ne relevant pas de la sécurité sociale
L’article 18 de la convention prévoit en principe que les pensions versées au titre d’un ancien emploi sont imposables uniquement dans l’État de résidence.
Pour un résident fiscal d’Italie percevant une pension véritablement privée qui ne relève pas des régimes de sécurité sociale visés par la convention, l’Italie dispose donc en principe du droit d’imposer.
2. Retraite française de sécurité sociale et Agirc-Arrco
La situation est différente pour les pensions relevant de la législation française sur la sécurité sociale.
L’accord franco-italien prévoit une imposition partagée.
La France peut imposer ces pensions et l’Italie, en tant qu’État de résidence, peut également les inclure dans son imposition. La double imposition doit ensuite être neutralisée par un crédit d’impôt accordé dans l’État de résidence, dans les limites prévues par la convention.
La liste franco-italienne des régimes concernés inclut notamment :
| Régime | Traitement conventionnel |
|---|---|
| Régime général français | Imposition partagée France / Italie avec mécanisme de crédit d’impôt |
| Régimes spéciaux | À vérifier selon la nature exacte de la pension |
| Agirc-Arrco et autres complémentaires obligatoires | Inclus parmi les régimes français de sécurité sociale visés par l’accord |
Le BOFiP français confirme que les anciens régimes Agirc et Arrco, aujourd’hui réunis, font partie des régimes complémentaires obligatoires figurant dans le dispositif franco-italien.
Sources : BOFiP — convention fiscale France–Italie et convention fiscale franco-italienne.
3. Pension d’un ancien agent public
Les pensions publiques relèvent principalement de l’article 19 de la convention.
Une pension versée par l’État français, une collectivité territoriale ou une personne publique au titre de services rendus reste en principe imposable en France.
Une exception existe lorsque le bénéficiaire est résident d’Italie et possède la nationalité italienne sans posséder la nationalité française.
Un retraité français ne doit donc jamais appliquer automatiquement aux pensions publiques les règles concernant une pension privée ou une pension de sécurité sociale.
Double imposition France–Italie : la situation a évolué depuis 2025
L’ancien article ImmoConnexion insistait à juste titre sur les difficultés rencontrées depuis 2021 par des retraités français ayant reçu des redressements fiscaux italiens.
Le dossier a cependant évolué et il faut désormais présenter la situation avec davantage de précision.
En 2025, une question écrite au Sénat évoquait environ 60 000 retraités français résidant en Italie et dénonçait notamment des redressements ainsi que des difficultés liées au crédit d’impôt conventionnel.
Le Gouvernement français a rappelé en juin 2025 que les pensions françaises de sécurité sociale font bien l’objet d’une imposition partagée : elles doivent être déclarées en Italie et l’impôt payé en France doit donner lieu à un crédit d’impôt en Italie dans la limite de l’impôt italien correspondant.
Une évolution importante est intervenue ensuite.
Selon une réponse publiée à l’Assemblée nationale le 27 janvier 2026, une instruction du fisc italien du 23 juillet 2025 a demandé aux directions régionales et provinciales d’annuler les pénalités attachées aux redressements visant les Français résidents percevant une pension relevant de l’article 18 de la convention.
Le ministère français indiquait également qu’après de nouvelles interventions diplomatiques, les difficultés de mise en œuvre de cette instruction étaient, selon le dernier état des lieux communiqué par le collectif de retraités, limitées à quelques cas.
Cela ne signifie pas que le dossier fiscal peut être ignoré.
Une question parlementaire déposée en mai 2026 demandait encore l’actualisation de la liste des pensions relevant de la sécurité sociale annexée à la convention franco-italienne.
La bonne conclusion n’est donc plus « une double imposition généralisée sans solution », mais plutôt : un régime conventionnel d’imposition partagée, une obligation de déclaration en Italie, un mécanisme de crédit d’impôt et des difficultés pratiques historiques qui ont nécessité des clarifications administratives.
Sources : Assemblée nationale — réponse du 27 janvier 2026 et Sénat — actualisation de la liste des pensions de sécurité sociale.
Notre dossier Impôts du retraité français en Italie : les pièges à connaître analyse spécifiquement cette question.
Pour replacer l’Italie dans les règles générales applicables aux pensions hors de France, consultez aussi Fiscalité d’une retraite à l’étranger en 2026.
Régime fiscal à 7 % : ce qui a changé en avril 2026
L’article 24-ter du droit fiscal italien prévoit un régime optionnel destiné aux personnes percevant une pension versée par un organisme étranger et transférant leur résidence fiscale dans certaines communes italiennes.
Le dispositif permet de soumettre les revenus de source étrangère entrant dans son champ à une imposition substitutive de 7 %.
L’option peut s’appliquer pendant un maximum de dix périodes d’imposition, en comptant celle du transfert.
Pour être éligible, le contribuable doit notamment ne pas avoir été résident fiscal italien pendant les cinq périodes d’imposition précédant celle où l’option devient effective et venir d’un pays permettant une coopération administrative avec l’Italie.
Le plafond est désormais de 30 000 habitants
C’est l’une des principales nouveautés de 2026.
Depuis le 7 avril 2026, l’article 24-ter a été modifié et le plafond de population des communes concernées est passé à 30 000 habitants.
Le régime concerne les communes éligibles situées notamment dans les régions suivantes :
Sicile
De nombreuses petites communes combinent immobilier encore accessible, climat méditerranéen et accès au dispositif sous réserve du seuil de population.
Calabre
Les prix immobiliers figurent parmi les plus faibles d’Italie, mais la proximité des soins et des transports doit être examinée précisément.
Pouilles
La région bénéficie d’une forte attractivité mais les zones côtières et touristiques peuvent être nettement plus chères que les communes de l’intérieur.
Abruzzes et Molise
Ces régions offrent plusieurs petites villes avec un coût immobilier relativement modéré et un accès plus direct au centre de l’Italie.
Basilicate et Campanie
L’éligibilité dépend de la commune. Naples n’est évidemment pas une commune de moins de 30 000 habitants.
Sardaigne
La région entre dans le champ géographique du dispositif, mais les prix varient fortement entre zones intérieures et secteurs côtiers très recherchés.
Source officielle : Ministère italien de l’Économie et des Finances — article 24-ter du TUIR.
Attention : « régime à 7 % » ne signifie pas forcément « 7 % d’impôts au total »
C’est un point essentiel pour un retraité français.
Le régime à 7 % règle le traitement italien des revenus étrangers entrant dans son champ. Il ne modifie pas à lui seul les droits d’imposition attribués à la France par la convention fiscale.
Une pension française de sécurité sociale peut rester imposable en France tout en étant concernée par les règles fiscales italiennes applicables au résident.
Une pension publique française peut, elle, relever d’un droit d’imposition réservé à la France selon la convention.
Avant de déménager pour profiter du taux de 7 %, il faut donc faire qualifier chaque pension séparément. Une retraite de base, l’Agirc-Arrco, une pension publique et un produit de retraite privé peuvent produire des résultats différents.
Le taux de 7 % est un dispositif potentiellement très attractif, mais ce n’est pas un raccourci permettant de remplacer l’analyse de la convention franco-italienne.
Santé : comment fonctionne le formulaire S1 en Italie ?
L’Italie présente ici un avantage important par rapport à une expatriation hors de l’Union européenne.
Lorsqu’un retraité relève du régime français compétent pour sa couverture maladie et s’installe durablement en Italie, le document portable S1 permet de transférer ses droits pour bénéficier de soins dans le pays de résidence selon la législation italienne.
Le S1 est délivré, pour un pensionné du seul régime français remplissant les conditions, par l’organisme compétent qui sert la retraite de base.
Il doit ensuite être enregistré auprès de l’institution italienne compétente.
Le S1 ne signifie pas que tous les soins sont gratuits. Il permet l’accès au système italien dans les mêmes conditions que les personnes assurées localement, avec les règles, parcours et éventuelles participations applicables en Italie.
Source : CLEISS — formulaire S1.
Pour une vision plus large de la protection santé hors de France, consultez également Vivre à l’étranger avec une retraite française et notre guide Assurance mutuelle expatrié en 2026.
Nord, Centre ou Sud : où prendre sa retraite en Italie ?
Le meilleur choix dépend de la priorité donnée au budget, au climat, aux soins, aux transports et au type de vie recherché.
Sicile
Les loyers restent modérés dans plusieurs villes et petites communes. Le climat et le coût du logement peuvent convenir à une pension moyenne. L’accès aux soins spécialisés doit être vérifié selon la commune choisie.
Pouilles
Bari offre davantage de services et de transports mais son marché immobilier est plus cher que celui des petites communes de l’intérieur. La région peut aussi accueillir des communes éligibles au régime à 7 %.
Calabre et Basilicate
Le logement peut être très accessible. Pour un retraité, l’éloignement d’un hôpital, la nécessité d’une voiture et les transports doivent néanmoins peser autant que le prix du mètre carré.
Ombrie
Pérouse et plusieurs villes moyennes offrent un compromis entre patrimoine, services et coût du logement, sans les prix de Florence ou de Rome.
Rome
La capitale concentre établissements de santé, transports et vie culturelle, mais le loyer moyen demandé dépasse désormais largement celui de nombreuses villes du Sud.
Milan
Milan offre des infrastructures et services de haut niveau mais possède le marché locatif le plus contraignant parmi les grandes villes citées ici.
Notre dossier Vivre en Sicile approfondit l’une des destinations les plus pertinentes pour une retraite à budget maîtrisé.
Pour comparer les deux principales métropoles, consultez Rome vs Milan.
Acheter ou louer pour sa retraite en Italie ?
Une période de location avant l’achat peut être particulièrement utile.
Elle permet de découvrir la ville hors saison touristique, de mesurer les distances vers les établissements de santé, de tester le climat et d’évaluer la dépendance à la voiture.
Si l’achat devient ensuite pertinent, plusieurs points doivent être contrôlés : conformité urbanistique, situation cadastrale, fiscalité de l’acquisition, coûts de copropriété, travaux et transmission future.
Pour la procédure d’achat, consultez Acheter en Italie sans être résident.
Pour identifier les secteurs moins chers, notre dossier Acheter dans le Sud de l’Italie complète cette analyse.
Les maisons proposées dans certains programmes communaux pour un prix symbolique sont également à traiter avec prudence : acheter une maison à 1 € en Italie implique généralement travaux, garanties et délais.
Enfin, un projet patrimonial doit intégrer la fiscalité à la sortie. Consultez nos dossiers sur la plus-value immobilière en Italie et la fiscalité successorale en Italie.
Pour l’investissement locatif proprement dit, consultez Investir dans l’immobilier en Italie.
Compte bancaire, langue et certificat de vie : les détails à anticiper
Le compte bancaire
Un compte bancaire italien n’est pas nécessairement indispensable immédiatement pour un citoyen européen disposant déjà d’un compte SEPA.
Il peut cependant simplifier certaines opérations locales, notamment les prélèvements, paiements de services et relations avec certains prestataires.
La langue
Dans les grandes villes touristiques, il est possible de se débrouiller ponctuellement en anglais ou en français.
Pour une installation durable, connaître l’italien facilite considérablement les consultations médicales, relations administratives, contrats, travaux et échanges avec les voisins.
Ce point devient encore plus important dans les petites communes susceptibles d’être choisies pour le régime fiscal à 7 %.
Le certificat de vie
Un retraité qui réside à l’étranger et perçoit une pension française doit répondre aux demandes de justificatif d’existence adressées par ses caisses.
Le CLEISS rappelle que l’absence de transmission du certificat de vie peut entraîner l’interruption du versement.
Depuis 2024, une procédure de reconnaissance biométrique est également proposée à certains retraités via l’application « Mon certificat de vie ».
Source : CLEISS — certificats de vie.
Italie, France, Roumanie, Bulgarie ou Maurice : quel modèle de retraite ?
L’Italie occupe une position particulière dans notre comparaison.
Elle conserve les avantages structurels de l’Union européenne et de l’euro, tout en offrant dans le Sud des niveaux immobiliers beaucoup plus accessibles que ceux de certaines grandes villes françaises ou italiennes du Nord.
Mais sa fiscalité des pensions françaises est plus complexe que celle de destinations où la convention attribue clairement l’imposition à un seul État.
France
Continuité administrative et sanitaire maximale, mais budget logement souvent supérieur dans les zones tendues. Voir la retraite en France en 2026.
Roumanie
Coût de la vie faible et coordination européenne de santé, avec utilisation du leu. Voir la retraite en Roumanie en 2026.
Bulgarie
Coût relativement faible, appartenance à l’UE et adoption de l’euro depuis 2026. Voir la retraite en Bulgarie en 2026.
Maurice
Cadre tropical et permis retraité spécifique, mais santé hors coordination européenne et risque de change EUR/MUR. Voir la retraite à Maurice en 2026.
Pour confronter directement deux destinations méditerranéennes, consultez notre comparatif Retraite Italie vs Portugal.
Vous pouvez également comparer France vs Portugal pour la retraite.
Le dossier Meilleurs pays pour prendre sa retraite en 2026 rassemble les principales destinations selon une grille commune.
Mini-FAQ sur la retraite en Italie en 2026
Un Français a-t-il besoin d’un visa pour prendre sa retraite en Italie ?
Non. Un Français est citoyen de l’Union européenne. Il peut s’installer en Italie sans visa. Au-delà de trois mois, des formalités d’enregistrement de résidence peuvent néanmoins être exigées.
Quel budget mensuel prévoir pour vivre sa retraite en Italie ?
Pour une personne seule, environ 1 500 à 2 000 € peuvent suffire dans plusieurs villes du Sud ou villes moyennes avec un logement maîtrisé. Pour un couple, environ 2 300 à 3 000 € offrent une marge plus importante. Rome, Milan ou les zones touristiques peuvent nécessiter davantage.
Une pension française est-elle imposée en Italie ?
Cela dépend de sa nature. Certaines pensions privées sont en principe imposables dans l’État de résidence. Les pensions françaises relevant de la sécurité sociale font l’objet d’une imposition partagée entre la France et l’Italie avec mécanisme de crédit d’impôt. Les pensions publiques suivent encore d’autres règles.
L’Agirc-Arrco est-elle concernée par les règles de sécurité sociale de la convention ?
Oui. L’accord franco-italien inclut les régimes complémentaires obligatoires français, historiquement Agirc et Arrco, parmi les régimes concernés par les règles conventionnelles relatives à la sécurité sociale.
Le régime fiscal italien à 7 % existe-t-il toujours en 2026 ?
Oui. Le régime prévu par l’article 24-ter reste en vigueur. Depuis le 7 avril 2026, le plafond de population applicable aux communes visées est passé à 30 000 habitants. D’autres critères doivent également être remplis.
Le taux de 7 % signifie-t-il que je ne paierai que 7 % sur ma retraite française ?
Pas nécessairement. Le régime italien ne supprime pas les droits d’imposition attribués à la France par la convention fiscale. La nature exacte de chaque pension doit être vérifiée avant de calculer le taux effectif global.
Faut-il obligatoirement passer 183 jours en Italie pour être résident fiscal ?
La présence pendant la majorité de l’année constitue un critère important, mais depuis la réforme de la résidence fiscale italienne ce n’est pas le seul. Résidence civile, domicile et présence physique sont notamment pris en compte.
Peut-on utiliser le formulaire S1 en Italie ?
Oui lorsque les règles européennes désignent le régime français comme compétent pour la couverture maladie du retraité. Le S1 permet alors l’inscription dans le système de santé du pays de résidence selon les règles locales.
Quelles régions sont les plus intéressantes avec une pension de 1 500 à 2 000 € ?
La Sicile, la Calabre, certaines zones des Pouilles, du Molise, des Abruzzes ou de la Basilicate peuvent offrir des loyers plus accessibles. La décision doit cependant intégrer l’offre médicale, les transports et la nécessité éventuelle d’une voiture.
Conclusion : l’Italie reste attractive, mais la fiscalité doit être préparée avant le déménagement
La retraite en Italie en 2026 reste une option solide pour un Français recherchant proximité, climat, patrimoine, système de santé européen et possibilités de réduire son coût de logement en choisissant soigneusement sa région.
L’Italie ne peut toutefois plus être résumée par quelques idées simples.
Le coût du logement varie presque du simple au double entre certaines villes du Sud et les grandes métropoles. L’inflation atteignait encore 3,3 % sur un an en août 2026 et les dépenses énergétiques progressaient beaucoup plus rapidement.
La résidence fiscale ne repose plus sur une simple règle isolée de 183 jours : le droit italien examine désormais la présence, la résidence civile et le domicile pendant la majeure partie de la période d’imposition.
La fiscalité des pensions doit surtout être analysée pension par pension.
Une pension privée, une retraite française de sécurité sociale, l’Agirc-Arrco et une pension publique ne suivent pas nécessairement le même traitement.
Le dossier des pensions françaises ayant fait l’objet de redressements italiens a également évolué : l’instruction italienne du 23 juillet 2025 a permis l’annulation des pénalités concernées et le Gouvernement français indiquait début 2026 que les difficultés résiduelles de mise en œuvre étaient devenues limitées.
Enfin, le régime fiscal à 7 % reste l’un des dispositifs les plus attractifs d’Europe pour certains profils. Son champ géographique s’est élargi en avril 2026 aux communes concernées comptant jusqu’à 30 000 habitants. Mais ce dispositif ne doit jamais être interprété comme la garantie d’un taux d’imposition global limité à 7 % pour toutes les pensions françaises.
La bonne méthode consiste donc à calculer le reste à vivre après loyer, fiscalité réelle, santé, énergie, transport et retours en France, puis seulement à comparer les destinations.
Pour poursuivre cette comparaison, consultez la retraite en France, la retraite en Roumanie, la retraite en Bulgarie et la retraite à Maurice.
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S’abonner à ImmoConnexion IntelligenceSources principales
Normattiva — critères italiens de résidence fiscale des personnes physiques.
Ministère italien de l’Économie et des Finances — article 24-ter, régime fiscal à 7 % des pensionnés étrangers.
Agenzia delle Entrate — impôt substitutif applicable aux pensionnés étrangers en 2026.
Direction générale des Finances publiques — convention fiscale entre la France et l’Italie.
BOFiP — règles d’imposition franco-italiennes et pensions de sécurité sociale.
Assemblée nationale — réponse publiée le 27 janvier 2026 sur la situation des retraités français résidant en Italie.
Sénat — actualisation de la liste des pensions relevant de la sécurité sociale dans la convention franco-italienne.
Your Europe — droits de séjour des retraités citoyens de l’Union européenne.
CLEISS — formulaire S1 et coordination européenne de l’assurance maladie.
CLEISS — certificats de vie pour les retraités résidant à l’étranger.
ISTAT — inflation et prix à la consommation, août 2026.
Immobiliare.it — prix demandés à la vente et à la location en Italie, août 2026.
Avertissement
Les budgets présentés dans cet article sont des scénarios ImmoConnexion construits à partir de données publiques, de prix immobiliers demandés et d’hypothèses de dépenses. Ils ne constituent ni des budgets officiels italiens ni une garantie de niveau de vie. La fiscalité dépend de la résidence fiscale réelle, de la nature de chaque pension, de la convention franco-italienne et, le cas échéant, de l’éligibilité au régime prévu par l’article 24-ter du TUIR. Le taux de 7 % ne doit pas être interprété comme une garantie de taux fiscal global applicable à toutes les pensions françaises. Les règles fiscales, les seuils de population des communes éligibles, les prix immobiliers et les modalités administratives peuvent évoluer. Une situation comportant plusieurs pensions, une pension publique, des revenus immobiliers ou un patrimoine important mérite une vérification individualisée avant tout transfert de résidence.